Retour sur la crise ivoirienne, un an après l’arrestation de Laurent Gbagbo

Une du "New York Times" au lendemain de l'arrestation de Laurent Gbagbo, le 12 avril 2011.
 
Il y a un an Laurent Gbagbo était arrêté dans sa résidence présidentielle de Cocody, à Abidjan, par les forces d’Alassane Ouattara, président élu en novembre 2010. Une arrestation qui mettait fin à six mois de violences post-électorales que nous avions suivies au quotidien avec nos Observateurs. Retour, en images amateurs, sur les évènements marquants de la crise ivoirienne.

Après son arrestation, l’ancien président ivoirien, au pouvoir de 2000 à 2010, est d’abord placé en résidence surveillée dans la ville de Korhogo, au nord du pays. Arrêtée avec lui, sa femme Simone est assigné à résidence dans la ville d’Odienné où elle se trouve toujours actuellement.

Dans la nuit du 29 au 30 novembre 2011, Laurent Gbagbo est transféré à la Cour pénale internationale (CPI) où il est inculpé de quatre chefs d'accusation, constitutifs de crime contre l'humanité. Il est depuis incarcéré au centre de détention de la CPI, à La Haye. Son procès doit s’ouvrir le 18 juin 2012.
 

               
Chronologie de la crise ivoirienne

Calme relatif lors du premier tour de l’élection

Parmi les 14 candidats retenus par le Conseil constitutionnel se trouve notamment Laurent Gbagbo, chef de l'État sortant au pouvoir depuis 10 ans, l'ex-président, Henri Konan Bédié, et l'ancien Premier ministre, Alassane Ouattara. Dès l’apparition des premières affiches électorales le 15 octobre 2010 sur les murs d’Abidjan, des actes de vandalisme contre ces mêmes affiches sont signalés. Pour autant, le premier tour se déroule dans le calme.

Les résultats officiels tombent tombent une quinzaine de jours plus tard. Le 28 novembre, date du second tour de la présidentielle, Laurent Gbagbo, candidat du parti de La Majorité présidentielle (LMP), affrontera Alassane Dramane Ouattara, qui se présente sous la bannière du Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix  (RHDP).  
 
 
À la veille du second tour les jeunes pro-Gbagbo et pro-Ouattara s’affrontent à coups de gourdin
 

À la veille du lancement de la campagne pour le second tour, des affrontements éclatent entre des membres de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci), le syndicat étudiant pro-Gbagbo, et des jeunes du Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), le principal regroupement politique de l’opposition.



Gbagbo déclaré élu par le Conseil constitutionnel,  l’Onuci prise pour cible
 

Les résultats annonçant la victoire d’Alassane Dramane Ouattara sont invalidés par le Conseil constitutionnel, dont les membres ont tous été nommés par Laurent Gbagbo. Ce dernier est investi président le 4 décembre malgré les vives critiques de la communauté internationale.

Dans la rue, la tension monte entre les partisans des deux hommes. La mission de l’ONU en Côte d’Ivoire (Onuci) patrouille pour tenter de maintenir la sécurité à Abidjan. Le 28 décembre, l'un de ses convois est attaqué par une foule dense dans le quartier pro-Gbagbo de Niangon, dans la commune de Yopougon. Un casque bleu est blessé à la machette et un véhicule incendié.
 

Laurent Gbagbo avait exigé un peu plus tôt le départ des troupes de l’Onuci qu’il accusait de soutenir l’ex-rébellion, alliée à Alassane Ouattara.

Intimidations et chasses à l’homme : les premiers signes d’une dérive ethnique du conflit
 

Fin décembre, un de nos Observateurs découvre la lettre "D", comme dioula, l’ethnie d’Alassane Ouattara, dessinée à la craie blanche sur sa porte d’entrée. Il vivait alors dans le quartier pro-Gbagbo de Niangon. La menace était claire : il a donc décidé de quitter sa maison pour se réfugier dans un autre quartier d’Abidjan.

Nos Observateurs nous avaient également fait part d'inscriptions de la lettre "B" sur certaines portes, qui feraient référence à l’ethnie baoulé, à laquelle appartient l’ancien président Henri Konan Bédié, rallié au camp Ouattara.

Impunité dans le quartier pro-Gbagbo de Yopougon : deux hommes brûlés vifs sous les yeux des forces de l'ordre
 
 
Mi-février, les violences redoublent d'intensité dans plusieurs quartiers d’Abidjan entre les forces de sécurité et les miliciens pro-Gbagbo d’un côté, les partisans d’Alassane Ouattara de l’autre.

Le 28 février, deux hommes ligotés sont brûlés vif dans la commune de Yopougon, à Abidjan alors qu’un véhicule de la Brigade anti-émeute (BAE), une force de police fidèle à Laurent Gbagbo, se trouve à quelques pas.

D’après notre Observateur qui habite près des lieux du drame, les deux hommes ont été tués par des miliciens pro-Gbagbo qui les soupçonnaient d’être des rebelles à la solde d’Alassane Ouattara.
 
