Des milliers de personnes déplacées vers l’est du pays

 
Gare d'Aboisso, où arrivent des centaines de déplacés. Photo de Diomandé Vadama.
 
Les combats entre les partisans de Laurent Gbagbo et ceux d'Alassane ont jeté des centaines de milliers de personnes sur les routes. Certains se dirigent vers la frontière du pays avec le Ghana. Sans ressources, ils peuvent seulement compter sur la solidarité des habitants des villes traversées pour survivre.
 
Au fil des semaines, les quartiers d'Abobo, de Williamsville et de Yopougon se vident de leurs habitants, trop effrayés par les combats et incapables de s’approvisionner en nourriture et en médicaments. Dans l’Est du pays, la ville d’Aboisso est devenue un lieu de passage obligé où déplacés et habitants, désemparés par ce flux incessant, doivent apprendre à cohabiter.
 
Depuis les élections du 28 novembre 2010, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara sont engagés un bras de fer pour obtenir le fauteuil présidentiel. Les violences post-électorales en Côte d'Ivoire ont fait 462 morts selon l'ONU. Les dirigeants de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) s’apprêtent, le jeudi 24 mars, à demander aux Nations unies un "mandat sur une intervention militaire en dernier recours". Ce mandat viserait à donner aux quelque 12 000 Casques bleus de l'Onuci davantage de marge de manœuvre pour protéger les civils. Un soldat de Gbagbo a indiqué qu’il est déjà prêt à attaquer l’Onuci, si les circonstances l’exigeaient.
 
 

"Dès le réveil, nous nous mettons en quête de quelque chose à manger"

Diakite Aboubakar vient du quartier d’Abobo à Abidjan, fief des partisans d’Alassane Ouattara. Il vit avec sa famille depuis trois semaines à Aboisso.
 
"Nous avons dû quitter notre maison il y a trois semaines. Il était trop dangereux de rester dans notre quartier à cause des fusillades régulières entre pro-Gbagbo et partisans d’Alassane Ouattara, dans la rue ou sur le marché. Nous avons choisi la ville d’Aboisso, car nous n’avions pas assez d’argent pour aller plus loin. Nous avons dû payer chaque billet de bus plus de 5 000 francs CFA.
 
Quand nous sommes arrivés, nous n’avions nulle part où aller. Nous avons été obligés de dormir dehors ou dans des hangars, sur des terrasses. On n’avait pas le choix, c’était très difficile. Il y a une semaine, nous avons rencontré un homme dans un cybercafé. Il nous a proposé de venir chez lui.
 
Ici, tout est bloqué. Pourtant, chaque jour, de nouvelles personnes arrivent. Il est difficile d’avoir un logement, un travail. Ma sœur et moi n’avons plus les moyens de continuer nos études. Dès le réveil, nous nous mettons en quête de quelque chose à manger. On ne sait pas combien de temps cela va durer. On remercie chaque jour Dieu d’avoir rencontré l’homme qui nous accueille. Il nous a dit qu’on pourra rester chez lui jusqu’à la fin de la crise."
 
 

"À Aboisso, on vit le calvaire, mais les autorités n’ont toujours pas réagi"

Diomandé Vadama est informaticien dans la ville d’Aboisso.
 
Dans la gare d’Aboisso, on rencontre des ivoiriens mais aussi des ressortissants d’autres pays qui ont fui les balles d’Abidjan. Ils sont des milliers à être venus se réfugier dans la zone. Le nombre de cars circulant dans le pays ayant diminué, le prix du transport à doublé voire triplé. De 2000 F CFA auparavant pour un trajet Abidjan-Aboisso, on se retrouve à 10.000 F CFA.
 
Mais il n’y a plus de maisons à louer et il est souvent difficile de trouver une chambre d’hôtel. Certains dorment dans la gare, d’autres partent à l’aventure. Beaucoup de foyers à Aboisso accueillent aux moins un déplacé, certaines familles en ont plus d’une dizaine. Chez moi, il y a une famille de onze personnes qui dorment là où ils peuvent. Ce sont des amis d’Abidjan qui ont tout perdu en fuyant les combats.
 
