Pékin, c'est 16 millions d'habitants. Et en ces temps de Jeux olympiques, la capitale chinoise compte aussi 450 000 étrangers. Alors Pékin, c'est aussi 100 000 policiers, 120 000 vigiles, et 3 000 agents de sécurité dans le métro pour assurer protection et sécurité autour des sites touristiques. Sans oublier les comités de quartier.
Et pourtant, les Jeux ont été endeuillés samedi par le meurtre d'un touriste américain, parent d'un entraîneur de l'équipe de volley. L'homme a été poignardé près du site historique de la Tour du Tambour. Sa femme a été grièvement blessée. L'agresseur, un Chinois de 47 ans, s'est suicidé juste après, en se jetant de la Tour.
Entre hyper-sécurité et population évacuée, le gouvernement chinois a transformé la physionomie de Pékin. Regards sur le nouveau visage de Pékin.
Samedi après-midi, dans le quartier de Nanluoguxiang et de Houhai. Les deux quartiers historiques et touristiques étaient étonnament calmes pour le deuxième jour des Jeux. Il y avait surtout tres peu d'étrangers. Ils sont habituellement frequentés par les Pékinois en balade et les touristes. De même, dans la ville règnait aujourd'hui une ambiance étrange : la majorité des rues était complètement vide !
Christophe Rovan, propriétaire de quatre restaurants, commente le nouveau visage de la ville.
Les rues paraissent un peu vides. La moitié de la population s'est fait virer. Le reste de la popualtion a été priée de rester chez eux. Et puis, la plupart des voitures n'ont pas le droit de circuler, car le système de circulation alternée instauré avec les Jeux n'a pas suffi.
C'est sûr que l'ambiance est un peu particulière pour ceux qui connaissent la ville. C'est un peu comme Paris en plein mois d'août. Ce n'est, en tous cas, plus la ville surpeuplée qu'on a l'habitude de voir."
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