Au moins 30 personnes sont mortes dans deux explosions à la voiture piégée à Jaramana, un district du sud-est de Damas, mercredi matin. Cette zone, où vivent beaucoup de druzes et de chrétiens, était restée jusque-là à l’écart du conflit syrien. Notre Observateur, qui était dans ce quartier au moment des attentats, explique qu’il s’agissait d’un message clair adressé aux minorités religieuses de la capitale syrienne.
L’explosion de deux voitures piégées, suivie de deux plus petites explosions, a tué 34 personnes, selon les médias d’État. L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH, un groupe activiste basé en Grande-Bretagne) annonce un total de 54 tués.
La télévision pro-régime a rejeté la responsabilité des attaques sur les "terroristes", une façon pour les autorités de dénoncer les combattants qui cherchent à renverser le régime, pour la majorité des musulman sunnites. Aucune organisation n’a pour le moment revendiqué la responsabilité de ces attentats.
Ces attaques, parmi les plus sanglantes depuis plusieurs mois dans la capitale, interviennent après des combats entre l’armée et les rebelles dans la banlieue est de Damas. L’Armée syrienne libre vient également de remporter plusieurs victoires militaires dans le nord et l’est du pays.
De la fumée s'échappe d'un immeuble du quartier de Jaramana mercredi. Photo publiée par des activistes de l'opposition sur la page Facebook Jaramana Coordination.