Vendredi soir dans le centre-ville de Sidi Bouzid, le propriétaire d’un bar de la ville était sur le point d’ouvrir son établissement quand des salafistes sont arrivés et ont exigé qu’il laisse son bar fermé. Leur argument ? La vente d’alcool serait source de nuisances sonores et gênerait beaucoup d’habitants. Le propriétaire de la boutique, qui a eu peur, s’est résigné à fermer son bar. [D’autres témoignages affirment que les salafistes étaient armés d’épées et d’armes à feu, ndlr].
Dans la nuit de vendredi à samedi, après la prière du soir, des vendeurs d’alcool, des propriétaires de cafés et des consommateurs se sont rendus devant la mosquée Ar Rahma où se retrouvent généralement les salafistes pour se venger de cette interdiction. Ils les ont attaqués avec des bâtons, et certains avec des armes à feu. Je suis moi-même rentré dans la mosquée pour prendre des photos des dégats. Ils ont tiré des coups de feu à l’extérieur. Des traces de balles sont visibles sur le minaret. La police et l’armée étaient présentes mais elles ne sont pas intervenues. La police a juste coupé la route.
Photo prise par le blogueur Farouk Smari
Photo prise par le blogueur Farouk Smari
Photo prise par le blogueur Farouk Smari
"Il y a toujours eu des tensions sur cette question de la vente d’alcool mais pas d’une telle violence"
En réaction à cela, samedi matin, des salafistes ont fait fermer de force tous les bars, en menaçant leurs propriétaires. À ma connaissance, quatre endroits vendent de l’alcool de manière légale à Sidi Bouzid : deux bars, un café et un hôtel. Désormais, tous les bars de la ville sont fermés. L’hôtel, lui, continue à fonctionner. Et puis il reste aussi la vente d’alcool au noir. Ce jour là, les salafistes sont allés jusqu’à mettre le feu à des camions chargés de boissons alcoolisées et à un dépôt d’alcool dans la banlieue de la ville.
C’est la première fois que cela arrive. Il y a toujours eu des tensions sur cette question de la vente d’alcool mais pas d’une telle violence. C’est une situation que je déplore totalement. Il faut que toutes les parties acceptent le dialogue et pour cela peut-être qu’il faudrait qu’il y ait des médiateurs. Pour l’instant, la situation s’est calmée mais le problème aujourd’hui dans notre pays c’est que chacun se fait justice soi-même.
Commentaires
c'est dommage qu'il n'y ait plus de liberté en tunisie,,,
Submitted by iks (non vérifié) on jeu, 24/05/2012 - 11:43.le tourisme va mourir dans les pays arabes , heureusement il reste de nombreuses destination en europe et dans le monde , la dictature des salafistes des integristes islamistes et autres va faire revenir ces pays au moyen age !
au moins ca leurs pérmetra
Submitted by Anonyme789 (non vérifié) on lun, 28/05/2012 - 19:06.au moins ca leurs pérmetra d'évoluer dans d'autres domaines on leurs a trop longtemps fait croire que leurs seuls chance c'etait le tourisme et puis ne t'inquiete pas mon ptit des touristes y en auras toujours!et tu sais pourquoi?par ce que y a presque 2milliards de musulmans dont je fais partis sur cette terre et ca sera un plaisir pour moi d'aller rendre visite a mes freres tunisiens et profiter de leurs magnifique plage sans que des morse m'impose leurs nudités!
!!!
Submitted by Un Tunisien (non vérifié) on mer, 23/05/2012 - 10:55.Et oui , c'est belle est bien une triste vérité En tout cas moi , il me semble que le cher Boris s’amuse a se pavaner d’endroit en endroit a faire de la promo , lui ainsi que pleins d’autres(ou est la déontologie ?) et personne ne les arrête !!pff