Vote d’un handicapé à Tripoli : "J’ai dû gravir 30 marches en fauteuil roulant"

 
Appelés à élire une nouvelle Assemblée constituante, après plus de quarante ans de dictature, les Libyens se sont rendus samedi aux urnes. Handicapé moteur, notre Observateur, Abdusalem Mustapaha Shlebak, ne voulait manquer ce rendez-vous historique sous aucun prétexte. Et ce malgré les difficultés d’accès.
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"La commission électorale n’a pas tenu ses promesses"

Absily est blogueur à Tripoli et participe à l'opération "Spéciale élections" des Observateurs de FRANCE 24 et de l'Atelier des médias de RFI, dont les équipes se sont délocalisées dans la capitale libyenne.
 
 
 
En raison de mon handicap, j’ai eu du mal à voter. Lors de conférences et d’ateliers de sensibilisation auxquelles j’avais participé, la Commission électorale avait promis de faciliter l’accès aux urnes aux personnes à mobilité réduite. Mais les promesses n’ont pas été tenues. Pour accomplir mon devoir citoyen, j’ai dû gravir 30 marches sur mon fauteuil roulant.
 
Les escaliers qu'on m'a aidé à gravir pour pouvoir voter.
 
Je me suis rendu avec mes accompagnateurs au bureau de vote numéro 62, à Janzour, [en banlieue ouest de Tripoli], vers 15h30. À notre arrivée, nous avons cependant relevé que l’organisation et l’accueil étaient de bonne qualité.
 
Des observateurs et des membres de la Commission électorale.
 
J’ai perçu de la joie, beaucoup de joie, sur les visages des organisateurs [...] Une fois arrivé au bureau, j’ai présenté ma carte d’identité ainsi que ma carte d’électeur, et j’ai pu voter en quelques minutes. L’ambiance était à la fête et l’amour de la patrie et de la démocratie étaient perceptibles parmi les personnes présentes.
 
 Mon frère a lui aussi glissé son bulletin dans l'urne.
 
 
 


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