Reportage exclusif au Nord-Kivu dans la zone de combats entre le M23 et l’armée congolaise

Un membre du M23 abattu par l'armée de la RDC. Toutes les photos ont été prises par nos Observateurs à Goma, Charly Kasereka et Alain Wandimoyi.
 
Après trois mois de trêve, les combats entre la rébellion du Mouvement du 23-Mars (M23) et l'armée de la République démocratique du Congo (RDC) ont repris jeudi 15 novembre près de Goma, dans l'est du pays. Nos Observateurs se sont rendus sur la ligne de front de Kibumba et dans le camp de déplacés de Kanyarucinya.
 
Le gouverneur du Nord-Kivu a annoncé dans la soirée de jeudi que 113 membres du M23 avaient été tués durant les combats. De son côté, le porte-parole du M23 a affirmé vendredi que c’était l’armée de la RDC qui avait attaqué en premier, les obligeant à répliquer. Selon lui, les rebelles auraient tué neuf militaires de l'armée congolaise.
 
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 Les militaires congolais posent devant le cadavre d'un membre du M23.
 
Les combats ont obligé de nombreuses familles à fuir la zone. D’après nos Observateurs, des milliers de personnes ont afflué vers le camp de Kanyarucinya, à une dizaine de kilomètres de Goma, où 57 000 déplacés avaient déjà trouvé refuge depuis juillet.
 
 
Les Congolais fuient les zones de combats emportant tout ce qu'ils peuvent avec eux.
 
 
Le M23 est principalement formé d'ex-rebelles qui, après avoir été intégrés en 2009 dans l'armée congolaise, se sont révoltés en avril. Le Rwanda et l'Ouganda, frontaliers avec le Nord-Kivu, sont accusés par l'ONU de soutenir les rebelles, ce que les deux États ont démenti.
 
 

"Nous avons vu une dizaine de cadavres, identifiés comme des membres du M23 par l'armée"

Alain Wandimoyi est photographe et blogueur à Goma. Il s’est rendu, vendredi 16 novembre, au poste-frontière de Kibumba, où les affrontements entre l’armée et les rebelles avaient eu lieu la veille, puis dans le camp de réfugiés de Kanyarucinya, plus au sud.
 
En début d’après-midi, sur la ligne de front de Kibumba, tout semblait calme. Il y avait des militaires. Les civils essayaient de s’enfuir. Nous avons vu une dizaine de cadavres, identifiés [par l’armée] comme étant des membres du M23, mais un soldat nous a expliqué qu’une trentaine de rebelles avaient été tués à cet endroit.
 
Selon les militaires, ce sont les membres du M23 qui ont tiré en premier pour protester contre le rapport publié par l’ONU qui a condamné l’aide extérieure qu’auraient apporté l’Ouganda et le Rwanda. Mais cela fait presque un mois qu’ils préparaient cette attaque.
 
Toujours selon les soldats de la RDC, c’est la décision de l’Ouganda de fermer leur poste-frontière avec la RDC qui a déclenché cette attaque. Le M23 récoltait entre 10 000 et 20 000 dollars [entre 7800 et 15 700 euros] par jour grâce à ce poste-frontière, car ce sont eux qui le contrôlaient. Ils cherchaient donc de nouveaux territoires à rançonner.
 
 
L'armée de la RDC contrôle la zone et renseigne les civils.
 
"La situation est catastrophique dans le camp de Kanyarucinya, les humanitaires sont débordés"

Vers 16 heures, les militaires ont commencé à s’agiter et on a entendu des coups de feu retentir, sans savoir exactement pourquoi. On a vu des renforts arriver, des hommes monter dans des tanks et passer à côté de nous avec des armes lourdes. Les soldats nous ont demandé de quitter la zone sur le champ.
 
Nous nous sommes alors dirigés vers le camp de Kanyarucinya. On a vu des centaines de personnes y affluer en à peine une heure. La plupart étaient très fatigués car ils avaient fait plusieurs kilomètres à pied avec leurs valises sur le dos ou qu’ils portaient à bout de bras. Aucun n’était cependant blessé. Dans le camp, les humanitaires étaient débordés.
 
La situation est catastrophique, car ceux qui étaient là avant ce nouvel afflux de réfugiés n’avaient déjà pas assez à manger. Sur le chemin, on a rencontré un orphelin de 14 ans qui avait fui Goma avec son frère aîné entre sa ville, pour rejoindre ce camp. Son frère avait disparu et il ne savait même pas s’il était mort ou vivant."
 
 
 
Des centaines de personnes ont fui vers le camp de Kanyarucinya.
 
 

Commentaires

areston la violance

pour quoi chaque jour set nous les noires qu santer tu entre nous viole nos sœurs et non maire ça doit chèches si non Afrique restera toujours dires .ils faut penser a l avenirs de nos enfants.

le conflit cogolais

Seulement une petite question Pour quoi cette cette intolérance et ce silence coupable de la communauté internationale?

