Une Irlandaise tente de mettre l'Iran au surf

Easkey Britton sur une place de Chabahar en Iran. Un homme a proposé de lui porter sa planche. 

Aux plages californiennes et australiennes, Easkey Britton a préféré un "spot" beaucoup moins connu des amateurs de surf : les côtes iraniennes. L’occasion pour elle de faire découvrir sa passion aux Iraniens et aux Iraniennes.
 
La jeune irlandaise s’est rendue pour la première fois en Iran il y a trois ans afin de repérer les endroits où il lui serait possible de surfer. Un véritable défi dans un pays où il n’existe aucun club de surf, ni même de plage dédiée à ce sport. Et c’est à Chabahar, dans la province du Sistan et Baloutchistan qu’Easkey Britton a choisi d’emmener sa planche début septembre. Habillée d’une combinaison de plongée intégrale et la tête couverte d’un hijab, elle a été filmée par une amie, qui prévoit de faire un documentaire sur son aventure.
 
Easkey Britton pose avec une famille iranienne.
 
L’Irlandaise a apporté plusieurs planches afin de pouvoir donner des cours sur place.

Britton en Iran en 2010.
Contributeurs

"Les gens étaient vraiment très curieux de mon activité"

Easkey Britton, 27 ans, a gagné plusieurs compétitions nationales et internationales.
 
Je voulais découvrir de nouveaux endroits dans le monde et pour connaître un endroit, j’ai besoin d’y surfer. J’ai pratiqué pendant des années, des côtes est de l’Afrique à Cuba mais l’Iran, c’était une expérience très différente.
 
Démonstration de surf devant des habitants.

 
Quand j’ai visité pour la première fois la province du Sistan et Baloutchistan, j’ai compris que personne n’y avait jamais surfé. Après quelques recherches, j’ai conclu que le meilleur moment serait entre juillet et septembre. Je suis donc arrivé au début du mois.
 
J’ai dû porter le voile islamique, ce qui n’est pas très confortable mais l’expérience a été très positive. Tous les jours, des gens venaient discuter avec moi. Cette zone est isolée et pauvre, il y a très peu de touristes. C’est totalement différent de Téhéran. La culture y est beaucoup plus traditionnelle. Mais les gens étaient vraiment très curieux de mon activité. Je leur ai parlé des bases : comment se tenir debout sur la planche, comment ramer.
 
Mais ce n’était qu’un début. J’espère pouvoir y retourner pour participer au développement de ce sport dans la région en partageant avec les locaux mes connaissances sur la mer et le surf.
 

Britton explique le surf à des enfants.
 
Une équipe de tournage filme Easkey Britton en Iran.


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