Il y a trois ans, les autorités ont décidé de réhabiliter cette rue, surnommée jusque-là la "rue qui pue", où il n’y avait aucun commerce et aucune vie. Une société chinoise privée, appelée ici un "management", s’est vue attribuer la gestion de 70 enseignes dans la rue et la délivrance des concessions. J’ai été le premier à m’implanter, avec une boulangerie, ça a marché et d’autres bars ont suivi. Cette rue est désormais très vivante et est devenue l'un des repères des expatriés, notamment français, britanniques, américains et australiens.
Les vendredi et samedi soir, il peut y avoir jusqu’à 1 500 personnes dans la rue, qui discutent, boivent et fument. Ça fait forcément du bruit, auquel il faut ajouter celui des voitures, qui ont du mal à circuler du fait du monde, ce qui entraîne bouchons et klaxons. Les habitants protestent en jetant de l’eau voire carrément des bouteilles en verre, car cette rue est habitée par des retraités mais aussi des chômeurs dont beaucoup sont alcooliques. On assiste donc à des disputes entre gens soûls, d’un côté les chômeurs, de l’autre les expatriés. Ils s’insultent mutuellement, et cela favorise le racisme. Je comprends les Chinois : si j’habitais à Paris au-dessus d’un bar dans lequel des dizaines de Chinois se retrouvent pour faire la fête tous les soirs, je deviendrais fou…
J’ai appliqué la consigne du "management" et je ferme mes bars désormais à 22 heures, mais très peu d’autres bars le font, et les contrôles sont insuffisants. La température est retombée ces derniers jours, et la rue est devenue moins bruyante, mais d’ici deux semaines ça sera à nouveau le printemps et ça recommencera.
Pour ma part, j’ai appliqué une solution simple : j’ai acheté la paix sociale avec un de mes voisins en lui donnant 150 euros par mois. Depuis, il ne proteste plus. J’ai également relogé des personnes qui vivaient au-dessus de mes enseignes. Je leur ai trouvé un nouvel appartement et je leur ai racheté le leur où j’ai installé mes bureaux. Les autorités auraient dû réfléchir dans ce sens avant de transformer la rue : il aurait fallu reloger les habitants et réhabiliter les immeubles pour en faire des hôtels ou des lofts, qui auraient été loués par des personnes sachant à quoi s’attendre.
Commentaires
Shangaï,ce n'est pas Tokyo...
Submitted by stoppeur on ven, 22/03/2013 - 13:43.Au Japon,ce genre de "foire" n'existe pas:ou bien parce que la police intervient;ou bien ça ne fait pas l'affai
re des yakusa...(la mafia)
La photo en dessous de la
Submitted by Catwalk (non vérifié) on ven, 22/03/2013 - 03:58.La photo en dessous de la video correspond au café des stagiaires sur Wuding Rd...Pas celui de Yongkang Rd.
Que ce soit ici ou là,dans cette rue-là...
Submitted by stoppeur on ven, 22/03/2013 - 13:51.On est toujours bien en Chine...A Saïgon,du temps de l'occupation française,c'étaient les Chinois qui avaient
les plus beaux "estaminets"...
Effectivement, c'est une
Submitted by Team Observers on ven, 22/03/2013 - 10:59.Effectivement, c'est une erreur de notre part. Merci à vous de nous la signaler. Nous avons supprimé la photo en question.
Manque de professionalisme de F24
Submitted by Kadla (non vérifié) on ven, 22/03/2013 - 09:53.Comme le dis Catwalk, la photo est celle du nouveau Café des Stagiaires... Un peu de sérieux quand on fais le travail.
Il suffit également de comparer l'aspect extérieur sur la vidéo et sur la photo pour s'n rendre compte...