Nous avons choisi de ne pas diffuser l’intégralité de la vidéo. ATTENTION, CES IMAGES PEUVENT CHOQUER.


Le massacre des femmes d’Abobo par les forces de sécurité soulève l’indignation de la communauté internationale
 

Après une semaine de rassemblements pacifiques dans les rues de la commune majoritairement pro-Ouattara d’Abobo, une manifestation de femmes est brutalement réprimée le 3 mars 2011. Plusieurs d’entre elles sont ciblées par des tirs des membres des forces de sécurité (FDS), à bord de pick-up. Un marché est par ailleurs visé par des tirs de mortiers venant d’un camp militaire de l’armée de Laurent Gbagbo. Le bilan de l’attaque s’élève à plus d’une centaine de morts.
 
La haut-commissaire aux droits de l'Homme, Navi Pillay, évoque un acte potentiellement qualifiable de "crime contre l’humanité".


À Abobo, la peur change de camp : vidéo du lynchage de deux pro-Gbagbo
 
Début mars, le "commando invisible" qui soutient le nouveau président Alassane Ouattara, prend le contrôle de la commune d’Abobo, forçant les FDS à fuir la zone. Des barrages sont alors mis en place par la population pour contrôler l’accès à la commune et empêcher les miliciens présents dans le périmètre de s’enfuir. Les voitures quittant la zone sont fouillées minutieusement.

Les trois hommes que l’on voit sur cette vidéo tentaient de quitter Abobo en taxi, mais ils ont été arrêtés à l'un de ces barrages. Soupçonnés d’être des miliciens pro-Gbagbo, ils seront lynchés en public et brûlés dans des pneus.
 
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Scènes de pillages "apocalyptiques" en marge de la bataille d’Abidjan
 
 
Le 31 mars, après une vaste offensive sur le nord du pays, les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), les forces militaires ralliées à Alassane Ouattara entrent à Abidjan, capitale économique du pays. C’est le début de la bataille d’Abidjan. À l’ouest de la ville, à Yopougon, alors que l’avancée des FRCI se précise, des miliciens pro-Gbagbo lancent une vaste opération de saccage des commerces.
 
 
Dans ce climat d'insécurité marqué par des règlements de compte et des pillages, des jeunes s'autoproclament "présidents de la sécurité", comme dans le quartier pro-Ouattara de Treichville où des groupes armés disent s’organiser pour protéger les habitants des miliciens de pro-Gbagbo.
 

La bataille s’achèvera le 11 avril avec l’arrestation de Laurent Gabgbo dans sa résidence présidentielle.

Gbagbo arrêté, les règlements de compte se multiplient
 
 
À Doukouré, quartier située dans la commune de Yopougon et peuplée de musulmans originaires du nord du pays, un terrible massacre a lieu au lendemain de l’arrestation de l’ancien président, le 12 avril. Lors d’un déplacement à Abidjan, à l'occasion des législatives de décembre 2011, l’équipe des Observateurs a pu se procurer des photos et des vidéos attestant de ces exactions qui ont fait 68 morts. D’après un habitant du quartier, les miliciens de Gbagbo sont arrivés et ont tiré dans les rues, au hasard. Puis ils ont dit, à l'attention de la population, "venez les enterrer, sinon on les brûle". Alors certains sont venus creuser des fosses communes. Sur la vidéo ci-dessous, les habitants sont filmés en train d’enterrer les corps des victimes.
 
 
La massacre de Doukouré avait fait l’objet d’une enquête de l’ONU en mai 2011. L’enquête a confirmé l’existence de fosses communes dans ce quartier et a conclu que le massacre a probablement été perpétré par des miliciens de Laurent Gbagbo.

Au même moment, dans un autre quartier de la ville, les partisans de Ouattara pillaient la cité universitaire de Port-Bouët 3, au sud d’Abidjan, que les étudiants fidèles à Laurent Gbagbo avaient déserté à l’annonce de l'arrestation de leur leader. La Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (Fesci), le syndicat étudiant lié à Laurent Gbagbo, qui a régné comme une véritable mafia dans les universités d’Abidjan, a été dissoute après la crise post-électorale.
 

Acclamées à Yopougon, les FRCI victorieuses en profitent pour piller
 
 
Les derniers combattants fidèles à Laurent Gbagbo sont retranchés depuis l’arrestation de l’ancien président à Yopougon, une commune qui leur était majoritairement favorable. Cette dernière poche de résistance est, jusqu’au 4 mai, le théâtre d’affrontements d’une rare violence entre les miliciens et les FRCI, obligeant la population à fuir ou à vivre retranchée.

Après avoir repris le contrôle de la commune, les éléments des FRCI sont accueillis en héros dans le quartier. Mais notre Observateur "Lookman" a vite déchanté en apercevant certains d’entre eux piller des habitations et voler des voitures.
 

