L’été dernier, le Nigeria a connu les pires inondations depuis 50 ans. Quatre mois après, les petits paysans de l’État de Kogi, la zone la plus sinistrée située au centre du pays, peinent à retrouver une vie normale après la destruction de leurs récoltes. Sur place, notre Observateur dresse un bilan alarmant de la situation agricole.
En novembre, le bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies estimait à près de
30 millions d’euros les besoins humanitaires du pays après les inondations et constatait une insécurité alimentaire dans plusieurs zones. Le pays a été inondé lors de la saison des pluies qui a débuté au mois de juillet et les intempéries se sont poursuivies jusqu’en septembre. Le
bilan faisait alors état de 363 décès et de plus de deux millions de déplacés.
Au Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique avec 162 millions d’habitants, le
secteur agricole emploie 70% de la population et contribue à 33% du PIB. Les
cultures les plus touchées par les inondations sont le manioc, les plantains, l’igname, le maïs et la papaye.
Kogi, grande région agricole, sous les flots. Photo prise en novembre. Flickr ShelterBox par Ian Neal.