Capture d'écran d'une vidéo montrant les partisans de Mohamed Morsi fêter la victoire du candidat islamiste.
Depuis le second tour des élections présidentielles, la politique égyptienne va de rebondissement en rebondissement. L’armée vient de reprendre la main sur le pouvoir législatif, alors que les deux candidats en lice au second tour de la présidentielle affirment l'un et l'autre avoir remporté l'élection. Nos Observateurs, de tous les bords politiques, nous proposent leur analyse de cette situation pour le moins troublée.
Par ailleurs, le CSFA a publié des amendements constitutionnels au Journal officiel qui réduisent les pouvoirs du futur président. Ce dernier nommera toujours le gouvernement, mais n’aura pas de droit de regard sur les activités ou le budget de l’armée.
Ces manœuvres de l’armée ont été qualifiées par beaucoup d’analystes de
"coup d’État militaire". Elles ont été dénoncées par les Frères musulmans qui donnent déjà leur candidat Mohamed Morsi gagnant, alors que le résultat officiel ne sera pas annoncé avant le 21 juin. Sur les réseaux sociaux et dans la rue, les Égyptiens s’interrogent sur cette situation politique trouble. Toutes les suppositions circulent notamment sur les réelles intentions de l’armée et des Frères musulmans.