Attention aux fausses vidéos d’exactions dans le Nord-Mali

Des hommes en uniforme amènent une couverture floquée de la mention FRSC pour couvrir un corps  (capture d'écran).
 
Une vidéo qui montrerait le corps sans vie d’un homme soupçonné d’être lié aux djihadistes du Nord-Mali nous a été envoyée ce matin par plusieurs Maliens. Selon les expéditeurs de ces images, il s’agirait du cadavre d'un bourreau de la police islamique de Gao, victime de vengeance. Après vérification, il s'est avéré que ce n'était pas le cas : cette vidéo a été tournée au Nigeria.
 
Depuis le début de l'intervention des forces armées française et malienne au Nord-Mali, les personnes soupçonnées d’avoir collaboré avec Aqmi, le Mujao ou Ansar Dine, et plus largement des personnes d’origine touareg ou arabe, ont pu être la cible des habitants des villes libérées ou de certains soldats de l’armée malienne. Plusieurs ONG et médias ont ainsi rapporté des exactions, notamment à Sévaré ou à Mopti. À Gao, des magasins tenus par des commerçants arabes ont été pillés samedi après la reprise de la ville par les forces coalisées. Par ailleurs, l’armée malienne a dû intervenir mardi pour faire évacuer des hommes soupçonnés d'appartenir au Mujao en passe de se faire lyncher par les habitants.
 
Dans ce contexte, de multiples vidéos témoignant de ces débordements circulent. Elles doivent être visionnées avec prudence, car certaines images s’avèrent en réalité totalement détachées de l’actualité malienne.
 
Capture d'écran de la vidéo. On y voit un homme agonisant.
 
C’est le cas de cette vidéo. Une des personnes qui nous l’a envoyée affirme qu’elle a été donnée à un de ces amis par un militaire malien selon qui le corps serait celui d'un des chefs de la police islamique de Gao, nommé par le Mujao. La source affirme que cet homme était en charge de l’amputation des voleurs au nom de la charia. L’homme aurait donc été victime d’un violent lynchage.
 
Caputre d'écran de la vidéo. Des hommes en uniforme amènent une couverture floquée de la mention FRSC pour couvrir le corps.
 
Or, sur les images, dont nous avons choisi de ne diffuser que des captures d’écran, des hommes en uniforme interviennent pour placer le cadavre sur une couverture bleue, floquée de la mention "FRSC". Une rapide recherche sur Google montre que ce logo signifie "Federal Road Safety Corps", le nom d’une brigade en charge des accidents de la route au Nigeria. Sur leur site, on constate également que l’uniforme des hommes dans la vidéo est bien celui des agents de la FRSC.
 
Capture d'écran du site du Federal Road Safety Corps au Nigéria.
 
Le Nigeria doit commencer sous peu à envoyer des soldats de son armée au Mali, mais certainement pas ses agents de sécurité routière. La vidéo n’a donc pas pu être tournée au Mali et ressemble davantage à un terrible accident de la route.
 
Contributeurs

Commentaires

laHTh ztf vWVX

Check This Out tramadol dosage forms - generic brand tramadol

NORD DU MALI

..............Où étiez vous depuis presque un an? Les populations surtout noires du NORD DU mali ont tout connu de la part des rebelles TOURAGES et leurs alliés ( toutes sortes d'humiliation, des viols, des lapidations, ders amputations, des tortures de tout genre). Je précise bien que ce n'est pas tous les TOUAREGS qui sont pointé du doigt et vous, vous faite de l'amalgame en faisant croire aux gens que les soldats maliens ou les maliens sont contre les personnes de peau claire au nord de notre pays. Le MNLA et ses alliés ont commis des crimes racistes sur les peaux noires et c'est maintenant que vous criez au racisme ou chance à la peau blanche au nord du MALI. Vous avez bien vu des caisses de munitions dans certaines boutiques tenues par des ARABES ou TOUAREGS à TOMBOUCTOU et vous ne parlez pas de cela. Ça montre bien que vous avez choisi votre camp au détriment de la mission première d'un journaliste et de son code d’éthique. Un vrai journaliste doit être neutre ce qui n'est pas votre cas. Le MNLA n'existe que grâce à vous. Vive le MALI!

images d'aguelhoc, montages aussi

Faite aussi une enquete sur les soit disant images d'aguelhoc de janvier 2012, c'est du même accabis !

Non, un journaliste ne doit

Non, un journaliste ne doit pas être neutre.
Il ne peut être neutre.
Dès qu'on parle, on choisit un camp.
Commenter l'information, c'est choisir son camp.
Si vous voulez de la neutralité, lisez les dépêches AFP, Reuters et cie.



Fermer