Reportage citoyen pour dénoncer les conditions de vie des pauvres du Caire

 
À l’approche du second tour de l’élection présidentielle égyptienne, prévu les 16 et 17 juin, un collectif de journalistes citoyens baptisé Mosireen a réalisé un reportage sur les problèmes sociaux qui rongent le pays, et en premier lieu le logement.
 
Les reporters ont sillonné la capitale égyptienne pour recueillir les témoignages des habitants des quartiers les plus défavorisés, notamment dans le vieux Caire. Ce reportage intitulé "Droit au logement et société plus juste" tente de mettre en lumière le manque d’appartements dans la ville, ainsi que la précarité de beaucoup d’habitations et leur insalubrité.
 
Reportage réalisé par le collectif de journalistes citoyens Mosireen.Vidéo publiée sur YouTube.
 
 Voici quelques réactions d’habitants rencontrés par les journalistes citoyens égyptiens :
 
Une femme décrit son abri de fortune installé en plein milieu de la rue (2'01) : 
 
Ma maison est ici. Je suis installé là depuis lundi. On ne nous a rien dit. Personne ne s’intéresse à nous.
 
Capture d'écran : abri de fortune construit en plein milieu de la rue.
 
Un habitant se rappelle une expulsion brutale par les forces de sécurité (2'28) :
 
La police militaire est arrivée par surprise, à 6 h du matin. Elle est entrée sans autorisation et sans même demander la permission. Elle a semé la terreur dans la rue, nous a frappés et a tout cassé, sans pitié. Elle a détruit l’immeuble et tout ce qu’il y avait à l’intérieur. Elle a refusé de laisser passer les gens pour qu’ils aillent récupérer leurs effets personnels. Un autre homme conclut : 'Nous vivons à Gaza'.
 
 Capture d'écran: un immeuble est détruit alors qu'il est toujours habité.
 
Un père de famille décrit la promiscuité dans son logement (3'04):
 
 Notre logement est composé d’une seule pièce pour sept personnes. Les toilettes sont communes.
  
 Capture d'écran: toilettes utilisées par une famille composée de 7 personnes.
 
 
 
Contributeurs

Commentaires

hygiene

Les personnes interrogées font preuve d'une grande hauteur de vu, ils pensent collectivité, civisme, ils sont fiers de leur condition modeste... je dois avouer que le problème égyptien m'a paru plus complexe : j'ai été systématiquement confronté à une hygiène relative à la richesse (ca veut dire si vous êtes pauvres, vous n'avez pas droit à l'hygiene) ce qui signifie que l'hygiene est un luxe, dans la conception egyptienne, et pas une obligation religieuse... le manque d'hygiène est général, et pourtant, il ne faudrait pas grand chose pour l'améliorer, peut être cesser d'associer hygiene et richesse, comme dans tous les autres pays musulmans ou l'hygiene n'a pas de prix...

PS : en tout cas il ne faut pas confondre avec une décharge sauvage, c'est moins important que l'accès à l'eau et à des commodités propres...

PPS : quant au gaz, l'état est surendetté, les égyptiens consomment trop les hydrocarbures, l'état préfère le vendre à l'étranger, les égyptiens ne peuvent pas attendre des facilités de la part des hydrocarbures, il leur faut un vrai développement économique qui les mettra a l'abri de l'énergie subventionnée



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