Offensive des FARDC au Nord-Kivu : "les soldats portés en triomphe"

À l'arrivée des FARDC à Rutshuru, le 27 octobre. Capture d'écran d'une vidéo tournée par James Kisubi.
 
La vie reprend peu à peu son cours dans les localités libérées du Nord-Kivu, une semaine après le début de l’offensive de l’armée régulière congolaise contre les rebelles du M23. Notre Observateur à Rutshuru témoigne de son soulagement.
 
Depuis le 25 octobre et la reprise des combats entre les FARDC et le M23, après deux mois de trêve, l’armée congolaise a avancé parfois sans rencontrer de résistance. Appuyée par la Monusco, la mission des Nations unies en RDC, elle a repris, une à une, les localités occupées pour certaines depuis plus d’un an par le Mouvement rebelle du 23 mars.
 
Rutshuru, Kibumba, Bonagana… Les mêmes scènes de liesse se répètent dans les communes libérées de l’est de la RDC. Ce sont plusieurs centaines de personnes amassées au pied des blindés, qui crient leur joie en agitant des branchages, et des habitants qui forment des haies d’honneur sur le passage de leurs libérateurs, en jetant des pagnes sous leurs pieds.
 
Capture d'écran d'une vidéo tournée par James Kisubi.
 
Contributeurs

"La ville revit, les gens qui ont fui reviennent petit à petit"

Kakule est technicien dans une radio locale de Rutshuru. 
 
Dimanche matin, vers 10 heures, le M23 a quitté Rutshuru sans opposer de résistance, pour se replier dans les montagnes. Les habitants ont accueilli les soldats des FARDC en chantant, en jetant des pagnes sous leurs pieds. Ils les ont portés en triomphe.
 
Capture d'écran d'une vidéo tournée par James Kisubi.

Tout le monde était très joyeux, parce que l’occupation du M23 a été vraiment mal vécue, au point que beaucoup ont préféré quitter la ville. Un couvre-feu avait été instauré vers 17h-18h. Les rebelles venaient dans les maisons pour les piller. Il y a eu des cas de viols et de meurtres aussi. Les jeunes garçons étaient enrôlés pour subir une formation militaire. Les hommes étaient réquisitionnés pour construire des maisons. Les hommes du M23 passaient un appel à la radio pour leur demander de se présenter au camp militaire et ils faisaient ensuite le tour des habitations pour vérifier que tout le monde avait bien répondu présent.
 
Aujourd’hui, la ville commence à revivre. Les gens qui ont fui reviennent petit à petit. On est sous la protection de l’armée et de la police, qui s’est remise au travail. Les boutiques ont rouvert, et les travaux des champs ont repris. L’école doit rouvrir lundi. Même les camions recommencent à passer la nuit ici. Avant, lorsque le M23 était là, ils contournaient la ville sans s’arrêter. 
Devant l’avancée de l’armée, de nombreux éléments rebelles ont préféré déserter, abandonnant au passage armes et munitions. Certains, plaidant avoir été embrigadés de force, tentent désormais de s’enrôler dans les FARDC. D’autres ont quitté le pays, en traversant la frontière avec l’Ouganda. Mais l’essentiel de la hiérarchie militaire du M23 continuerait à occuper des positions sur les hauteurs de Bunagana, où ses hommes disposent toujours d’importants stocks d’armes.
 
En pleine débandade militaire, le M23 poursuit en parallèle ses pourparlers avec le gouvernement congolais à Kampala, en Ouganda. Depuis décembre, gouvernement et rebelles tentent de négocier un accord de paix sous l’égide de la communauté internationale.
 
Article écrit avec la collaboration de François-Damien Bourgery (@FDBourgery), journaliste à FRANCE 24.

Commentaires

Quelle est le sens de ces négociations?

A quoi bon négocier la paix avec des forces qui ont passé leur temps a violer et piller les populations locale?
En France par exemple, le gouvernement négocie-t-il avec les séparatistes basques ou Corses? Evidemment que non. ces
négociations en Ouganda ne sont qu'une mascarade de plus qui va conduire à l'enrôlement de plusieurs
éléments du M23 dans l'armée régulière (FARDC) conduisant ainsi à l'affaiblissement de cette jeune armée.
Je déplore cela d'avance. L'armée doit continuer ces offensives et mettre à terre ce mouvement. Le sort qui doit
être celui des membres cadres du M23 et certains officiers et la condamnation pénale pour les crimes perpétrés
durant l'occupation des territoires congolais. cette justice doit être rendu par les congolais et non imposée de
l'extérieure.

Votre commentaire

Bonjour, pourquoi ne pas vous inscrire sur le site afin que l'on puisse vous contacter à l'avenir. Bonne journée.

afrique oui tu peux!

voila que tu parles bien ,sa ne sert plus a rien de negocier

éffectivement,

mon frère,vous avez tout à fait raison et il est temps que les congolais prennent leurs dispositions car nous avons trop laisser le temps aux envahisseurs mais ces violeurs ne connaissent pas la démocratie et sur base de quoi?allons-nous négocier la paix,qu'ils ne sachent même pas les valeurs humains.
il est temps qu'on leur poursuive jusque dans leurs tombes,un point,c'est tout.



Fermer