Rassemblement des jeunes de Gao devant le siège de la police islamique dimanche matin. Photo de notre Observateur Amar Maiga.
Depuis plus d’un mois
qu’ils "s’accommodent" de la présence du Mujao, les habitants de Gao, au Nord-Mali, ont pour la première fois manifesté contre leurs occupants islamistes. Ces derniers, qui avaient décidé de couper la main d’un voleur, ont reculé dimanche devant la pression populaire. Une "victoire" face à l’obscurantisme selon notre Observateur.
L’annonce par les islamistes de l’application de la sentence avait été faite à la radio, dans la soirée du 4 août. Le coupable, un combattant du Mujao qui avait volé des armes, devait être puni sur la place publique "pour l’exemple". Selon leur lecture très rigoriste de la charia, les islamistes sanctionnent le vol en coupant la main du voleur – les coups de fouet étant réservés aux petits délits et la lapidation, à l’adultère. Comme l’ont rapporté nos Observateurs, les islamistes avaient interdit aux habitants de prendre des photos de la punition sous peine de se faire confisquer leur appareil.
Dimanche matin, jour de la sentence, des dizaines d’habitants, essentiellement des jeunes et des femmes,
ont investi la place de l’Indépendance devant le siège de la police islamique. Pendant plusieurs heures, ils ont occupé l’espace, obligeant les bourreaux à reporter leur sanction.
Dans la soirée, les habitants ont appris qu’un journaliste très écouté de la radio locale Koïma s’était fait agresser par plusieurs combattants islamistes emmenés par le commissaire de la police islamique du Mujao. Malik Maiga rapportait à l’antenne ce qu’il s’était passé quelques heures plus tôt quand il a été violemment tabassé puis abandonné devant l’hôpital de la ville. Cette nouvelle a aussitôt déclenché la colère de plusieurs jeunes, qui sont allés spontanément protester devant le commissariat. Les islamistes ont tiré en l’air pour disperser la foule, blessant par balles un jeune manifestant.
Rassemblement devant le siège de la police islamique. Photo de Amar Maiga.
Le pick-up du commissaire de la police islamique qui a agressé le journaliste a été brûlé par des jeunes en colère dimanche soir. Photo de Amar Maiga.
Selon nos Observateurs, le calme était revenu lundi matin dans les rues de la ville. Plusieurs personnes étaient cependant rassemblées devant l’hôpital, encerclé par les combattants du Mujao, en soutien au journaliste agressé. Ce dernier est hospitalisé depuis hier soir.
Commentaires
C'EST LA LOI DE DIEU PAS
Submitted by Anonyme789 (non vérifié) on mar, 07/08/2012 - 21:03.C'EST LA LOI DE DIEU PAS CELLE DES ISLAMISTES!!!un exemple qui aurait pu sauver beaucoup de gens
Ne vous est-il jamais arrivé
Submitted by Utilisateur non inscrit on sam, 11/08/2012 - 15:41.Ne vous est-il jamais arrivé de voler ne serait-ce qu'un bonbon? Devant Dieu vous êtes un voleur? Voler un bonbon ou voler des armes, devant Dieu c'est toujours voler! Alors doit-on vous couper la main?
un exemple pour eduquer toute
Submitted by Anonyme789 (non vérifié) on mar, 14/08/2012 - 22:16.un exemple pour eduquer toute un pays. la loi de Dieu ne se négocie pas et entre nous la charia ne s'applique pas sur les enfants et pas non plus en periode de grande sécheresse.MAIS SACHE QUE CES GENS DU MNLA N'ONT PAS VOLé DES BONBONS,ils ont volé l'honneur de beaucoup de femme par contre et une kalash c'est pas un bonbon!!!