J’ai commencé à prendre des photos de graffitis il y a deux ans, dans le quartier de Woodstock et aux alentours. Il y en a toujours de nouveaux. Ces œuvres portent le plus souvent sur la cruauté du monde, l’argent ou encore sur le bien et le mal.
Photo par Jose Romeu de Abreu.
Pendant l’apartheid, Woodstock était une sorte de zone grise où Blancs, Noirs, juifs, Grecs et Portugais etc… vivaient côte à côte. Les immigrants pouvaient y trouver un logement pas cher dès leur arrivée. Quartier pauvre, Woodstock était aussi, jusqu'à présent, connu pour ses dealers de drogue et ses vendeurs d’alcool présents à toute heure et à tous les coins de rue. C’est certes toujours un peu le cas aujourd’hui, mais le quartier s’est récemment développé et accueille maintenant de nombreux bureaux, mais aussi des cafés, des boutiques un peu chic et des lofts ont été construits dans les anciennes usines textiles. Désormais, les riches et les pauvres s’y côtoient.
Le projet de Ricky Lee plaît aux habitants, parce que les œuvres sont pleines de réalisme. Les résidents apprécient aussi le fait qu’il fasse participer les enfants du quartier, car cela les occupe et les détourne de la délinquance.