Des hommes ligotés à l’arrière d’un véhicule, traînés torse nu à même le sol… Ces images ont été tournées dans le camp de Kati, près de Bamako, qui abrite le quartier général de l’ex-junte malienne où ont été enfermés pendant huit semaines des militaires proches de l’ancien président Amadou Toumani Touré (dit "ATT"). La scène, filmée par d’anciens putschistes, est d’une grande violence et apporte la preuve que des bérets rouges ont été maltraités en détention.
[Actualisation du 31 juillet : Dans un rapport publié mardi 31 juillet, l'ONG Amnesty International dénonce des exactions "commises par des soldats fidèles à la junte contre des militaires et des policiers impliqués" dans le contre coup d'Etat du 30 avril. Au terme d'une mission de dix jours, pendant laquelle elle a pu s'entretenir avec d'anciens prisonniers du camp de Kati aujourd'hui détenus à la gendarmerie, l'ONG fait état d'enlèvements, de disparitions, de tortures et de conditions de détention "inhumaines et dégradantes". Elle demande aux autorités maliennes l'ouverture d'une enquête.]
La vidéo montre d’abord l’arrière d’un véhicule militaire où sont allongés au moins trois hommes à moitié nus, pieds et mains liés dans le dos. La scène est filmée par un militaire à l’aide de son téléphone portable. Dès le début de la vidéo - puis à la 14e seconde, quand le vidéaste tourne son appareil - on voit plusieurs hommes en tenue de soldat utiliser leur téléphone portable pour filmer. À la 23e seconde, le vidéaste montre d’autres militaires qui s’approchent du véhicule en traînant un homme au sol, ligoté. Les soldats le traînent sur plusieurs mètres en le frappant à coups de pied. On s’imagine que ce traitement a également été infligé aux autres détenus qui gisent à l’arrière du camion…
Cette vidéo a été publiée sur un groupe Facebook du Journal Foufou, un bimensuel gratuit distribué au Mali. Voici la traduction de la vidéo (les soldats parlent en bambara, la langue nationale du Mali) :
Coupez les couilles de leurs pères. C'est pour le Mali. Si tu meurs pour le Mali, tu as tout perdu !
Moi je filme.
Tirez-le comme un chien ! Tirez-le, tirez-le comme un chien !
Tu connais Dieu, toi ?
Ces images circulent sur Internet depuis dimanche 24 juin. Mais, selon nos Observateurs à Bamako, elles auraient été tournées juste après les affrontements entre bérets verts (ex-putschistes) et bérets rouges, des militaires de la garde rapprochée de l’ancien président ATT. Le 30 avril dernier, les forces loyales à ATT ont en effet
tenté d’attaquer les anciens putschistes en trois points stratégiques que ces derniers occupaient depuis le coup d’État du 22 mars (la radio-télévision d’État, le camp de Kati et l’aéroport). Après plusieurs heures d’intenses combats, l’offensive des bérets rouges est un échec. Les bérets verts se targuent alors d’avoir déjoué un "contre-coup d’État" et procèdent, dès le 1er mai, à une véritable chasse à l’homme à Bamako, traquant les bérets rouges jusqu'à leur domicile pour les emmener à 15 kilomètres de la capitale, dans la ville-garnison de Kati. Parmi les détenus figurent des officiers supérieurs et des hommes du rang, au nombre de 47 selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui a eu accès à Kati.
La semaine dernière, le CNRDRE (le Comité national pour le redressement de la démocratie et pour le rétablissement de l'État, l’ex-junte) a accepté de transférer les détenus au camp de la gendarmerie de Bamako, comme l’exigeaient leurs avocats. Ces transferts ont commencé samedi 23 juin pour les officiers supérieurs et devraient se poursuivre ces jours-ci pour les soldats du rang.
Les bérets rouges ont été inculpés pour atteinte à la sûreté de l’État. Leurs huit semaines de détention à Kati étaient toutefois illégales au regard du droit malien qui stipule que, lorsqu’ils font l’objet de poursuites judiciaires, les militaires doivent être gardés dans les locaux de la gendarmerie jusqu’à leur jugement. Le sort de ces soldats continue de susciter l’inquiétude à Bamako : le 13 juin dernier, un collectif d’avocats a adressé au ministre de la Justice une lettre ouverte dans laquelle
ils dénoncent les traitements inhumains, dégradants et humiliants subis par les "otages" de Kati. Plusieurs organisations de défense des droits de l’Homme de Bamako, parmi lesquelles le CICR, se disent "préoccupées" par ce qu'il s'est passé à Kati.
Capture de la vidéo à la 49e seconde, où l'on distingue clairement le béret vert d'un soldat, ce qui indique qu'il s'agit de troupes de l'ex-junte.
Nous avons montré ces images à l’une des ONG qui a pu se rendre au camp de Kati. Elle a préféré ne pas être citée, mais nous a confirmé que cette vidéo était authentique. L’environnement visible sur les images ressemble en de nombreux points à la caserne de Kati. La méthode de ligotage correspond à celle décrite sur place par les détenus.
