Les Jeux olympiques de Pékin vont incontestablement marquer l'histoire de l'olympisme. Les raisons ? D'abord, ils sont les plus chers jamais organisés, avec pas moins de 44 milliards de dollars dépensés. Ensuite, ils ont enregistré un nombre record de participants, soit 10 500 athlètes représentant 202 nations. Enfin, ils ont connu les performances les plus folles, dont celles, absolument phénoménales, du nageur américain Michael Phelps et du sprinteur jamaïcain Usain Bolt.
Phelps : 23 ans et déjà légendaire !
Si la natation française a brillé aux JO de Pékin, c'est en partie grâce à son torpilleur Alain Bernard. Le nouveau roi du 100 m nage libre a remporté à lui seul trois des six médailles que compte la France dans la discipline. Bernard aurait pu s'en vouloir d'avoir fait perdre à la France la médaille d'or dans le 4x100 m (il était le dernier relayeur alors que son équipe était en tête), mais il a su se remobiliser pour s'arracher dans la plus belle des disciplines et se rattraper de la plus belle des manières.
Quant à Laure Manaudou, elle s'est noyée dans ses histoires d'amourette, bien avant de faire naufrage dans le "Cube d'eau". Certains avaient pourtant prévenu.
Handball : irrésistibles « Experts » !
La plus belle équipe du tournoi olympique de handball a décroché la plus belle médaille, la première de ce type pour le handball français aux JO. Les "Experts", invaincus en huit matches, font maintenant partie du cercle très restreint des nations qui ont remporté les titres mondial, européen et olympique. Impériaux de bout en bout, les camarades de Bertrand Gille ont éclaboussé le tournoi de leur talent et de leur puissance. Ils ont fini intouchables jusqu'en final, où ils ont vite expédié une équipe d'Islande, juste un peu trop faible pour eux.
Tout est bien qui finit bien
L'Ethiopie aura régné sans partage sur les courses du 5 000 m et du 10 000 m, aussi bien chez les hommes que chez les femmes. Tirunesh Dibaba, 23 ans, a dominé la compétition chez les femmes sans jamais céder un pouce à ses adversaires. Elle s'affirme de plus en plus comme la reine incontestée du fond féminin. Son compatriote Kenenesa Bekele a affolé les chronos pour s'adjuger la médaille d'or sur les deux épreuves.
Mais au tableau des médailles, l'Ethiopie, avec ses 6 médailles (4 en or), est surclassée par sa rivale, le Kenya, qui a remporté 14 médailles dont en 5 en or.
Et le vainqueur est...
Sébastien Le Belzic, correspondant de France24 à Pékin, estime que les Jeux de Pékin n'auront pas profité au tourisme chinois.
Il y aura une médaille d'or, une seule, qui aura échappé à la Chine pendant ces Jeux, celle du tourisme. L'effet olympique n'était pas au rendez-vous de ces deux semaines de compétition. On attendait un demi-million de visiteurs étrangers. Ils n'étaient que 400 000. Soit autant que l'année dernière à la même époque.
"Le taux de remplissage des hôtels 5 étoiles a été de 80% environ, explique Xiong Yunei, vice-présidente de l'office du tourisme de Pékin. Mais pour les 4 étoiles il n'a été que de 60%, c'est à dire moins que pendant la période normale". Car beaucoup de touristes ont boudé la Chine. Des tarifs trop élevés, des restrictions importantes sur les visas, la crise tibétaine... Bref, une mauvaise image qui a juré avec le reste de la compétition.
Mais pour Pékin, l'enjeu était ailleurs. Il fallait donner l'image d'une capitale qui bouge. La Chine a investi pour cela plus de 30 milliards d'euros... Faisant de ces 2 semaines de compétition, les plus chères de l'olympisme. Un nouvel aéroport... 8 nouvelles lignes de métros... Des centaines d'usines fermées pour éviter la pollution et 2 millions de voitures obligées de rester au garage pour lutter contre les embouteillages. Tout cela à un coût.
La Bourse a mal réagi, perdant près de 10% ces deux dernières semaines. Mais la Chine a eu ce qu'elle voulait... Des Jeux grandioses et beaucoup de médailles. Une fois n'est pas coutume. Les contingences économiques n'auront pas fait plier les dirigeants chinois."
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