Une activiste libyenne revient sur les lieux d’où elle avait lancé son célèbre cri pour la révolution

Capture d'écran de la vidéo filmée par Samar Serguiwa au début de la révolution libyenne.
 
Aux premiers jours de la révolution libyenne, Samar Serguiwa avait filmé un raid des forces pro-Kadhafi sur la ville de Benghazi et posté les images sur Internet. À l’occasion des élections de samedi, elle est retournée sur les lieux pour rendre hommage aux martyrs de la révolution.
 
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"Samar s’est penchée au balcon d’où elle avait filmé sa vidéo, montrant son doigt teinté de l’encre électoral"

Enas Saddoh est blogueuse à Tripoli et participe à l'opération "Spéciale élections" des Observateurs de FRANCE 24 et de l'Atelier des médias de RFI, dont les équipes se sont délocalisées dans la capitale libyenne.
 
'Ils veulent nous brûler' : c’est en lançant ce cri de détresse, aujourd’hui devenu célèbre, que Samar Serguiwa filmait il y a un an et demi les premières images de la répression des manifestations à Benghazi, berceau de la révolution libyenne. À l’occasion du scrutin de samedi, elle est revenue sur les lieux où elle avait filmé un raid des comités révolutionnaires de Kadhafi sur une rue de Benghazi, le 18 février 2011.
 
La vidéo tournée par Samar le 18 février 2011.
 
 
En ce jour historique [samedi 7 juillet, NDLR] où les Libyens étaient appelés aux urnes pour élire une nouvelle Assemblée constituante, Samar a publié sur sa page Facebook une 'lettre à la Libye' dont voici un extrait :
 
'Bonjour chère Libye,
Après une longue attente, une anxieuse attente, jalonnée par des sacrifices, voici venu ton jour de fête, ô ma Libye bien aimée. Nous allons rendre hommage à nos martyrs et aux victimes de la guerre de libération en nous rendant aux bureaux et en trempant nos doigts dans l’encre du progrès. [...] Que chaque Libyen qui porte en lui l’amour de la nation, que chaque Libyen soucieux de l’intérêt général se rende aux urnes afin qu’on puisse emmener notre pays vers des lendemains sereins. Et merci, ô pays martyr pour ce cadeau'.
 
 
Comme pour tourner la page du passé, Samar s’est penchée au balcon d’où elle avait filmé sa vidéo, montrant son doigt teinté de l’encre électorale.
 


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