Tirer sur des gens est inacceptable et inexcusable. Mettre le feu est devenu banal mais c’est de la folie furieuse. La gauche excuse, minimise ces actes tandis que la droite l’instrumentalise et pratique l’amalgame des jeunes de banlieue. Les mineurs et les jeunes adultes qui brûlent, caillassent, tirent sur les pompiers sont des débiles. Ils ne savent pas ce qu’ils font, ils imitent ce qu’ils voient à la télé depuis 20 ans. Les ados des pavillons ont la Star Academy, les frappés des cités veulent passer au jité. Dans les deux cas le passage à l’acte est initiatique. On devient un homme en chantant ou en étant le plus dangereux. Un conseil pour chacun d’entre eux : Arrêtez tout ! vous n’irez nulle part comme ça. Les dépouilleurs sont nés fin 80, les casseurs en 90. Maintenant cette minorité, 50 débiles dans les cités les plus difficiles, sont des meutriers potentiels. Ils brûlent des vieilles mamans handicapées arabes et des étudiantes comoriennes dans les bus. Les émeutes de 2005 l’ont montré. Des minots de 12, 15 ans commettent l’irréparable, par bêtise, imitation, volonté de faire parler du quartier dans les médias. Il faut arrêter de parler de plan marshall des banlieues quand une émeute éclate pour un contrôle de billet, un accident de la route. Ces guerillas urbaines sont criminelles. Elles ne reflètent pas les quartiers, au contraire elles les caricaturent. Dans une cité trois connards font parler d’eux, tandis que 2000 autres travaillent, vont à l’école, à l’université, et se prennent la tête pour réussir. L’énergie, les talents sont en banlieue pas à Paris. On voudrait faire croire que les petits cons qui crament les boîtes aux lettres et pissent dans les ascenseurs sont les porte paroles des quartiers défavorisés. On leur tend à chaque fois le micro alors qu’ils n’ont rien à dire et qu’ils font ça pour s’amuser, pour foutre la merde, le dawa. C’est n’importe quoi, ce sont des guignols sans diplômes, sans expériences. Par contre ils ne veulent pas être smicard et trimer dure comme le papa ou la maman. A force de tout leur céder on passe à côté de l’essentiel. Les victimes aujourd’hui ce sont les habitants obligés de vivre là-bas. Les voitures qui brûlent sont toujours les plus vieilles. Elles appartiennent à des familles modestes qui ne sont pas assurées tout risque. C’est une guerre de pauvres contre les plus pauvres. C’est malheureux. Cette génération est plus violente que la précédente c’est une génération d’autistes incapable de s’exprimer, de communiquer. Repliée sur elle-même, elle rejette tout ce qui lui est extérieur. Ce vase clos confine à l’étouffement, au suicide social. Ces trois p’tits cons cagoulés et armés sont des étincelles qui engendrent de grandes déflagrations. Je sais pas comment il faut faire pour arrêter cette violence, mais une chose me semble primordial, il faut changer les mentalités. Ce que l’on voit n’est pas supportable. Il est débile de brûler le bus que l’on prend tous les matins pour aller au collège ou au travail. Pour avoir travailler à Garges-les-Gonesses comme surveillant dans un lycée technique, j’ai appris que la violence, qu’elle soit verbale ou physique, était toujours le fruit d’une incapacité à communiquer. Un lycéen peut péter un plomb mais il se reprendra s’il est capable d’expliquer sa colère, l’injustice dont il est victime. Par contre s’il n’arrive pas à pratiquer cette médiation, il ne pourra pas se calmer. La formule consacrée est d’arriver à mettre des mots sur les maux. A côté de ce mutisme, il y a aussi un côté festif, initiatique de l’émeute. Comme ya rien à faire, on brûle une poubelle pour attirer les flics et on les caillasse histoire de rigoler. Même cette minorité qui fait n’importe quoi et que je déteste, passera à un moment donné à l’âge adulte. Ces excités, même les plus acharnés, vont se retirer progressivement de tout ça en fondant un foyer, en élevant leurs gosses et en allant travailler. Le temps de la récré sera bientôt terminé et il faudra se mettre au travail. Jeter des pierres ne dure qu’un temps. Il est temps que tout cela cesse.
Soumis par nissar (non vérifié) le ven, 22/02/2008 - 22:06.
bonjour pierre, je suis nissar.tu es de gauche,je suis de droite et pourtant tes propos me plaisent.la preuve que le bon sens peut rassembler.mais malgres
tout,la FRANCE souffre d'un mal incurable: la bétise,qui engendre la haine.je suis coach de foot pour des ados depuis + de 30ans,c'est de + en +
difficile.tout leur est du,et ils sont là pour faire du sport.Alors j'imagine dans les banlieus ceux qui ne veulent rien "branler".(j'ai le bonheur de vivre sur la cote d'azur) car le probleme est là,ils ne veulent pas ou trés peu bosser mais ils veulent un max de blé dans les fouilles. Pourront ils ces acharnés, élever leurs enfants avec un brin d'éducation? j'en doute.
Mes discussions
Je viens de relire mes propos, quelques précisions...
Soumis par Pierre Douaire le ven, 30/11/2007 - 10:28.Pierre Douaire
emeutes en banlieu.
Soumis par nissar (non vérifié) le ven, 22/02/2008 - 22:06.bonjour pierre, je suis nissar.tu es de gauche,je suis de droite et pourtant tes propos me plaisent.la preuve que le bon sens peut rassembler.mais malgres
tout,la FRANCE souffre d'un mal incurable: la bétise,qui engendre la haine.je suis coach de foot pour des ados depuis + de 30ans,c'est de + en +
difficile.tout leur est du,et ils sont là pour faire du sport.Alors j'imagine dans les banlieus ceux qui ne veulent rien "branler".(j'ai le bonheur de vivre sur la cote d'azur) car le probleme est là,ils ne veulent pas ou trés peu bosser mais ils veulent un max de blé dans les fouilles. Pourront ils ces acharnés, élever leurs enfants avec un brin d'éducation? j'en doute.
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