Depuis plusieurs semaines, des dizaines de villages du Nord-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo, se vident de leurs habitants qui fuient les combats entre l’armée régulière congolaise (FARDC) et les mutins. Mais dans la région de Rutshuru, aux abords des frontières rwandaise et ougandaise où se concentrent actuellement les hostilités, des villageois se retrouvent pris en otages sur la ligne de front.
Voilà maintenant deux mois qu’au Nord-Kivu, les Forces armées congolaises combattent sur plusieurs fronts des groupes de soldats mutins. Dans le territoire de Rutshuru, elles traquent les anciens rebelles issus du CNDP (Congrès national pour la défense du peuple, l’ancienne rébellion intégrée à l’armée régulière en 2009) qui ont décidé, au début de la mutinerie, de se regrouper sous la bannière du M23 (Mouvement du 23 mars). Les mutins réclament l’application des accords de paix signés il y a trois ans entre le gouvernement congolais et l’ancienne rébellion qui prévoyaient notamment leur intégration dans l’armée, la police et les institutions publiques.
Mais malgré les bombardements fréquents de l’armée régulière, les rebelles du M23 maintiennent leurs positions dans le territoire de Rutshuru qu’ils contrôlent depuis la fin du mois de mai.
Ils sont actuellement retranchés dans trois collines – celles de Runyiony, Mbuzi et Tshanzu – près du Parc national des Virunga d’où ils lancent régulièrement des offensives.
Face à la violence des combats, qui ont entraîné, selon l’ONU, le déplacement de plus de 200 000 habitants pour cette seule région, la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC (Monusco)
a déployé ses forces dans la région le 4 juin. Ils assurent désormais des patrouilles conjointes avec les soldats de l’armée congolaise pour protéger les populations restées sur place.
Toutes ces photos ont été prises par notre Observateur Alain Wandimoyi mercredi 20 juin.
Commentaires
Protection des civiles: avant ou après leur déplacement?
Submitted by Thomas K. (non vérifié) on mar, 26/06/2012 - 10:17.Que signifie "protection des civils" pour la Monusco? Doit-elle les protéger en lieux de déplacement ou dans leurs villages d'origine respectifs? A quoi ça sert de prétendre protéger les civils quand on n'a pas empêché leur déplacement? Que signifie protéger un civil quand on n'a pas réussir à tout faire pour qu'il ne quitte pas sa case, son village? La protection doit se garantir "à priori" et non "à posteriori", à mon humble avis. Lorsque la MONUSCO se déploie là où se trouve des déplacés, c'est déjà un échec pour elle... Il lui faut apprendre à "prévenir" les déplacements et non les constater puis faire semblant de protéger. Sommes-nous sûrs que les déplacés de Ntamugenga y resteront pour longtemps après la tenue des examens d'Etat? J'espère qu'un jour les FARDC comprendront qu'elles doivent avancer sans reculer jusqu'à éradiquer les mutins et leurs alliés pour une meilleure protection des civils congolais! Au nom de la protection des civils, trop souvent la MONUSCO demande aux FARDC de ne plus se battre... mais lorsque la pression vient d'en face (de chez les mutins et alliés), la MONUSCO ne dit rien... Et cette attitude donne toujours l'avantage aux rebelles! Ca doit changer. Que la MONUSCO s'engage aux côtés des FARDC pour mater les mutins: au nom du chapitre 7 de son mandat! La souffrance des civils n'a que trop duré, l'on ne doit pas la faire durer davantage!
Protection des civiles: avant ou après leur déplacement?
Submitted by Thomas K. (non vérifié) on mar, 26/06/2012 - 10:14.Que signifie "protection des civils" pour la Monusco? Doit-elle les protéger en lieux de déplacement ou dans leurs villages d'origine respectifs? A quoi ça sert de prétendre protéger les civils quand on n'a pas empêché leur déplacement? Que signifie protéger un civil quand on n'a pas réussir à tout faire pour qu'il ne quitte pas sa case, son village? La protection doit se garantir "à priori" et non "à posteriori", à mon humble avis. Lorsque la MONUSCO se déploie là où se trouve des déplacés, c'est déjà un échec pour elle... Il lui faut apprendre à "prévenir" les déplacements et non les constater puis faire semblant de protéger. Sommes-nous sûrs que les déplacés de Ntamugenga y resteront pour longtemps après la tenue des examens d'Etat? J'espère qu'un jour les FARDC comprendront qu'elles doivent avancer sans reculer jusqu'à éradiquer les mutins et leurs alliés pour une meilleure protection des civils congolais! Au nom de la protection des civils, trop souvent la MONUSCO demande aux FARDC de ne plus se battre... mais lorsque la pression vient d'en face (de chez les mutins et alliés), la MONUSCO ne dit rien... Et cette attitude donne toujours l'avantage aux rebelles! Ca doit changer. Que la MONUSCO s'engage aux côtés des FARDC pour mater les mutins: au nom du chapitre 7 de leur mandat! La souffrance des civils n'a que trop duré, l'on ne doit pas la faire durer davantage!