"La légende dit que cette dame avait un rendez-vous avec son amoureux sur la place mais qu’il n’est jamais venu"
Tara est étudiante à Téhéran.

J’ai entendu cette histoire il y a un moment déjà, peut-être était-ce de ma mère. La légende dit que cette dame avait un rendez vous avec son amoureux sur la place mais qu’il n’est jamais venu. Depuis ce jour, elle est revenue chaque jour pour l’attendre, à chaque fois habillée en rouge de la tête aux pieds. Les gens l’ont surnommée Yâqût (rubis). Et on dit qu’elle est restée dans le coin pendant vingt ou trente ans. Certains affirment qu’elle a été vue pour la dernière fois en 1981 ou 1982 et qu’à la fin de sa vie, elle marchait avec une canne. Ce ne sont que des on-dit, mais mon père m’a affirmé qu’il l’a vue quand il était écolier.
Jusqu’à ce que j’entende parler de cette performance, l’histoire m’était un peu sortie de la tête, et ce n’est qu’en me renseignant alors que j’ai appris tous ces détails. Il y a une interview d’elle datant de 1976, où le journaliste Massoud Behnoud [journaliste et écrivain iranien, ndlr] lui demande : "Les gens disent que vous attendez quelqu’un…" et Yâqût de répondre : "C’est un mensonge."
"Une amie m’a emprunté mes chaussures rouges pour participer"
J’ai entendu parler de la performance quant une amie m’a appelée en demandant : "Tara, je peux t’emprunter tes chaussures rouges pour une journée ?" Elle m’a ensuite parlé de la performance et du fait qu’elle allait être la "Lady in Red" le vendredi suivant. Elle m’a ensuite envoyé le lien sur Facebook, et, lorsque j’ai vu la page, j’ai remarqué que d’autres de mes amies y avaient pris part. Celles que je connaissais étaient toutes des étudiantes en art dramatique. L’une d’elles donnait des roses aux gens (car on dit que Yâqut avait toujours une rose rouge, quant à savoir si tout cela est vrai…), une autre parlait, une autre encore restait silencieuse. J’ai appris il y a quelques jours que cette performance faisait partie d’une
compétition annuelle d’art contemporain iranien et qu’elle faisait partie des favoris.
J’ai aimé cette œuvre, son idée, et même la façon dont elle a été réalisée (chaque jour une volontaire vient et joue le rôle de la femme en rouge). Comme on dit que la femme en rouge est le symbole de l’amour à Téhéran, et que de nos jours les gens associent notre ville à tout sauf à l’amour, et bien je crois que c’est très positif. Je pense cependant que certaines comédiennes ont rendu la chose trop sentimentale - surtout quant on sait que la vraie Yâqût avait dit: "Amoureuse ? Non… ca ne veut rien dire d’être amoureux."
Le trop plein de sentiments gâche un peu le côté sympathique de leur présence. La communication avec les gens aurait pu être meilleure, mais, bien sûr, c’est impossible à prévoir. J’aurais aimé être la femme en rouge pour un jour, mais je n’en ai malheureusement pas eu le temps."
Commentaires
ma theorie sur ceux qui se cache derière les ladies
Submitted by clement (non vérifié) on jeu, 20/10/2011 - 13:22.bon moi je pense que ce sont des personnes qui farde la vérité et aussi quels sont obliger de le faire a causse de leurs époux ou aussi quel cherche a camouflé des cicatrice stupéfiante, choquante.
ma théorie sur les ladies in red de Teheran
Submitted by houria (non vérifié) on lun, 24/10/2011 - 08:51.J'aime bien cette histoire ou légende mais ne se pourrait-il pas qu'elles attendent le RDV avec l'Histoire.