Une stagiaire accuse le géant chinois des produits laitiers de vendre des glaces gâtées

 
La compagnie chinoise Mengniu, qui s’était déjà retrouvée au cœur du scandale du lait frelaté en 2008, est à nouveau sous le feu des projecteurs depuis qu’une stagiaire a diffusé des images volées des conditions sanitaires de l’usine à glaces de l’entreprise.
 
Dans son billet posté sur le réseau social Douban, la jeune fille dresse un tableau particulièrement désolant de son stage au sein de l’usine. Immédiatement supprimés, le texte et les photos ont toutefois été récupérés et repostés par de nombreux internautes tous choqués par cette description. Notre Observateur Suy nous a transféré et traduit la totalité du billet original dont seules quelques bribes sont encore accessibles en ligne.
 
La jeune fille explique que son université, située dans la ville de Xi’an, au centre de la Chine, l’a envoyée, avec plusieurs autres élèves, faire un stage au sein de l’entreprise Tianfu Dairy, un sous-traitant de la compagnie Mengniu basé en Mongolie intérieure. Mais ce qu’ils ont vu à leur arrivée, le 2 juin, dans les locaux les a particulièrement choqués. Les stagiaires, qui constituent la grande majorité des travailleurs de l’usine, sont obligés de travailler 12 heures sans aucune interruption sur une chaîne d’assemblage. En guise de repas, on ne leur donne rien d’autre que des nouilles instantanées et du pain rassi. Dans de telles conditions, certains stagiaires extenués s’évanouissent. Mais le pire, pour la jeune fille, ce sont les conditions d’hygiène qu’elle a pu furtivement prendre en photo. Voici les commentaires qu’elle a postés.
 
"Je suis désolée de vous annoncer que ces produits avariés ont été recyclés."
 
 
"Cette personne est debout sur une boîte qui sera plus tard remplie de cônes de glaces."
 
 
"Cette glace que vous mangez a peut-être été ramassée après être tombée parterre."
 
 
"La chaîne d’assemblage fonctionne de nuit comme de jour. Nous devions demander la permission dès que nous voulions aller aux toilettes ou boire un verre d’eau. Notre université nous avait dit que nous serions entre 4 et 6 par chambre. On s’est vite rendus compte que nous étions 4+6. Les lits étaient très inconfortables et branlants. Et juste derrière notre fenêtre, il y avait une pile de détritus autour de laquelle volaient des tas de mouches."
 
 
 
D’après elle, de nombreux étudiants, tombés malades, ont demandé à rentrer dans leur université avant la fin des dix jours de stage. Mais les professeurs les ont menacés de ne pas leur donner leur diplôme et ils sont finalement restés.
 
Les médias chinois ont expliqué qu’après le tollé provoqué par ce billet, la compagnie Mengniu avait dépêché des employés à l’université pour dialoguer avec l’étudiante. Mais la jeune fille aurait refusé de s’entretenir avec eux, expliquant qu’elle n’avait pas calomnié la compagnie.
 
Actuellement, toutes les discussions sur cette compagnie sont censurées des réseaux sociaux chinois. Le blogueur chinois Wang Xiaoshan, qui appelle au boycott de Mengniu depuis plusieurs mois, a affirmé mardi sur le site de microblogging Weibo avoir reçu des menaces en postant le message suivant : "On me serre la vis. Je vais me taire pendant 15 jours au moins sur le sujet Mengniu".
 
L’année dernière, la compagnie avait admis que certaines productions de lait contenaient des substances cancérigènes.  La semaine dernière, elle a en revanche démenti la rumeur selon laquelle des urines de bovins étaient ajoutées à certains produits laitiers.
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