Des "Experts" en or

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En or, évidemment. Ils ne méritaient pas autre chose. L'équipe de France de handball entre dans l'histoire en accédant pour la première fois à la plus haute marche du podium olympique, après le bronze des Jeux de Barcelone en 1992. La France termine en beauté ces Jeux, avec cette 40e médaille.

"Ils rejoignent le panthéon du sport"

Philippe Gardent, ancien "Barjot" de l'équipe de France et aujourd'hui entraîneur du club de Chambéry handball, n'a pas tari d'éloges sur ces nouveaux "Dieux".

Le match, on s'en fout, en fait. Le suspens a été tué rapidement.


Ce qui est important, c'est cette consécration. Pour les mecs d'abord, ils sont devenus des dieux. Cette équipe avait besoin de ça, mais le handball aussi. Décrocher une médaille d'or dans un sport collectif, c'est assez rare en France pour être souligné. Nos Bleus ont rejoint le panthéon du sport, un peu comme l'équipe de France de football. Je leur tire un grand coup de chapeau !

Je ne suis pas sûr de pouvoir dire s'il y a vraiment un meilleur joueur dans l'équipe. Ils ont tissé leur toile. Il y a eu une répartition des forces exceptionnelle. Un jour, c'était Nicola Karabatic, un jour Cédric Burdet, un autre Thierry Omeyer, puis Bertrand Gille. Mais s'il faut en choisir un, je dirai Thierry Omeyer qui a été interplanétaire !!"
Portrait de Philippe Gardent

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"Omeyer, sensationnel. Nikola Karabatic, fabuleux"

Rodolphe Azadian ne trouve pas d'autres superlatifs pour décrire cette victoire historique des Bleus.

Magnifique, énorme... Ils savaient pourquoi ils étaient venus, et maintenant, ça y est, ils l'ont fait, ils sont champions olympiques.

Thierry Omeyer a été juste sensationnel. Nikola Karabatic, fabuleux. Cédric Burdet, qui a été tenu éloigné des terrains par Claude Onesta, qui a remplacé Jérôme Fernandez, est revenu pour cette finale de la plus belle des façons. Mais les Narcisse, Giraut et les Gille méritent aussi pleinement cette victoire.

Les Islandais étaient à la peine dès la première mi-temps alors que les Français ne forçaient pas. C'était magnifique.

Portrait de Rodolphe Azadian

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"L'héritage des anciens"

Hubert Ripoll, auteur du "Mental des champions", estime que les anciens, à savoir les "Barjots" ont montré la voie aux Experts pour monter sur le podium, voire la plus haute marche.

On ne le dira jamais assez : "La victoire est dans les têtes"... Lorsqu'on sait que c'est possible, parce que les anciens ont montré la voie, surtout s'ils ont réussi, mais également lorsqu'ils ont échoué près du but. L'équipe de Coupe du monde de football d'Hidalgo de 1982 a préparé le succès de celle de Jacquet en 1998, et celle-ci a facilité l'accession de celle de Domenech pour aller en finale, en 2006.


L'équipe des "Barjots", couronnée en championnats du monde et qui a accédé au podium des Jeux de Barcelone, a assurément préparé l'accession des "Experts" à la finale de demain et ouvert la voie, tout est maintenant possible, vers la plus haute marche.

Il est certain que les échecs passés permettront aux joueurs de gérer au mieux les propos de Jackson Richardson : "Les Jeux, c'est le titre le plus important, c'est tous les quatre ans, c'est là que la concentration est la plus difficile à gérer. Alors que les championnats du monde et d'Europe, c'est tous les deux ans. Les Jeux, on a tellement envie que ça arrive, après il y a tout l'environnement, le village des athlètes, le public. Ça joue forcément sur la concentration. Les premiers JO, par exemple, on a la crainte de se disperser, on voit des stars, l'ambiance, le village. Il faut être très mûr pour ne pas se disperser. C'est là qu'il faut soutenir les jeunes, les aider à passer ce cap. Dans ces conditions, à la différence des sports individuels, le groupe joue pleinement et si on sent qu'un joueur se disperse, on le prévient. Les nouveaux, aux Jeux, on leur dit de rester vigilant, dans leur façon de s'alimenter de se préparer, de se concentrer, il faut être vigilant par rapport au handball".

Il est certain que les joueurs ne reproduiront pas l'erreur relatée par Bruno Martini lorsque je lui demandais qu'elle était sa plus grande déception de champion : " Les Jeux olympiques d'Atlanta. Il n'y avait pas d'âme dans l'équipe et le groupe qui avait été brillant les années précédentes a explosé. Les joueurs avaient des intérêts autres que sportifs. Ma pire défaite fut contre les Espagnols, pour la place de troisième."

Oui, la victoire est dans les têtes, préparée bien avant par les aînés. C'est l'héritage des anciens."

Portrait de Hubert Ripoll

Hubert Ripoll

  • France
  • Professeur d'Université (Faculté des Sciences des Sports de l'Université de la Méditerranée)

Commentaires

desole le francais vous ete

desole le francais vous ete nul aux jeux olympique, laisse le sport aux americain et le russe, biensur que les chinois s explose aussi, malheureusement Zidane ne plus la pour vous sauve au foot

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