Je vote pour Stein, parce que je suis d’accord avec son programme, qui propose notamment un système de sécurité sociale à
"payeur unique", une réduction de 50 % du budget de l’armée et un plan détaillé pour améliorer les salaires et les droits des salariés.
Mais je vote aussi pour elle afin de favoriser l’émergence d’un troisième parti : les deux principaux sont devenus, avec le temps, deux substrats du conservatisme capitaliste, l’un au centre-droit, et l’autre plus à droite. Je vote Jill Stein avec l’espoir que mon vote, additionné à tous les autres, pourra marquer l’opinion publique et faire bouger les lignes vers la gauche de l’échiquier politique.
Si je vivais dans un swing state, j’aurais voté pour Obama. Je regrette que son programme soit trop conservateur, et donc pas assez différent de celui de Romney pour changer la vie des américains. Des problématiques internes, comme la protection sociale, aux questions internationales, comme les négociations avec l’Iran, on peut résumer l’élection en une phrase : moins de personnes mourront dans le monde si Obama est président des États-Unis.