Le 15 juin, des milliers de manifestants anti-austérité se sont rassemblés pacifiquement sur la place Syntagma, dans le centre d’Athènes. Rapidement, ils ont été rejoints par la police anti-émeute ainsi que des groupes de casseurs. Notre Observateur nous raconte comment, malgré tout, la foule pacifique a réussi à garder le contrôle de la place.
Dans tout le pays, ils étaient des dizaines de milliers à répondre à l’appel national à manifester contre les restrictions de dépenses publiques. En plein marasme économique, la Grèce doit faire passer un nouveau plan d’austérité d’une valeur de 28 millions d’euros si elle veut continuer à recevoir des prêts européens. Mais les manifestants s’inquiètent de voir le peu de services publics qui reste dans le pays disparaître et les classes moyennes s’appauvrir à long terme.
Le 15 juin, la place Syntagma, qui donne sur le Parlement, a été l’épicentre de la mobilisation. Mais bien que la grande majorité des groupes qui s’y étaient rassemblés – syndicats ouvriers, partis politiques, retraités, étudiants et tout un panel d’autres groupes touchés par ces mesures d’austérité – ait réussi à maintenir le calme sur la place, des groupuscules de jeunes cagoulés se sont greffés au rassemblement. Sur la place, ils ont mis le feu à des poubelles, jeté des pierres et des cocktails Molotov et se sont affrontés à la police, qui a répondu par des tirs de gaz lacrymogène.