COLOMBIE

Une manifestation contre les Farc, démarrée sur Facebook, réunit au moins deux millions de Colombiens

Une banderole, lundi, lors de la manif. "Chavez, enturbanné façon Piedad Cordoba, et Piedad coiffée du bérêt de Chavez. On leur prête ici une romance secrète...!" Notre Observateur à Bogota a assisté à une manifestation, ce lundi, qui a rassemblé plus de deux millions de Colombiens autour d’un même message : dire non aux Farcs. Ce mouvement, lancé sur Facebook, marquera selon lui la « mémoire collective » du pays.

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Tee-shirt de soutien à l'otage franco-colombienne Ingrid Bétancourt.

La plaza Bolivar, lieu de rencontre des manifestants, vers 14.00 lundi 4 février 2007.

Notre Observateur à Bogota a assisté à une manifestation, ce lundi, qui a rassemblé plus de deux millions de Colombiens autour d’un même message : dire non aux Farcs. Ce mouvement, lancé sur Facebook, marquera selon lui la « mémoire collective » du pays.

La manifestation de lundi restera dans la mémoire collective du pays comme le plus grand rassemblement populaire de son histoire récente. Lancée par deux internautes (Jorge Guevara et Rosa Cristina Parra) sur Facebook (ici), le mouvement a réuni 5 millions de Colombiens (2 millions selon les sources officielles) dans plus de 40 villes du pays. De nombreux Colombiens de l'étranger, de Paris à Tokyo, ont également défilé. Je reviens juste de la marche de Bogota, la plus importante du pays, et je dois dire que j'ai été impressionné par la quantité de manifestants, tous habillés (moi compris!) d'un tee-shirt blanc "Colombia soy yo" (La Colombie c'est moi) et scandant des slogans inventifs contre, en vrac: les Farc, le terrorisme, les prises d'otages, Chavez et Piedad Cordoba ; et en faveur de la liberté, la paix, un échange humanitaire et le président Uribe. Des slogans variés, mais qui démontrent dans l’ensemble un refus généralisé des Farc et des prises d'otages. Cette manifestation pourrait être considérée comme une marque de soutien au président Uribe, mais il faut noter que l'événement était peu marqué politiquement et qu’il n’a pas été gâché par des violences partisanes majeures. Seul le Polo Democratico, parti de gauche qui est sorti renforcé des élections d'octobre, avait investi la grande place Bolivar, dans le centre de Bogota, pour afficher son boycott de la manifestation, perçue comme pro-Uribe, et insister sur l'importance de l'échange humanitaire".