 
Contributeurs

Commentaires

Arrestation de Laurent Gbbgbo , president elu de cote divoire

Ecouter, messieurs et mesdames de france24, vous nhonorer pas votre prestigieuse chaine de télé mondial en persistant dans le mensonge; vous savez tres bien que ce ne sont pas les rebelles du trietement celebre alassane ouatara qui ont arreter le President Gbagbo car il n'en nont pas la capaciter sinon ils auraient pu reussir la chose la plus facile a faire le 19 septembre 2002 cest a dire prendre le pouvoir en labsence de Gbagbo, alor en mission d'etat en italie; la france de jack chirac chier le desodre sur son''précaré''mais Gbagbo a maintenu la republique debout, cf les felicitation du fmi et de la BM avec le point de decision ppte; kan a sarkosy , refusant dechouer comme son predecesseur, il actionner son armée pour liquider Gbagbo en vue de cacher la veriter des urnes que le recomptage des voix allait devoiler.ayant donc echouer dans la tentative de le tuer par les bombardements de sa residence; les soldat francais ont capturer et remis a la bande de maudit avec a leur tete alassane ouatara, poulin de sarkosy. ces faits sont pourtant claire et incontestables; arreter donc de vous mentir a vous meme com des journaleux ecrivaillon.

Que de contre vérité sè

Que de contre vérité sè pathétique sacré France24

Vous avez déjà perdu

La réalité des événements aujourd'hui en côte d'ivoire prouve à quel point la communauté interntionale s'est trompée dans son ensemble et en particulier la france.
Ce n'est que le début , et les ivoiriens n'oublieront jamais .

Voilà la démocratie ne peut jamais changer un tueur.

Intimidations et chasses à l’homme : les premiers signes d’une d

Aujourd'hui, 11 Avril 2012, ces écritures à la craie blanche sur les portails existent encore mais malheureusement, ce n'est pas une identification des pro-Alassane ou pro-Gbagbo mais simplement une marque que laissent les agents de vaccinations après être passés pour la vaccination des enfants contre la polio lancé par le gouvernement Gbagbo.
Cela s'est fait aussi il y a quelques semaines avec la campagne de vaccination lancé par le gouvernement Alassane.
Ce n'était ni un marquage ethnique, ni une identification de quelques partisans que ce soit.
Prière se rapprocher auprès de ministère de la santé pour plus d'informations sur ces marques.

La marque D sur le portail n'a rien à avoir avec Dioula

Merci mon frère car ces marques se trouvent sur toutes les portes où sont passés les agents vaccinateurs. Renseignez vous auprès du ministère de la santé de Côte d'Ivoire.

Netes-vous pas fatigue de

Netes-vous pas fatigue de mentir au monde entier ??? Quelle est cette mascarade ??? Les assassinats des rebelles de SORO depuis 2002 ,vous n en parlez pas? Et ceux de Duekoue ? Soyons serieux !!

Recomptage des voix ou recomptage des morts

Quand il ya contentieux électoral partout dans le monde entier on procède a un recomptage de voix. c'est ce que Gbagbo avait proposé.Mais Allassane et ses dieux sur terre on disposés autrement.voila le resultat escomptée est la.on aurai pu éviter tous ces morts unitile

aujourd'hui c'est le 11 avril mon ami

pourquoi tu cris si haut quelque chose que tu appelles mensonges mon ami le monde est informé que c'est des menteurs c'est a cause de leur mensonge que laurent est a la haye et qu'il y restera toi qui a le monopole de la vérité va voir Me Altit

Chère frère LG s'est batu

Chère frère LG s'est batu pour nous les ivoiriens . Les ivoiriens du nord comme du sud n'ont jamais voté Ouattara . Si les nordistes avaient voté en majorité pour ouattara , il aurait pas eu besoin de tricher pour être au pouvoir , ni de faire la guerre . Tous les ivoiriens sont épris de paix , c'est pourquoi il n' ont jamais voté Ouattara dans leur majorité . Et celà Ouattara le sait bien . Les nomminations qui sont faites en favorisant les nordistes , c'est pour trouver du soutien et de la sympathie chez ci . Mais loin de la politique , nous faisons un constat et une évaluation du regime ouattara :

- 10 000 personnes au chômage . UN autre décret vient encore d'augmenter le nombre de chômeurs en dissolvant le comité en charge le transfert de la capitale à yamoussoukro ( Voeux d'Houphouet Boigny par la signature d'un décret en 1983 )
- Les privatisations des banques se precisent
- Au lieu de 5 universités comme promis , toutes les universités publiques de Côte d'ivoire sont fermées , l'avenir de nos jeunes frères est compromis .
- Pire nous constatons que le tribalisme dont était accusé LG , Bédie et Guei n'était rien d'autre que son programme de gourvernement. (je fais un rattrapage éthnique)
- La vie devient chère ( le sac de riz de 50 KG passe de 17500 sous LG à 23000 FCFA )
- le produit intérieur brut de la CI est largement déscendu à - 5,8 là ou sous LG la balance de la CI était excédentaire
- La sécurité est une denrée rare

aujourd'hui c'est le 11 avril mon ami

la vérité il mérite 100 de prison actuellement on vie ne paix alors arrecte de parlez ainsi ces sont prix a payer son karma alors a chacun sont destin pour une seul personne pourquoi tous ces morts si tu avais un parent mort je suis sur que justice a été fait mais la justice de dieu seul vas triomphe



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