Des feux ont été allumés devant le siège de la Haute commission électorale de Benghazi. Photo postée sur Facebook par Samir Bayou.
L'attaque de la commission électorale de Benghazi, dimanche, par des Libyens opposés aux élections législatives, met en lumière les nombreux défis de la Libye, qui s'apprête à vivre, le 7 juillet, son premier scrutin libre depuis la chute de Mouammar Kadhafi. Mais, selon notre Observateur, habitant de Benghazi, aller voter samedi est devenu une "preuve de courage" pour les Cyrénaïcains.
Située dans l’est de la Libye, la Cyrénaïque est l'une des trois principales provinces du pays. C'est de Benghazi, sa capitale, qu'est partie la révolution libyenne, le 17 février 2011. Même après la chute du régime, Benghazi la frondeuse est restée un défi majeur pour les nouvelles autorités. En mars, elle a été le théâtre de soubresauts après la proclamation de son autonomie par des chefs de tribus contre l'avis du Conseil national de transition (CNT). Les autorités intérimaires sont finalement parvenues à annihiler les efforts de cette région riche en pétrole pour devenir un État fédéral.
Mais
le problème a refait surface à l’aube des élections législatives, prévues pour le 7 juillet, après qu’une loi électorale, qui prend en compte la démographie, a attribué à la Cyrénaïque 60 sièges au Parlement contre 102 à la Tripolitaine (région du nord-ouest qui abrite la capitale, Tripoli). Le Fezzan, une petite province du sud-ouest, a obtenu les 38 sièges restants. Outrés par ce qu'ils considèrent comme une répartition inégale des sièges au Parlement, les dirigeants de la Cyrénaïque en faveur de l’autonomie ont appelé au boycott des élections.
Les tensions sont montées d'un cran, dimanche 1er juillet, lorsque des centaines de personnes réclamant l'autonomie de la Cyrénaïque ont attaqué le siège de la Haute commission électorale à Benghazi, la capitale provinciale. Le bâtiment a été dévasté, les tables et les chaises renversées et les fournitures de bureau jetées par terre. Dehors, des feux ont été allumés ça et là et des monceaux de feuilles de papier ont échoué sur le trottoir.
Bureau de la Haute commission électorale à Benghazi. Photo postée sur Twitter par @abdallahelshamy.
Les autorités libyennes ont lutté pour rétablir la stabilité dans le pays, qui a été marqué par des affrontements fréquents depuis que Kadhafi a été renversé en octobre 2011.
Commentaires
Vive la Cyrénaïque libre !
Submitted by Anonyme22 (non vérifié) on mar, 03/07/2012 - 14:59.Vive la Cyrénaïque libre !