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Dix ans après la chute de Moubarak : "la militarisation a compromis toute commémoration"

Notre Observateur Ramy Raouf avait témoigné il y a dix ans dans notre émission. Nous l’avons recontacté pour faire le bilan avec lui.
Notre Observateur Ramy Raouf avait témoigné il y a dix ans dans notre émission. Nous l’avons recontacté pour faire le bilan avec lui. © Observers France 24
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Le 11 février 2011, l’Egypte devenait le deuxième pays arabe à changer de régime avec la démission d’Hosni Moubarak sous la pression de la rue. De cette révolution naissaient les espoirs d’une société plus libre et plus égalitaire, après des décennies de dictature. Mais le coup d’Etat d’Abdel Fatah al-Sissi en 2014 a replongé le pays dans les affres de la dictature ultra-sécuritaire.

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Dix ans après, l’espoir suscité par le printemps arabe de l’Egypte s’est évanoui. Droits de l’homme bafoués, liberté d’expression inexistante, plus de 60 000 prisonniers politiques en quelques années : le bilan est amer.

Notre Observateur, l'activiste Ramy Raouf avait témoigné il y a dix ans dans notre émission. Nous l’avons recontacté pour faire le bilan avec lui. Il raconte comment il a été inenvisageable de célébrer, en Egypte, l’anniversaire de la révolution, et comme l’Etat, en contrôlant d’une main de fer les télécommunications, bâillonne toute tentative de contestation… comme au temps de Moubarak.