Manifestation des étudiants le 4 juin, à Lomé. Ahadzi-Nonou est le président de l'Université de Lomé.
La capitale togolaise ferait-elle sa révolution ? Voilà plusieurs semaines qu’à Lomé, le corps hospitalier d’un côté et les étudiants de l’autre se mobilisent pour se faire entendre par le gouvernement. Malgré une forte présence policière à chaque manifestation, la grogne sociale pourrait, selon nos Observateurs, s’étendre à d’autres secteurs.
Les étudiants de l’Université de Lomé sont entrés en grève le 27 mai à l’appel du syndicat étudiant baptisé Mouvement pour l’épanouissement des étudiants togolais (MEET). Ils réclament, entre autres, l’aménagement du système LMD (un système d’enseignement basé sur un cursus de licence-master-doctorat qui a été instauré au Togo en 2008), la rénovation des salles de classe et la baisse des prix de restauration et de transport.
Le 7 juin,
un accord a été signé par les représentants des étudiants et le gouvernement mais le calme n’est pas revenu sur le campus. Mercredi 15 juin, une manifestation a été dispersée par la police à l’aide de gaz lacrymogènes. Le président du MEET, Abou Seydou, a été interpellé ainsi que quatre autres membres du syndicat. Ils sont toujours détenus. Ils semblent être allés trop loin en appelant à marcher sur la Primature (lieu où travaille le Premier ministre).
La manifestation étudiante a commencé le 28 juin. À la fin de la vidéo, les policiers usent de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants. Publiée sur YouTube.
Parallèlement, à l’appel du Syndicat national des praticiens hospitaliers du Togo (SYNPHOT), les médecins et le personnel hospitalier du pays ont entamé, le 15 juin, pour la deuxième fois en deux semaines, une grève de quatre jours. Ils demandent au gouvernement de respecter les engagements qu’il a pris depuis 2006 concernant leurs indemnités de travail.
Le 4 juin, les étudiants manifestent avec des partisans de l'opposition politique togolaise, reconnaissable à la couleur orange de leurs vêtements. Publiée sur YouTube.
Par ailleurs, l’opposition politique, incarnée par l’Alliance nationale pour le changement (ANC, parti de Jean-Pierre Fabre, opposant historique de Faure Gnassingbé, le président togolais) se mobilise régulièrement à Lomé pour protester contre une proposition de réforme constitutionnelle formulée par la coalition au pouvoir.
Autant de mouvements de contestation qui font souffler sur la capitale togolaise un air de révolte populaire.
Commentaires
les marches changent-elles quelque chose chez nous?
Submitted by Guejopaalgnane on sam, 18/06/2011 - 03:44.Partout aujourd'hui ou presque partout dans notre monde "moderne" les marchent sont des faits sociaux.Elles disent toujours quelque chose puisqu'elles sont partout des formes d'adhésion ou de condamnation.Mais il me semble que ces moyens d'expression,surtout quand elle condamnent,ne sont pas toujours efficace.Car pour qu'une protestation de cette forme puisse avoir un sens, il faut que l'interlocuteur soit un voyant, quelqu'un ou quelqu'une qui ose regarder,écouter,entendre et agir en fonction de ce qu'il entend ou voit directement.Malheureusement quelque fois on a l'impression que dans leur système de valeurs, 100 000 peut être égal à zéro!La marche n'a de sens que pour un peuple civilisé qui préfère la non violence à la violence.
Il y a une différence entre cette université togolaise et celle de Cheikh anta diop:elle est plus verte,plus naturelle!
Video du representant des medecins
Submitted by Togo Vi on ven, 17/06/2011 - 08:45.Juste pour rajouter une video du représentant des medecins
http://www.youtube.com/watch?v=Zy-P-lo4IL0