
Szymon Kolecki s'est rasé la tête dimanche dernier, avant même de commencer la compétition. Un "symbole", commentera-t-il plus tard à l'AFP, en signe de solidarité avec les moines du Tibet. Médaillé d'argent dans la catégorie des 94 kg, il n'exprima aucun geste sur le podium.
Il a rappelé qu'il était tenu de respecter la
Charte olympique. Le texte indique qu'"aucune sorte de démonstration ou
de propagande politique, religieuse ou raciale n'est autorisée dans un
lieu, site ou autre emplacement olympique".
Son action fait écho à d'autres gestes de contestations politiques dans l'histoire des Jeux olympiques. Aux Jeux de Moscou, en 1980, le perchiste polonais Wladyslaw
Kozakiewicz, tout juste sacré champion olympique, lança un bras d'honneur aux spectateurs qui l'avaient sifflé pendant l'épreuve et aux dirigeants soviétiques. En 1968, les Jeux de Mexico avaient également été marqués par le geste de deux athlètes noirs américains, Tommie Smith et John Carlos. Sur le podium, têtes baissés, ils avaient levé leur poing ganté en signe de protestation contre la ségrégation raciale aux Etats-Unis.
A noter que le perchiste français, Romain Mesnil, a lâché quelques mots cette semaine devant le micro de France Télévisions : "Je suis amusé parce que nous sommes dans un village olympique, coupés du monde. On n'est pas à Pékin, pas en Chine, mais au "Dreamworld 2008". C'est écrit partout, même sur les plaques d'égouts du village."
Photo AFP
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Commentaires
les jo de regime, pas ceux de peuple
Soumis par georg (non vérifié) le mer, 27/08/2008 - 10:04.Je suis un 100% chinois qui se trouve a pekin.
Les JO ont cause beaucoup de degats pour nous(les chinois), les polices nous traitent comme des esclaves... parce que les autorites veulent sucer les culs des etrangers alors qu'ils ne veulent pas qu'on les rapproche!
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