Des flots de déplacés arrivent chaque jour à Aboisso. Photo de Diomandé Vadama prise le 22 mars 2011.
 
La population d’Abidjan a triplé, la circulation est difficile, on vit le calvaire à Aboisso, mais les autorités n’ont toujours pas réagi. Dans les écoles, les salles de classe - déjà surchargées - accueillent d’autres élèves, largement en retard sur les programmes. Les enfants sont parfois quatre ou cinq sur les bancs. On ne sait plus comment gérer la situation.
 
Pour certains, Aboisso est le terminus. Pour d’autres, c’est un point stratégique pour atteindre aisément le Ghana en cas d’éventuelle guerre. Chaque jour, nous voyons défiler des 4x4 et des véhicules personnels chargés de familles entières et de vivres. Certains témoins affirment que des camps de réfugiés auraient été mis en place à Noé, dernier village ivoirien avant la frontière, et à Elubo, premier village ghanéen.
 
Cette situation, avec son lot de rumeurs, trouble le calme d’Aboisso, réputée pour son caractère paisible. De plus en plus, il est question de la présence de miliciens ou rebelles. Aujourd’hui, tout le monde n’a qu’un seul souhait, c’est le retour de la paix."
 
File de voitures à Aboisso. Photo de Diomandé Vadama prise le 22 mars 2011.
 
File de voitures à Aboisso. Photo de Diomandé Vadama prise le 22 mars 2011.
 
File de voitures à Aboisso. Photo de Diomandé Vadama prise le 22 mars 2011.
 
 
 
 
Billet écrit avec la collaboration de Cécile Loïal, journaliste à FRANCE 24.
 

Commentaires

c'est depuis 2002 que la

c'est depuis 2002 que la guerre à commencé en CI et votre contribiteur n'est mem pa ivoirien c'est un etranger comme alassane comment voulez vous avoir de la credibilité quand vous publiez dezs info si loin de la réalité. le france est entrain d'aider les rebel à contenir kadhafi; comme elle à tenté de le faire depuis 2002^pour porter ado au pouvoir ivoirien; alors que ce dernier est loin d'etre un ivoirien. cette GUERRE si vous nous l'imposez on la fera et vous serez étonné de voir les français vivant en CI combatre à nos coté. ADO DOI ETRE BOUTE HORS DE NOTRE PAYS ET SA SARKO LE SAIS
je persiste et je signe vos observateurs son pas des ivoiriens donc les info que vous prenez avec eux ne concerne pas notre pays. dites leur de fermer ce qu'ils appelent bouche

Chers ivoiriens les

Chers ivoiriens les politiciens sans scupules vs manipulent et vs vs entretuez depuis ds annees soyez intelligents un peu svp.Un etranger peut-il etre president d'un parti politique legalise ds un pays et reconnu par le ministere de l'interieur de Gbagbo?en 1995 ds le front republicain gbagbo savait-il pas q'il etait un etranger?et comment un etranger peut-il etrte candidat d'une election presidentielle sans avoir justitifer son ivoirite?Vous voulez dire qe chez vs meme un congolais peut a la veille ds elections venir faire valider sa candidature et competir?svp arretez d'etre ridicules.Personne de vs qui parlez ne pouvez dire avec certitude qu'Ado est etranger mais comme vs etes par la cordes comme ds moutons les hommes politiques peuvent vs mener ou ils veulent et meme a la mort.pourqoi mourir pour defendre le faux?

Que le monde entier sache que

Que le monde entier sache que celui qui procure la mort n'est pas éternel. vous tuez 1 personne pour en sauver 2, vous êtes coupables et vous ne pourriez pas échapper la colère de Dieu.
Pour les Journalistes, je pense qu'il devraient, avant de donner leur point de vue, relater sinon décrire les situations telles qu'elles se présentent sur le terrain, surtout en période de guerre.
Comment va votre conscience ? surtout quand vous la vendez pour un poste de travail, ou pour de l'argent ? Que vaut l'argent devant les vie humaines ?

Celui qui tue son semblable, quelle que soit la raison se rend coupable de meurtre. et parce que je ne peut créer aucune vie, je n'est pas le droit d'en supprimer une.

au reste, je voudrais qu'on arrête d'inciter la population à la guerre civile. elle arrange qui ?

