La fin des "geichats" à Tokyo ?

 
Voilà une nouvelle qui ne sera pas pour plaire aux amateurs tokyoïtes de chats.  En raison d’une loi édictée par la municipalité, les bars à chats, équivalents félins (et nippons) des bars à hôtesses, seront bientôt contraints de fermer leurs portes à 22 h.
 
Depuis l’ouverture du premier du genre à Osaka en 2004, ces cafés sont devenus très populaires au Japon. Pour la modique somme de 15 euros, les clients peuvent passer une heure avec un chat, admirer sa grâce et sa souplesse, jouer avec ou le nourrir. Mais ici, contrairement aux bars à hôtesses, la pâtée est beaucoup plus courue que le Champagne. Attention cependant : interdiction de toucher ! D’ailleurs, l’accès des "cat cafés" est interdit aux moins de 13 ans.
 
Les clients des bars à chats peuvent choisir celui avec lequel ils vont passer la soirée selon leur profil.DR www.japansubculture.com
 
Le succès de tels endroits n’est pas dû à une quelconque perversité, mais à l’impossibilité pour de nombreux Japonais d’avoir des animaux domestiques. Souvent contraints d’habiter dans des petits logements au loyer exorbitant et travaillant généralement tard, les Tokyoïtes ne sont pas en mesure de s’occuper d’un compagnon à quatre pattes.
 
Les clients des bars à chats paient 15€ l'heure pour pouvoir passer du temps avec les félins.DR www.japansubculture.com
 
Le couvre-feu instauré par la municipalité de Tokyo est la conséquence d’une loi interdisant aux animaleries de commercer après 20 h. Nombreux sont ceux qui considèrent cette décision comme un véritable drame. "Les chats vivent la nuit, comme les employés de bureau japonais. Mes clients viennent généralement ici après le travail pendant la semaine. Les heures tardives profitent à tout le monde. J’ai peur que cette loi soit néfaste pour mes affaires. Que ferons-nous des chats ensuite ?" s’inquiète ainsi Takafumi Fukui, le propriétaire du Calico Cat Café à Tokyo interrogé par The Atlantic Wire.
 
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