Pékin veut être seul à surveiller Ai Weiwei

 
L’artiste dissident chinois a annoncé, le 3 avril, avoir installé quatre webcams à son domicile-atelier du quartier de Caochangdi, à Pékin. Une façon de pousser à l’extrême la surveillance dont il fait l’objet par les autorités depuis qu'il est sorti de prison, en juin dernier. Ai Weiwei affirme qu'il est suivi en permanence, que son téléphone et son ordinateur sont contrôlés et que des caméras ont été installées en face de chez lui. Il a par ailleurs interdiction de quitter Pékin.
 

Pendant près de 48h, les internautes ont donc pu suivre le quotidien de l’artiste sur le site weiweicam.com, jusqu’à ce qu’un appel téléphonique lui intime l’ordre de faire cesser le fonctionnement de ses caméras. Après un tweet disant "Bye Bye les voyeurs", les caméras ont été débranchées par l’artiste, qui a déclaré ne pas connaître les raisons de cette décision. "Je ne sais même pas pourquoi il m’ont mis en prison pendant 81 jours [entre avril et juin 2011. NDLR].  Il n’y a jamais de discussion claire ou rationnelle".

Ai Weiwei est par ailleurs sous le coup d’une condamnation pour fraude fiscale qui lui vaut de devoir payer une amende de 17 millions de yuan (1,7 million d’euros).

 
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