Y'EN A MARRE

Je suis pas congolais, mais un africain de l'ouest.Juste pour dire que cela me dechire le coeur de voir cette atrocité, il n'est pas concevable en ce 21eme siecle qu'un peuple africain continue de s’entre tuer...je crois que c'est assez l’humiliation, l'esclavage humain et economique on en a marre. Je ne connais pas l'origine de ce probleme mais je pense que c au peuple congolais, la jeunesse congolaise de prendre son destin en main, l'ONU n'est la que principalement que pour servir des intérêts. Et je trouve que c'est une honte d'attendre des solutions d'une autre partie du globe, nous ne sommes pas des animaux mais des êtres doués d'intelligence et de raison.Y'EN A MARRE.................

La Nation

Tout d'abord, laissez-moi vous dire que je préfère parler de l'esprit de la Nation plutôt que de nationalisme pour me détacher de toutes ces idées de nation que nous avons, nous Congolais.

La Nation!
Un mot tant prononcé par nous autre les congolais que nous en avons perdu le sens au lieu de le maîtriser.
Nous en avons une vague idée. NON! Nous ne savons même plus ce que c'est qu'une Nation.
Est-ce le seul fait de vivre sur le même territoire? Est-ce de l'antipathie pour autrui qui souffre?
Être une Nation c'est plus que celà!!!
C'est surtout, partager les mêmes aspirations (idéaux) pour un devenir commun. C'est une conscience de soi comme partie d'un vaste ensemble pour lequel on vit, travail et meurt.
Force est de constater que ni le gouvernement ni l'oposition n'inspire réellement le peuple. Le premier s'étouffe d'orgueil, se mentant à lui même de maitriser un pays qui chaque jour sombre un peu plus. Il joue le jeu de l'hypocrisie, du mensonge, de l'injustice et dédaigne ceux qui ne mangent à sa table (peuple). Le second est un enfant belliqueux désireux des jours de son voisin. Lui, autant que le pouvoir n'ont aucune réelle idée sur la Vocation de Nôtre pays. Tous deux se vallent. Aucune idéologie (aucune vision transformatrice); aucun plan de développement (aucune politique) et par dessus tout, aucune vérité.
"POLITICAILLERIE"!!!

Il faut au Congo Démocratique des hommes de vision. Des hommes qui puissent l'inspirer à être le meilleur; des hommes pour qui, leurs personnes s'efface pour au profit du peuple; des hommes avec une conscience si forte de l'ensemble que les consciences individuelles commuent avec elle par la libre volonté. Des hommes dotés de l'esprit de la Nation!

Attantion à la distraction

C'est triste de voir que le gens propose la solution sans connaitre le problème; Sans trop faire d'analyse je vous informe tt de suite que le premier cadavre porte bien l'uniforme FARDC et pas de rebelles(comparer avec celui qui est sur un char), je suis de la région et donc je sais bien de quoi je parle. Noter que c ne pas la première fois que nos militaires se tirent dessus entre eux; Si il y a de M23 tués ils ne peuvent pas etre là car c'est une position reculée des FARDC. Arrêtons de citer le M23 ni le Rwanda, il y a des revendications de tt un peuple qui doivent etre respecter, c'est la seul solution. L'ONU ne peut pas dire qui doit vivre et qui n'a pas ce droit...
Kabila va dire encore qu'il fait rien à cause de cette guerre qu'il fait inutilement à fin de reste au pouvoir. Congo lamuka!!!

Je demandes a ces internotes

Je demandes a ces internotes de faire encore plus. Les photos refletent pas ttes la realite mais elles sont necessaires. Les textes ne suffisent pas. Bon travail mes freres. Bonne chance!

Desastreux

Si ce n'est que pour moi! on aurait du investir sur l'armement, tout cet argent depensé pour rien avec le soit disant MONUSCO qui n'est simplement l'ONU. On aurait pu defendre tranquillement nos frontières et notre population. Mais que ce passe t'il réelement? population enterée vivant en masse, enfant et bébé violé et militaire n'eb parlons meme pas.

SI L'ESPERENCE ET LA COMPASSION NE VIT QUE SUR TERRE, NOTRE GUERRE N'AURA FIN. COMME LES MISSIONAIRES DE L'EPOQUE COLONIALE NOUS ONT OFFERT LA PAROLE, ALORS QUE LE CIEL NOUS PORTE EN SECOURS.

commentaire

mes tres chers internote,telespectataire du france 24 et auditaire de rfi voir tous ces photos c'est malheureux et unhumaine qu'est ce que fait la monusco depuis qu'il est la avant meme que cette situation soit empirer de la sorte il y a la misere dans cette contree du pays

M23-24-25

À quand les bombes sur Kigali???



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