Glissement de terrain à Azazga : un incident qui aurait pu être évité

 
La partie nord de la ville d'Azazga, près de Tizi Ouzou en Kabylie (Algérie), a été frappée par un important glissement de terrain dans la nuit du 11 mars, coupant des routes, endommageant des infrastructures et des habitations mais sans faire de victimes. Notre Observateur Kader Kaci regrette que les pouvoirs publics n’aient pas su anticiper la catastrophe.
 
Routes éventrées – dont certaines impraticables, habitations aux murs lézardés menaçant de s’écrouler… La commune d’Azazga a de nouveau été victime d’un glissement de terrain après ceux de 1953, 1973 et 1985. Les dégâts s’étalent sur une zone d’environ 250 hectares et s’élèvent à quelque 4,7 milliards de dinars (47 millions d’euros) selon les pouvoirs publics. Ces derniers ont préconisé une campagne de reboisement des zones touchées par les éboulements, ainsi que le drainage des eaux. Et assuré aux treize familles dont les maisons ont été endommagées qu’elles seraient indemnisées et relogées pendant la durée des travaux.
 
Le ministre des Travaux publics, Amar Ghoul, a qualifié la situation de "maîtrisable" et proposé la mise en place d’une étude géologique et géotechnique dans laquelle serait prise en compte les questions liées au drainage et à l’assainissement. Il a également promis la construction de nouvelles routes.
 
Contributeurs

"Les mesures annoncées par le ministère des Travaux publics sont alléchantes mais je pense qu’elles ne seront jamais appliquées"

Kader Kaci est journaliste sportif à Tizi Ouzou.
 
C’est la nappe phréatique, remplie en raison de la fonte des neiges, qui est à l’origine de la catastrophe. La neige qui pourrait bientôt faire place à des pluies diluviennes est susceptible de provoquer les mêmes dégâts…
 
Les autorités, venues deux jours après le drame, ont distribué leur habituelle litanie de promesses. Elles auraient pu éviter cet incident si elles avaient procédé à des travaux. Le problème est connu dans la région, il y a eu des précédents. Les mesures annoncées par le ministère des Travaux publics sont alléchantes mais je pense qu’elles ne seront jamais appliquées, comme d’habitude. L’objectif du pouvoir central est d’enclaver la Kabylie et de clochardiser sa population. Il est dénué d’humanité.
 
Une route détruite dans la commune d'Azazga. Photo prise par notre Observateur Kader Kaci
 
 

Commentaires

Y en a marre

Tant que la Kabylie sera une colonie de l'Etat algérien il en sera ainsi de nous autres citoyens de dernière catégorie.

Je suis entièrement d'accord

Je suis entièrement d'accord avec toi, l'état algérien est raciste, régionaliste et tout ce qui n'est pas arabo-musulman est voué aux gémonies par les séides qui tiennent les rênes du pouvoir dans ce pays. Il est vrai que l’investissement dans les infrastructures et les projets créateurs d’emplois est inexistant en Kabylie, mais d’un autre coté il faut reconnaitre que c’est l’ensemble du pays qui part en vrille. Les milliards de recettes qui proviennent des exportations du pétrole servent à nourrir les clientèles, à grossir et à gaver ministres, généraux et autres potentats, à construire des mosquées pour abriter la misère tous azimuts. Qu’il est triste le sort de ce pays!

azul ak felawen atharwa iaâzouguen



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