J’ai accueilli les premiers réfugiés le 20 juillet et, encore aujourd’hui, ils continuent d’arriver par petits groupes. Il y a des hommes, des femmes, des personnes âgées et énormément d’enfants. La plupart ont fait une dizaine de kilomètres pour nous trouver [ils viennent de Kokrajhar, la ville la plus affectée par les violences, NDLR].
Pendant l’année scolaire, environ un millier d’élèves sont inscrits ici. En ce moment, il y a 2 000 réfugiés : l’établissement est bondé. Les élèves devaient reprendre les cours cette semaine, mais la rentrée a été repoussée par les autorités locales afin qu’elles puissent trouver une autre solution. Pour l’heure, il n’y a aucune structure adaptée à la situation.
Les conditions de vie, et notamment d’hygiène, sont dramatiques. On manque de latrines, par conséquent les enfants doivent se contenter d’aller aux toilettes à l’extérieur. Les odeurs sont vraiment difficiles à supporter. On leur a apporté des médicaments, mais aucun de ces réfugiés n’a bénéficié d’un examen médical approfondi. Heureusement, aucun d’entre eux n’a été blessé dans les violences. Le gouvernement a distribué de la nourriture - du riz, de l’huile, du sel - et des voisins ont apporté des vêtements. Pour autant, cette situation ne peut pas durer.
"Certains sont tellement choqués qu’ils n’ouvrent plus la bouche"
Ce matin, j’ai demandé à certains d’entre eux s’ils voulaient rentrer chez eux. 'Hors de question', m’ont-ils répondu. La plupart ont vu leur maison détruite et se retrouvent sans domicile. Ils craignent en plus d’être attaqués s’ils rentrent. Certains ont tout de même précisé que, si les autorités assuraient leur sécurité, ils retourneraient chez eux.
Ils sont dans un véritable état de panique et discuter avec eux est très compliqué. Je n’ose pas tellement leur demander de parler des choses qu’ils ont vécues. Certains sont tellement choqués qu’ils n’ouvrent plus la bouche.
Personne n’est aujourd’hui capable de dire comment tout ça a commencé. Ils m’expliquent qu’ils ont normalement de bonnes relations avec les Bodos. Ils ont vécu très longtemps côte à côte, certain parlent même bodo. Ce n’est certes pas la première fois que des affrontements éclatent entre les deux communautés mais la violence des récents affrontements les a pris par surprise.
Commentaires
génocide birmani contre musulman
Submitted by 123654 (non vérifié) on mer, 01/08/2012 - 14:15.http://www.youtube.com/watch?v=Fw5duzKEwLQ&feature=plcp
voilà ce qui ce passe réellement la bas vidéo violente +18
C'est quand méme bizarre que
Submitted by Anonyme789 (non vérifié) on mar, 21/08/2012 - 22:04.C'est quand méme bizarre que dans ces commentaires(inde,birmanie) on commence toujours en disant que c'est la faute des musulmans,qu'ils ont allumé la mèche!!ensuite en faisant quelques recherches on se rend compte que ces mémes musulmans font partis des minorités les plus persecuté au monde et que ca dure depuis très longtemps sans pour autant que les gouvernements de ces pays fasse quoi que ce soit pour les protéger!!!au contraire ils soutiennent les massacre de musulman,parfois méme tres ouvertement comme c'est le cas en birmanie!