Nous sommes toujours sans réponse du CNRDRE, à qui nous avons aussi envoyé la vidéo afin de recueillir sa réaction.
Commentaires
comment l’Afrique peux se
Submitted by kacoublin on mer, 01/08/2012 - 10:05.comment l’Afrique peux se developée si nous maltretons nos propre frère. que la paix nous embrasse
Publication
Submitted by Ibrahima Diallo (non vérifié) on mer, 04/07/2012 - 11:17.INQUIETUDE ET PREOCCUPATION
Le refus des dirigeants africains d’accepter la démocratie est une décision grave et a de lourdes conséquences sur la politique administrative. On ne sait ce qu’ils ont dans la tête mais on ose croire que leurs systèmes nerveux sont défaillants. Seul un psychopathe peut s’opposer contre le respect des libertés et des droits humains. Ce qui confirme la certitude que les dirigeants africains sont des psychopathes à cent pour cent.
L’être le plus complet en matière de faculté mentales est celui qui a une maîtrise du SAVOIR FAIRE ET DU SAVOIR VIVRE. Si non combien coûterait quelqu’un de n’est pas respecter les libertés et les droits d’autres ? Mais celui qui ne se respecte pas ne peut pas non plus accorder du respect à autrui. De même celui qui ne se veut pas du bien ne le voudra non plus aux autres. Telle est la philosophie des dirigeants africains; complexés, pervers, dictateurs, tyrans, opportunistes, méchants, sadiques, incompétents et incomplets.
Ils constituent tous le mal de l’Afrique et des africains. Ce sont la peste du continent. Ils prennent la démocratie comme étant la diarrhée qui leurs fera partir du pouvoir. Pourtant il faut qu’ils partent ; cela d’une manière honorable ou humiliante. Les cas de Kadhafi, Moubarak, Ben Ali, Gbagbo, Sani Abacha, Mobutu Cessé Seko, Kabila père, Charle Taylor, Joao Bernardo Viéra, Hussein Habré, Bokassa suffisent pour nous édifier sur la fin des dirigeants africains. La liste est très longue, d’autres attendent leurs tours.
On reste persuadé d’une chose que tous les dirigeants africains sortiront par la porte de l’humiliation, de la honte, de l’indignité. Celui qui a le contrôle de toutes ses facultés mentales partira comme sont partis Mandela, Jerry Rawlings et ses successeurs au Ghana, Obasanzo, Mathieu Kérékou. Ils constituent des modèles humains qu’on peut imiter pour le respect des libertés, des droits et des dignités des peuples.
L’Afrique est malade, elle souffre de ses dirigeants qui refusent malhonnêtement que les peuples jouissent pleinement de leurs libertés et de leurs droits humains. Ils adhèrent tous à des idéologies que des idéologues ont fondé par ce qu’à un moment donné de leurs existences, ils se trouvaient être trahi par leurs propres conscience. Ils sont victimes d’une insuffisance cérébrale ; mais avec leurs intégrations dans un milieu normal, peu à peu, ils reviennent à la vie normale et à la raison.
Les dirigeants africains prennent cette erreur humaine qui s’est manifestée sur un individu qui souffrait d’une certaine défaillance mentale, comme un système de gouvernance qui leurs donnerait un plein pouvoir sur l’ensemble des gouvernés afin de les domptés selon leurs comportements inhumaines et barbares. Toutes les personnes qui ont adhérés à ces idéologies deviennent tous des criminels dont le crime reste le fondement par essence de leur existence.
Une démocratie est forte lors qu’elle est encadrée par des Institutions fortes ; voilà la réussite démocratique. Mais malheureusement en Afrique, tout dirigeant qui accède au pouvoir taille les institutions à sa mesure et cela ce fait en complicité avec les cadres des administrations qui sont tous des opportunistes. Ce qui fait qu’aucune institution démocratique en Afrique n’est fiable; elles sont toutes violables en plein jour et sur des places et lieux public. Il n’existe pas une continuité démocratique en Afrique mais il y a des formes de démocraties saisonnières. Une démocratie en flèche empoissonnée.
Au faite, elle est absente dans leurs consciences. Une fois dans la bouche, elle ne reste pas les règles biologiques pour être transmise dans leurs consciences car propulsée par la langue, elle s’échappe par les lèvres pour être emporter par le vent à une destination inconnue. Chez les dirigeants africains, il n’existe pas un accord logique entre leurs facultés mentales et leurs organes de sens. Chez eux, les organes de sens constituent des filtres passe bandes qui laisser passer seulement que des données négatives qui restent les seules programmées dans leurs facultés mentales.
Les chaines de violences qui se déroulent sur l’ensemble du continent expriment le raté de la démocratie et des institutions fortes. Islamique c’est quand il n’y a pas d’institutions démocratiques fortes si non ce son ombre qui figurera comme parti politique et non par un groupe armé. Le refus des dirigeants africains pour la démocratie entraine une nouvelle forme de lutte en Afrique; les islamiques qui soulagent par ce qu’ils chassent des dictatures et qui détruisent par ce qu’ils imposent une idéologie contraire à l’Islam qui est une religion de paix, d’égalité, de liberté, de droit humain et de stabilité par essence et par excellence.
