Images et témoignage exclusifs de Bourem, dernière ville malienne reprise aux djihadistes

Photos : Souleima Maiga et Abdul Malik  Maiga. 
 
Notre Observateur nous décrit les images scènes de joie dans cette ville du nord du Mali après l’arrivée de l’armée malienne et ses alliés. Il explique que les militaires leur ont demandé de les aider à identifier les terroristes qui se cachent toujours dans la ville.
 
Les soldats des armées malienne, français et nigérienne sont arrivés samedi à Bourem en provenance de Gao, située à 80 kilomètres au sud.
 
Scène de joie après l'arrivée des militaires à Bourem. Photos : Souleima Maiga et Abdul Malik Maiga.
 
"L'armée contrôle totalement Bourem depuis samedi, (...) on ne peut pas dire qu'il y a eu véritablement combat, je dirais plutôt qu'il y a eu des résistances", a"déclaré à Reuters un officier de la Misma, la force ouest-africaine déployée dans le
pays. "Bourem est le bastion des islamistes, tous les problèmes actuels de Gao proviennent de Bourem", a-t-il ajouté.
 
A Gao, les islamistes avaient fui sans combattre le 26 janvier. Mais le 9 février, ils avaient mené une attaque contre l’armée malienne et française en plein cœur de la ville. Les jours précédents, ils avaient réussi à s'infiltrer dans la ville et y commettre deux attentats-suicides, les premiers de l'histoire du Mali. 
 
Des journalistes étrangers en train d'interviewer le maire de Bourem. Photos : Souleima Maiga et Abdul Malik Maiga.
 
L'armée française a lancé son intervention au Mali le 11 janvier. Les 4 000 militaires français de l'opération Serval sont appuyés par quelque 4 300 soldats africains. Les trois principales villes du nord du Mali, Gao, Tombouctou et Kidal, ont été reprises par les armées française et malienne fin janvier.
Contributeurs

"Nous avons été surpris par l’arrivée de l’armée"

Baba Alassane travaille comme gardien au siège local de l'ORTM (télévsion malienne) à  Bourem.
 
 
Les habitants de Bourem ont poussé un grand ouf de soulagement. Les gens sont descendus nombreux dans les rues et brandi des drapeaux maliens et français pour fêter la libération de la ville. Il y a avait beaucoup de femmes et d’enfants.
 
J’ai vu des gens pleurer à chaudes larmes tellement ils étaient contents et soulagés. La population a vécu longtemps dans l’angoisse et commençait à désespérer. Nous étions coupés du monde pendant neuf mois et personne ne savait ici que les militaires allaient venir nous libérer. C’était une surprise.
 
Photos : Souleima Maiga et Abdul Malik Maiga.

Une belle surprise. Depuis le 21 janvier, les djihadistes avaient fui la ville et s’étaient repliés dans les villages environnants [Maza, Chabaria, Bamba, Téméra, Hawa, selon une autre de nos Observateurs, Abdul Malik Maïga] car l’armée française a bombardé un bâtiment qui leur servait de refuge à la sortie de Bourem. Toutefois, de temps en temps ils revenaient dans la ville pour s’approvisionner en nourriture. Personne ne pouvait entrer ou sortir de Bourem, les terroristes avaient même installé des mines sur la route menant vers Gao.
 
"L’armée nous a demandé de l’aider à identifier les terroristes"
 
Même si la ville est aujourd’hui libérée, nous devons rester vigilants car les terroristes n’ont pas hésité à attaquer Gao il y a quelques jours et ce malgré la présence des militaires. L’armée malienne nous a d’ailleurs demandé de l’aider à identifier les terroristes qui essaieraient de se mélanger à la population. Nous allons bien sûr les aider, mais nous devons faire attention à ne pas commettre d’amalgames comme cela a pu être le cas ailleurs [des exactions ont été commises sur les populations arabes et touarègues dans plusieurs villes libérés du nord de Mali, ndlr]. Je ne pense pas que les djihadistes, s’ils venaient à s’aventurer dans les rue de Bourem, seront difficiles à identifier car ils ont vécu neuf mois avec nous.
 
Des journalistes étrangers en train d'interviewer les habitants de Bourem. Photos : Souleima Maiga et Abdul Malik Maiga.

Aujourd’hui, je vais assister avec un groupe de citoyens à une réunion avec des officiers de l’armée qui vont nous donner des instructions pour les aider à repérer les djihadistes et nous donner des conseils de sécurité. Les discussions vont également porter sur la gestion de la ville, car nous devons réactiver l’administration et rouvrir les écoles.
 
 

Commentaires

Preuve anti propagande mnla

C'est tout simplement la preuve que ces populations ne se reconnaissent dans aucun mouvement qui revendique une chimérique indépendance ou autonomie en leur nom.

Nulle part dans ces villes reconquises vous n'entendrez les populations scander le non du mnla.

Que les propagandistes se rendent a l’évidence. Le mensonge peut prendre des années lumière d'avance sur la vérités, il finit toujours par se faire rattraper par celle-ci.

Nous autre maliens, nous ne connaissons pas la discrimination.

Grace aux soldats Français

Grace aux soldats Français

Heu non petite correction:

Heu non petite correction: C'est grâce au matériel français



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