Faux policier, le nouveau job étudiant en Chine

Important dispositif sécuritaire lors d'une démolition forcée à Guiyang, le 12 octobre. Photo postée sur les réseaux sociaux.
 
Le 12 octobre, une vaste opération de démolition forcée a été menée à Guiyang, dans le sud de la Chine. Comme à chaque fois, les forces de l’ordre ont été déployées en nombre. Mais saurez-vous distinguer les vrais policiers des étudiants déguisés ?
 
Au total, un peu plus de 2500 éléments ont participé à la sécurisation de l'opération de démolition de 52 bâtiments illégaux. Parmi les policiers, il y avait 837 étudiants, ont reconnu les autorités de Guanshanhu, quartier du centre de Guiyang. Les étudiants auraient été recrutés dans des universités de la zone par une compagnie privée chargée d’assurer la sécurité de l’opération.
 
Selon le quotidien "Beijing News", le recrutement d’étudiants dans le cadre de ces démolitions forcées est une pratique courante à Guiyang. Certains jeunes affirment avoir déjà participé six fois à ce genre d’interventions. Leur participation est rémunéré ,et même plus que leurs habituels petits boulots. Pour six heures de travail, ils empochent au minimum 80 yuans [10 euros], tandis qu’une journée de neuf heures à distribuer des prospectus leur rapporterait une soixantaine de yuans [7 euros].
 
Un participant a affirmé que des uniformes de chengguan, d’agent de sécurité mais aussi de forces spéciales ont été distribués aux étudiants le matin de l’intervention.
 
Et cette rémunération est d’autant plus intéressante que leur travail consiste exclusivement à se tenir en uniforme sur les lieux de la démolition. Les étudiants affirment qu’ils ne bénéficient d’aucune formation avant cette journée, et sont d’ailleurs sommés de ne pas intervenir en cas de violences. Leur présence serait donc principalement destinée à dissuader les habitants évacués de se révolter.
 
Opération de démolition le 12 octobre à Guiyang.
 
À l’origine de cette étonnante stratégie, on trouve une compagnie privée, payée par le gouvernement local pour sécuriser les opérations de démolition. Via des intermédiaires, dont des étudiants payés à la commission, l'entreprise rabat ces policiers d’un jour, principalement sur les réseaux sociaux.
 
Les étudiants affirment avoir été affrétés en groupe et par bus sur les lieux.
 
Si les étudiants de la ville semblent apprécier cette source de revenus faciles, la pratique a été condamnée par nombre d’internautes. L’un d’entre eux explique qu’il ne s’agit ni plus ni moins que d’usurpations de fonction. Un délit avec lequel les autorités ne badine pas en général. Pour avoir posté sur Internet une photo d’elle habillée en policière, en 2012, un mannequin chinois avait écopé de neuf mois de prison avec sursis. Mais à Guiyang, les autorités ne semblent pas pressées de prendre des mesures de rétorsion contre leur partenaire privé.
 
Depuis que la Chine est entrée dans une phase de boom économique, entre 50 et 60 millions de citoyens chinois ont été évacués de force de leur logement. Les propriétaires reçoivent parfois leur avis d’expulsion quelques jours avant de se voir jeter hors de leurs maisons, et les compensations proposées, quand elles existent, sont bien au-dessous des prix du marché.
 
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Commentaires

De plus en plus merveilleux

De plus en plus merveilleux le communisme à la chinoise! nos ex maoîstes de 1968 doivent commencer à avoir des doutes sur la validité du concept!

Toujours cacher tout .Mais

Toujours cacher tout .Mais pourquoi pour pourrir la vie donc la terre. Comme les russes aux gouvernements å comme chez nous. Vive le Mouvement des gens Des Poulets on a marre de se faire plusieurs fois par jour plumer signes de FFF BRIN D'acier inoxydable bises aux nouveaux Poussins et c'est tout bon poiles aux mentons



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