Flore Coppin, qui vit en Chine depuis deux ans, raconte comment Pékin s'est préparée pour accueillir ses touristes étrangers.

Tous les conducteurs de taxis sont censés parler anglais pour pouvoir accueillir les touristes pendant les Jeux. Ils ont reçu, par le biais de leur entreprise, des cassettes audio à écouter dans leur voiture, des manuels, etc. Donc, ils doivent en théorie savoir dire bonjour, au revoir et parler quelques mots. Je me souviens avoir pris un taxi l'hiver dernier, le conducteur écoutait sa cassette et essayait de répéter les phrases devant moi...
Dans l'hôtellerie, c'est un peu différent. Les réceptionnistes des hôtels internationaux savent déjà parler anglais. Mais des formations en anglais ont été dispensées aux femmes de chambre.
La municipalité de Pékin a lancé un important mouvement d'apprentissage de l'anglais pour tous ceux qui travaillent dans le tourisme et aussi pour les volontaires des comités de quartier, ces membres du Parti communiste chinois (PCC) qui sont déployés dans toute la ville pour aider les touristes. Les cours étaient donnés par des bénévoles, des professeurs d'anglais à la retraite par exemple, mais pas par des anglophones natifs. De toute façon, si tu es un touriste perdu à Pékin, tu dois facilement pouvoir te faire aider vu le nombre de volontaires.
Le Bocog (Comité d'organisation des Jeux olympiques de Pékin) a aidé certains restaurants
à traduire leur carte de menu en anglais. Cela ne concerne pas les petites cantines mais les restaurants dit touristiques. Il a aussi sorti des guides pour les touristes dans différentes langues, dont le français. On y trouve beaucoup d'informations sur les sites olympiques notamment.
Pékin est vraiment une ville internationale. Il faut souligner les efforts qui ont été faits pour que la ville soit plus accessible aux touristes étrangers. Les indications dans les métros sont aussi an anglais maintenant, les panneaux sur la route ont eux été retraduits, car ils existaient déjà en anglais mais il y avait beaucoup de fautes. [La ville a institué des écriteaux en anglais à la fin des années 1980, en vue des Jeux d'Asie de 1990.] Pékin est en avance sur Paris à ce niveau.
Je pense que la Chine a une réelle volonté d'ouverture car elle ne se serait pas préparée tant d'années pour quinze jours de Jeux."
"Le tourisme en Chine" posté par FRANCE 24 sur YouTube
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