L'un de nos Observateurs syriens raconte comment il a échappé à la mort

Capture d'écran effectuée lors de notre conersation avec Rami H. par Skype.  
 
Rami H. (pseudonyme) est l'un de nos Observateurs les plus réguliers et fiables en Syrie depuis le début de la crise. Nous sommes en contact quotidiennement avec lui sur Skype. C’est notamment grâce à lui que nous avons pu raconter sur ce site le calvaire des habitants de Homs, ville assiégée et sous le feu permanent des bombardements de l'armée syrienne. Lundi 11 juin, il a été touché par des éclats d'obus alors qu'il tentait de porter secours à son frère blessé dans un bombardement à Homs. Soigné avec du matériel rudimentaire dans un hôpital clandestin où s'entassaient des dizaines de blessés, il a survécu et nous raconte ces heures où il a frôlé la mort.
 
L'hôpital de fortune où Rami a été soigné. Photo prise par notre Observateur.
 
Cela s'est passé il y a exactement quatre jours, en plein après-midi. Ma maison venait d'être touchée par un obus Hawn alors que mon frère se trouvait à l’intérieur. J'étais chez un ami quand j'ai appris qu'il venait d'être blessé. Je suis alors sorti en voiture en compagnie de trois de mes amis à la recherche d'un médecin chirurgien pour lui venir en aide. J'ai cherché dans les maisons, les cliniques, les dispensaires, je n'en ai pas trouvé. Je me suis alors rendu dans une maison transformée en hôpital de fortune, où des volontaires, qui n'ont pour la plupart reçu aucune formation médicale, tentaient tant bien que mal de venir en aide aux blessés avec du matériel rudimentaire. Nous venions de descendre de notre voiture, nous étions juste en face de cette habitation quand un obus est venu s'abattre sur le véhicule.
 
Moi et mes trois compagnons avons été touchés par des éclats d'obus. C'était terrible : j'étais en train de chercher du secours pour mon frère et je venais d'être blessé à mon tour. On nous a traînés à l'intérieur de l'hôpital. Au début, je me suis affolé en m'apercevant que le sang coulait en abondance le long de mon visage. Mais les volontaires qui commençaient à m'examiner m'ont rassuré. Ils me disaient qu'il ne fallait pas que je m'inquiète pour mon visage parce qu'il ne s'agissait que d'égratignures. Ils m'ont par contre prévenu qu'il fallait extraire des éclats d'obus qui s'étaient logés dans mon ventre, que cette blessure était grave et nécessitait une intervention rapide. J'ai également été touché au genou. L'équipe qui nous a pris en charge était notamment constituée d'un menuisier, d'un joueur de football et d'un diplômé de l'Institut de médecine qui n'avait jamais pratiqué avant la révolution. Grâce à Dieu, l'intervention s'est bien déroulée. Ils ont pu extraire les éclats et mettre des pansements sur mes blessures. L'un des blessés qui se trouvait avec nous a eu moins de chance. Le médecin a été contraint de l'amputer parce qu'il ne parvenait pas à recoudre les veines de sa jambe. Une trentaine de personnes s'entassaient dans cette salle de soins, où j'étais installé à même le sol, sans même un oreiller. Les murs étaient décrépits, l'endroit n’était pas stérilisé.
 
Je n'ai donc pas pu poursuivre mes recherches pour secourir mon frère. Des connaissances à moi sont donc entrées en contact avec la délégation de l'ONU qui a dépêché un médecin. Celui-ci a malheureusement été empêché d'accéder à Homs, au niveau des checks-points qui quadrillent la ville. Finalement, nous avons dû ramener, en douce, un médecin qui a dû l’opérer sur place. Mon frère est toujours dans un état critique.
 
À présent, je me porte bien. Des volontaires me rendent visite tous les jours pour changer mes pansements. Aujourd'hui, j'ai pu sortir et marcher un peu dans la rue. Je n'ai pas pu le faire longtemps car je ressens des douleurs au niveau du ventre et de la jambe. Et puis on n’est jamais à l'abri d'un tir d'obus ou d’un sniper. 
 
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Commentaires

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Je salue votre courage, et le

Je salue votre courage, et le courage de tous ces activistes qui risquent leur vie pour nous transmettre la vérité sur les atrocités commises par ce régime barbare et sanguinaire.

Je vous rassure que votre cause ne sera jamais perdue, et que votre révolution triomphera malgré Assade, malgré les Russes et Malgré las ayatollas iraniens.

Courage ,et continuez.

va savoir qui a bombarder ??

va savoir qui a bombarder ?? avez vous vue l arsenal des combattent soit disant de l armer syrienne libre ?il on des hawoun et des lance rocket dernier crie .je ne suis ni pour assad je suis pour la liberté mais en Syrie c est des salafiste qui fou la merde pour mètre ça au dos du gouvernement arrêter de vous foutre des gents nous ne somme pas dupe on dit tous merci a la France et au état uni et sans oublier la Turquie le Bahreïn pour leur soutien du terrorisme que dieu protège la Syrie et les syriens contre les envahisseur

ps. la Syrie c est pas la Libye et ni l Irak jamais les gouvernement occidents ne vont mettre les mains sur leur richesse naturel ça je vous le garanti

ci vous publier c est gentil mais bon je sait que France 24 est vendue aussi vous ne faite plus partie de la presse libre vous ete des pions adieu

personne n'a plus besoin de

personne n'a plus besoin de démontrer la preuve de la sauvagerie et de la barbarie du régime que vous défendez, car il pratique cette politique depuis 50 ANS.

regardez ses amis: La Russie, Iran, Corée de Nord,la CHINE, Venzuella, Hezbollah; ça veut tout dire; et vous qui vivez en France et vous critiquez sa politique et sa presse, pourquoi vivez - vous ici? Allez chez vos amis les Russes qui vous ont donné des diplomes de médecins et autre choses pour qques dollars; Je les connais ces boursiers du régime qui n'ont pas pu faire médecine à Damas avec leur notes de misère, et qui obtenaient des bourses pour la URRS et autres pays de ce bloc, grace à leur carte du parti Baathe ou à leur appartenance confessionnelle, ou grace à leur stage de parachutisme! Ayez un peu de pudeur et de respect pour cet occident qui vous a ouvert ses portes, sans chercher à savoir de quelle confession vous etes.



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