Les organisations sous régionales n’ont aucune raison d’être. Au lieu de défendre la démocratie, les libertés et les droits des peuples, elles se livrent en un défenseur des idéologies des dirigeants. Elles jouent le rôle du syndicat des dirigeants par ce qu’elles sont essentiellement constituées par des Chefs d’Etats. Des criminels comme Blaise Compaoré choisi pour être médiateur, où mèneront ses négociations ? En tout il n’a jamais réussi. Ce qui se trouve chez les autres sera chez lui dans les prochains jours. Frontalier avec le Mali et ayant commis de nombreux crimes, les islamiques iront boire du café chez lui.
Toute la bande tropicale sera frappée par cette instabilité islamique. Et certaines régions victimes d’injustices des dirigeants centraux réclameront leurs indépendances. Après cette lutte armée et puisque les peuples seront homogène sur tous le plan culturel surtout, on parlera ainsi de démocratie véritable sûrement.
La violence appelle la violence...Et les vainqueurs se vengent..
Submitted by stoppeur on mer, 22/08/2012 - 16:29.Comme dit un proverbe:"Chassez le naturel,il revient au galop".C'est vrai particulièrement là où la loi du talion est en vogue...La Sicile avait une triste réputation en matière de réglements de comptes,de vandet
ta...La Corse lui a volé la vedette...En Sicile,c'est l'opposé de la Calabre ou de la région de Naples:c'est
la protection de l'environnement qui assure l'essentiel des revenus...Peut-être que la mafia sicilienne s'
est "amendée" grâce à cela...Et elle a trouvé les moyens de se surpasser...pacifiquement!Pourvu que ça
dure...Qu'en pense Dieu et ses saints...?Exemple à suivre,en tout cas...
Personnellement,je ne comprends pas ce qu'il arrive au Mali...Est-ce que le retour d'ex mercenaires de
Khadafi,alliés aux "éléments" pro-Aqmi,permettra de ramener la paix,moyennant l'application rigoureuse,
brutale de la charia?Je doute que les mercenaires et leurs chefs Touaregs aient apprécié la destruction des mausolées des saints à Tombouctou et ailleurs...De quel côté l'histoire penchera ces prochaines sem
aines semaines,ces prochains mois au Mali...?Alors que l'Algérie et le pouvoir légal malien semblent faire
cause commune pour réduire l'influence d'Aqmi au Sahel d'un côté ou de l'autre de la frontière...
Mali
Submitted by toulon83 (non vérifié) on mer, 04/07/2012 - 04:59.Les militaires maliens feraient mieux de s'organiser et d'aller reconquérir les villes du nord avant que les islamistes arrivent a Bamako ou Ouaga , ou Niamey...
triste Afrique
Submitted by quelapaixsoitavecnous (non vérifié) on sam, 21/07/2012 - 03:26.Toujours des guerres pour interet personnel et personnelle vendetta. Oui, pendant que le nord souffre, les militaires se font la guerre dans le sud!!! QUi sont'ils? Que veulent-ils? ON connait la reponse maintenant! Pourquoi perdre leur temps en guerres internes et injustes. Ils savent tous que les gens choisissent souvent leur camp par peur ou interet personnel...tout comme eux!
J'espere que ces injustices vont cesser, sinon quel interet a faire parti du gouvernement ou de l'armee??? on risque d'etre tue pour avoir executer des ordres.
Les soldats doivent surtout se souvenir de rester humain et de penser a leur patrie!
Ces soldats dont vous voyez
Submitted by keitos1 (non vérifié) on lun, 02/07/2012 - 21:54.Ces soldats dont vous voyez torturés, ils ont tuer des hommes inocents et leurs compagnons d'armes.aidés par les mercenaires.
avez vous des preuves ? ils
Submitted by sad (non vérifié) on mer, 11/07/2012 - 16:19.avez vous des preuves ? ils ont été jugé ? Non ils on été torturé Oui ! ca c'est un crime
armée malienne
Submitted by ex-africain (non vérifié) on lun, 02/07/2012 - 16:48.Je conseille à ces bourreaux d'aller exercer leurs talents
un peu plus au Nord du pays avec des membres d'aqmi
par exemple au lieu de s’entre tuer,
quelle honte et quelle sauvagerie
mais ou va l'Afrique ?
BRAVO!!!
Submitted by Africaine (non vérifié) on ven, 29/06/2012 - 01:09.Ce que nous Africains savons faire le mieux. c'est pour ca que nouus sommes clotes dans les pays des autres, la honte et le reste n'exixtent pas, habilles comme des sages parce entre la priere de tous les jours, nous sommes devenus FOUS...
Torture au Mali
Submitted by Harouna douodu (non vérifié) on jeu, 28/06/2012 - 13:26.Pour ma part, cette vidéo doit être envoyée à la division des droits de l'Homme à l'ONU afin que les personnes qui apparaissent sur les images soient interpellées et inculpées pour violation flagrante des droits de l''Homme