Escalade de violence autour de Damas : le régime syrien compte-t-il ses heures ?

Capture d'écran d'une vidéo où les rebelles armés syriens annoncent leur prise de l'aéroport militaire de Marj al-Soltane.
 
Depuis le jeudi 29 novembre, la Syrie est coupée du monde virtuel et les communications téléphoniques sont quasiment impossibles. Par ailleurs, alors que d’intenses combats ont eu lieu à proximité de l’aéroport international de Damas, le périmètre a été placé sous l’étroite surveillance de l’armée régulière. Une menace imminente pèse-t-elle sur le régime de Bachar al-Assad ?
 
Officiellement, c’est un problème technique qui empêche les Syriens d’avoir accès à Internet. Les activistes, pour leur part, continuent à se connecter principalement grâce à des connexions satellites. Washington a accusé Damas d'avoir coupé les communications, tandis que Paris appelait les autorités syriennes à les "rétablir sans délai". Amnesty International a estimé que cette coupure "pourrait annoncer l'intention des autorités de dissimuler aux yeux du monde la vérité de ce qui se passe dans le pays".
 
Par ailleurs depuis les attentats de mercredi matin qui ont secoué le quartier de Jaramana, dans le sud-est de la capitale, les combats n’ont pas cessé et plusieurs zones autour de Damas ont été bombardées ce vendredi.
 
Contributeurs

"Après les points militaires, l’ASL prévoit de prendre le contrôle des bâtiments administratifs de la capitale"

 Rami H. est un activiste, membre d’un comité révolutionnaire.
 
L’Armée syrienne libre livre des combats pour contrôler les points militaires qui se trouvent aux alentours de Damas. Ses soldats attaquent les checkpoints et les casernes de l’armée régulière. Il y a trois jours, ils ont pris le contrôle de l’aéroport militaire de Marj al-Soltane, qui se trouve dans la banlieue est de Damas.
 
Vidéo des combats opposant la milice rebelle "Liwa' al-Habib" aux soldats de l'armée régulière autour de l'aéroport militaire de Marj al-Soltane.
 
Cette base militaire se trouve à 10 kilomètres de l’aéroport international de Damas. C’est pour cela que l’armée régulière la protège depuis jeudi, de peur que les combats n’arrivent jusque là-bas. La route qui y mène a d’ailleurs été momentanément bloquée, jeudi, par les forces de l’ordre.
 
Ces opérations de l’ASL ont pour but de sécuriser la route qui mène vers Damas afin de permettre l’acheminement des armes et des munitions vers les rebelles qui se trouvent à l’intérieur de la capitale. Ce soutien logistique sera déterminant lors de la bataille finale contre le régime.
 
Parallèlement aux combats qui ont lieu autour de Damas, les rebelles ont mis en place la même stratégie autour d’Idlib, d’Alep et de Deraa. Contrôler l’accès à ces grandes villes et les bases militaires permettrait d’empêcher les interactions entre les différents bataillons de l’armée régulière et donc de l’affaiblir à l’échelle du pays.
 
Après la prise des principaux points militaires, la prochaine étape serait de prendre le contrôle des bâtiments administratifs de la capitale. Si l’ASL continue d’avancer à ce rythme, nous viendrons à bout de ce régime d’ici un mois et demi.
 


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