A Londres, les travaux s’amplifient, les coûts aussi

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Avec un brillant bilan sportif à Pékin, le Royaume-Uni a montré qu'il était déjà prêt pour les Jeux de Londres en 2012 : 47 médailles, dont 19 d'or, soit une de ses meilleures performances depuis 1908. Lui qui visait la 8e place pour faire mieux qu'à Athènes (10e), se hisse au final au 4e rang.

Les Britanniques ont même trouvé leur chouchou en la personne de Chris Hoy, cycliste qui a remporté trois médailles d'or. La relève semble aussi déjà prête avec le plongeur de 14 ans, Tom Daley, qui s'est illustré à Pékin.

Sur le terrain, les infrastructures pointent déjà le bout de leur nez. Londres se ravit d'être dans les temps mais ne se réjouit pas de voir les dépenses augmenter. Les 4,2 milliards d'euros annoncés s'élèvent aujourd'hui à 11,7 milliards d'euros.

"Si on a réussi, c'est avant tout parce qu'on a investi"

Nick Rostron-Pike, qui travaille à Talksport à Londres, pense que son pays a réussi dans les disciplines où il a investi de l'argent.

Que le Royaume-Uni rentre de Pékin avec tant de médailles était vraiment inattendu ! Il faut dire que les Britanniques n'ont pas beaucoup d'estime pour leurs sportifs. On est plutôt du genre pessimiste. Alors gagner 47 médailles, c'est clair qu'on est content !


Si on a réussi, c'est avant tout parce que le gouvernement a investi beaucoup d'argent dans des sports, comme le cyclisme ou la natation. Ce qui montre quand même qu'il faut investir pour réussir ! C'est sûr que c'est important de mettre les moyens dans sa délégation quand on accueille les Jeux olympiques. Tu te dois d'avoir des athlètes qui réussissent. C'est bon pour le pays en général, pour le tourisme en particulier.

Les travaux pour le nouveau stade olympique ont commencé mais il n'y a encore rien de visible. C'est étonnant car les travaux avancent, on ne voit rien sauf l'addition augmenter ! En revanche, je ne suis pas sûr que les Londoniens soient réticents à mettre le main à la poche. Je pense que ceux qui ont vu Pékin et ses Jeux, se diront que ça vaut le coup car ses Jeux étaient vraiment fantastiques !

Ce qui est sûr, c'est que Londres fera de son mieux pour faire de très beaux Jeux, mais ce ne sera pas comme Pékin. Car les Jeux de Pékin étaient représentatifs de la Chine. Nous ferons des Jeux qui nous ressemblent, qui mettent en avant notre image, nos atouts, comme notre super nourriture... Non, je rigole ! J'espère que nos Jeux rassembleront tout le monde, toutes nos traditions multiculturelles, et que personne ne sera exclu."
Portrait de Nick Rostron-Pike

Nick Rostron...

  • United Kingdom
  • Online Content Producer at Talksport

"On est stimulé quand on organise les Jeux"

Bernard Amsalem, président de la Fédération française d'athlétisme et vice-président du CNOSF, souligne l'importance d'être un pays organisateur pour stimuler les athlètes.

Le sport britannique a montré ce qu'il avait dans le ventre. Quand on est désigné ville organisatrice, on est stimulé par les Jeux olympiques. Et ça, dans tous les sports. Voilà pourquoi on a retrouvé, pendant ces Jeux, le Royaume-Uni partout, dans toutes les finales de tous les sports. C'est dommage qu'on n'ait pas eu les Jeux en 2012, ça aurait sûrement eu le même effet sur nos athlètes.


C'est pour cela que la France doit être candidate à d'autres événements, comme des championnats du monde ou d'Europe. Tous les événements sportifs nous permettront de décrocher les Jeux d'été, mais pourquoi pas avant les Jeux d'hiver ou les Jeux olympiques de la jeunesse. Cette stratégie d'organisation est nécessaire.

Les Britanniques auront du mal à faire des Jeux aussi impressionnants que ceux de Pékin. Mais il faut dire que les Chinois ont de la main-d'œuvre à foison. Personne ne peut rivaliser avec ces Jeux. En 2012, on aura des Jeux plus classiques, comme Athènes ou Sydney."
Portrait de Bernard Amsalem

Bernard Amsalem

  • France
  • Director of the French Athletitics Federation

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