Des plaques commémoratives pour flatter les dirigeants chinois

 
En Chine, des plaques commémoratives se multiplient. Elles pourraient entretenir le souvenir d'évènements historiques : une bataille décisive de l’armée chinoise, ou encore l’assassinat d’un homme politique. Pas du tout. En Chine, nombre de ces pierres gravées immortalisent les actions, parfois très anecdotiques, de dirigeants chinois.
 
Au cas où les étudiants de cette cantine n’avaient pas compris l’importance de cette table, une plaque leur explique que le Premier ministre Wen Jiabao s’est assis exactement à cet endroit pendant sa visite de l’université de Jiaotang, lors de son passage dans la ville de Xian.
 
 
Et ces inscriptions sont bien souvent rédigées avec force détails, comme celle-ci qui indique : "à 18h53, 5 juin 2009, le Premier ministre Wen Jiabao est venu dîner à la cantine Kangqiaoyuan avec les étudiants. Il était assis ici."
 
D’après le site Chinasmack, qui a rassemblé ces photos, ces monuments honorifiques sont installés par des "fonctionnaires locaux opportunistes” dans le but de marquer des points auprès des dirigeants du pays.

 Sur celui-ci, on peut lire “Camarade [président] Hu Jintao s'est un jour trouvé ici.”
 
Le site a rassemblé plusieurs commentaires d’internautes moqueurs : "pourquoi ce monument ressemble à une pierre tombale ? Ces cires-pompes doivent avoir un QI très faible.” Tandis qu'un autre internaute s’interroge : “Est-ce que des monuments indiquent l’endroit, où nos dirigeants ont uriné ?"
 
Ci-dessous, le petit-fils de Mao Zedong, est agenouillé à côté d’un monument érigé à l’endroit, où son aieul, le père fondateur du communisme chinois, s’est caché un jour où il se trouvait en danger.
 
On peut lire “La cachette du camarade Mao Zedong”.
 
Sur les deux monuments suivants, le texte a même été traduit en anglais pour que rien n’échappe aux visiteurs étrangers. Il est écrit : "c’est ici que le président Jiang Zemin a pris une photo pendant sa visite à Bamboo Sea dans le sud du Sichuan le 17 avril 1993."
 
 
 
Article écrit par Andrew Hilliar (@andyhilliar), journaliste à France 24.
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Commentaires

Pas mal l'écran de fumée pour

Pas mal l'écran de fumée pour éviter de parler de l'affaire Minute/Taubira, on tape sur les Chinois et c'est bon.



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