Je suis la sentinelle du Seigneur Jésus.

DEPLACEZ DE PEUR

ya rien a dire ils sont prudents c'est tout ils ont quittez Abidjan en crooyant que quelque chose de grave allait se passer mais rien .
la ces gens la viennent de YOPOUGON et ABOBO mais aussi les quartier de COCODY qui fonts frontière avec ABOBO puisqu'il pensaient que le commandos invisibles allait revenir attaquer sur (YOPOUGON et COCODY) pour le reste mais la pluspart viennent d'ABOBO.

Question a Laurent Gbakbo

Monsieur Gbakbo, vous vous dites un homme croyant, combien de personnes de plus allez vous tuer, blesser, deplacer pour vous permettre de rester president illegallement? Et aussi quelles chances croyez vous d'acceder au Paradis?

Réponse de Laurent GBAGBO

C'est Gbagbo et non Gbakbo! cette erreur est révélatrice de votre méconnaissance de le crise ivoirienne. Vous parlez d'illégalité?, je voudrais juste vous rappeler que c'est le conseil constitutionnel ivoirien (la plus haute juridiction du pays comme il en existe dans tous les pays au monde) qui à proclamer les résultats définitifs des élections en Côte d'Ivoire donnant Laurent GBAGBO vainqueur.
Où est donc l'illégalité? elle est plutôt dans l'autre camp, le camp de celui qui s'appuie sur les pseudo résultats donnés par le président forclos de la CEI et certifié promptement par le représentant de l'ONUCI, pour réclamer le fauteuil présidentiel et semer la désolation dans mon pays.
Je croyais que l'autre qui se proclame président de la Côte d'ivoire était aussi croyant, s'il aime la côte d'ivoire, il devrait renoncer à l'utilisation du glaive avec le soutien de la pseudo communauté internationale et rechercher la voir de la négociation.
La guerre se termine toujours par la négociation, qu'on soit vainqueur ou vaincu. Pourquoi ne pas commencer par là et faire l'économie de toutes ces innocentes vies.
Mais en réalité, l'autre camp pense en sortir vainqueur!

Que Dieu Nous protège! Paix sur la Côte d'Ivoire!

reponse de gbagbo

Tous vos commentaires se portent sur le conseil constitutionnel et si il a fait du faut?

Merci cher ami Alain,je crois

Merci cher ami Alain,je crois que certaine personnes se doivent de bien lire et connaitre les dires de notre constitution. Si certains ont pour malin plaisir de manipuler des inconscients psychiques afin de mettre le feu au pays africain le plus paisible,qu'il en soit ainsi. Mais je sais qu'au plus profond du coeur de ces personnes,elles sont conscientes de ce qu'elles nous perdre. Ce fameux Pr du Conseil Constitutionnel se remet en cause actuellement. Mais bon je crois que tout le monde se doit de prier pour ce pays,afin que les mauvais esprits qui le tienne puissent le liberer le plus rapidement possible.

conseil constitutionel?

C EST QUOI CE CONSEIL CONSTITUTIONEL qu GBAGBO ensence?
Tout le monde sait a abidjan que ce st un organe pourri qui prend des pot de vin facilement pour
annuler des jugements sorti des tribunaux ivoiriens
Qui n en a pas usé ? POUR UN OU DEUX MILLIONS vs faites annuler par le conseil constitutionel
des jugements de cassation ..... ALORS pour ce qui est des elections....

Ce n'est pas possible que

Ce n'est pas possible que sous nos tropiques encore, on arrive à réveiller Samory TOURE, Soundiata KEITA. Comment comprendre, qu’après une telle élection, on s'accroche à une machination de pseudo droit, faire éclipse au vrai résultat de cette élection, arriver à proclamer soit même une certaine parité (permettez moi de dire 50-50, ou encore comme on le dit chez nous, nous faisons moitié moitié, et puis on a le courage de confisquer le pouvoir, et après on s'étonne que le ciel nous tombe sur la tête. Conclusion: nous sommes au rendez vous des mensonges grossiers.



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