Pour prendre ces photos, je suis parti en moto avec mon appareil numérique. J’ai conduit d’une main et cliqué de l’autre quand j’arrivais à hauteur des islamistes. Mieux vaut ne pas s’arrêter trop longtemps pour ne pas être vu. Une fois, ils m’ont surpris et m’ont posé des questions. J’ai dit que c’était des photos souvenirs. Ils étaient plutôt agressifs, mais ils m’ont finalement laissé tranquille, sans me confisquer mon appareil.
Un jour, j’ai photographié Abdul Hakim [le chef des islamistes de Gao, ndlr.] lors d’une manifestation en ville. Il y avait d’autres personnes avec des appareils et pourtant, c’est vers moi qu’il s’est dirigé. Il m’a proposé de prendre des images de lui et de ses combattants pour la chaîne Al Jazira. Je lui ai dit que je n’étais pas journaliste et que ça ne m’intéressait pas. Je n’ai jamais compris pourquoi il m’avait demandé ça.
J’ai déjà été menacé par des passants quand je prenais des photos. Les gens ont peur que leur photo se retrouve sur Internet. Car il y a des jeunes de Gao, proches des islamistes, qui les informent de ce qu’il se passe sur Facebook.
Commentaires
tu devrais arréter de te
Submitted by Anonyme789 (non vérifié) on ven, 28/09/2012 - 12:52.tu devrais arréter de te faire passer pour un héro,je vois pas ce qu'il y a d'extraordinaire dans ces photos?tous ce que je vois c'est des hommes qui ont l'air trés tranquilles,des hommes qui ont supprimé des taxes et diminué le prix du pain!mais!