Vidéo amateur pendant le tsunami à Mentawaï

Vue aérienne du Macaroni Resort après le Tsunami. Seul le bâtiment principale est resté debout. Posté sur le site de l'hôtel.
 
Cette vidéo a été tournée par un surfeur quelques minutes après que le tsunami a frappé l’archipel de Mentawaï.
 
Selon le dernier bilan officiel, au moins 408 personnes ont péri dans le tsunami, 303 sont toujours disparues et 13 000 ont perdu leur maison.
 
Une mauvaise météo a dans un premier temps empêché l’acheminement de l’aide aux sinistrés par bateau. Les communications avec cette petite île indonésienne, paradis des surfeurs, étaient par ailleurs quasi-impossibles les deux premiers jours. Très peu d’images de la catastrophe ont donc pour l’instant émergé sur Internet.
 
Cette vidéo a été tournée avec un téléphone portable par Sebastian Carvallo, un touriste qui séjournait dans le resort de surfeurs de "Macaronis", qui a été presque entièrement détruit par le tsunami. On y voit comment les 20 employés et les 17 pensionnaires s’en sont sortis en courant se réfugier à l’étage du bâtiment principal du resort.
 
 
Vidéo postée sur Facebook par  Mark Loughran.
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"Après le gigantesque tsunami de 2004, on avait décidé de construire un grand bâtiment spécialement conçu pour résister aux tsunamis"

Mark Loughran est originaire de la ville de Sister’s Beach en Australie. Il est copropriétaire et manager du Macaroni Surf Resort, un complexe hôtelier situé sur la baie la plus gravement touchée par le tsunami. Il a lancé un appel aux dons sur le site de l’hôtel afin de pouvoir reconstruire les zones sinistrées et aider à la recherche des habitants portés disparus.
 
Le problème, c’est que l’hôtel était la principale source de revenus pour beaucoup de locaux qui étaient soit directement employés par l’hôtel, soit ils vendaient des noix de coco ou de l’artisanat local aux touristes. Maintenant que l’hôtel est fermé, le village est économiquement anéanti et les habitants ne peuvent plus gagner leur vie. En plus de cela, beaucoup ont perdu des proches et tous leurs biens. Ca va être très dur de revenir à la normale.
En ce moment, j’emploie des locaux pour nettoyer la zone qui est recouverte de débris. J’espère qu’on pourra un jour reconstruire l’hôtel, même si, pour le moment, son avenir est incertain. Malheureusement, nous n’étions pas assurés contre les tsunamis, car quand on a construit le complexe en 2003, on nous a dit qu’il n’y avait pas de risques de tsunami sur la zone. Mais en 2004, après le gigantesque tsunami qui a ravagé l’Asie du Sud-Est, on a quand même décidé de construire un grand bâtiment central spécialement conçu pour résister aux raz-de-marée. Je suis vraiment soulagé que nous l’ayons fait car ça a permis de sauver la vie des gens de l’hôtel. Après la première secousse, ils se sont dit qu’elle pourrait être suivie d’un tsunami et ils sont immédiatement montés au dernier étage du bâtiment. Quelques minutes plus tard, la vague a déferlé sur le complexe, détruisant tout sur son passage, sauf ce bâtiment.
 
On essaye de faire face au jour le jour. On remercie le ciel que notre personnel et nos clients soient sains et saufs, mais le nettoyage et la reconstruction vont être un travail de titan. Des ONG locales, ainsi que la marine indonésienne, sont venues nous prêter main forte, mais pour le moment cette aide se résume à la distribution de nourriture, de matériel et de quoi fabriquer des abris d’urgence pour les réfugiés. La reconstruction va prendre énormément de temps. "
 
 

Une maison de plage détruite par le Tsunami, île de Sikakap. Postée sur Facebook par Rizal Dhailis.

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