"Quelques petites irrégularités mais, sincèrement, rien de grave"
Sabiou, 43 ans vit à Niamey. Il travaille pour le ministère de la Formation. Il nous a envoyé les photos ci-dessous prises dans le bureau de vote numéro 37 à Niamey.
Les bulletins de l'election présidentielle, au format A3. Les électeurs appuient avec leur pouce imbibé d'encre sur le portrait de leur candidat favori.
Une encre indélébile pour empêcher le double vote.
Les 6,7 millions d'électeurs votaient aussi pour des législatives.
Une urne pour chaque élection.
Le président déchu Mamadou Tandja avait proclamé la VIe République pour se maintenir au pouvoir à l'issue de son deuxième quinquennat. Le Conseil supérieur pour la restauration de la démocratie, nom que s'est donnée la junte militaire qui l'a renversé, veut instaurer à l'issue de ce scrutin une VIIe République. À droite sur la photo, le code électoral.
La cour du bureau de vote numéro 37 à Niamey.
Des représentants de chaque parti surveillent la régularité du scrutin.

Les Nigériens sont reconnaissants envers la junte car ils ont renversé le président Mamadou Tandja, au moment où
une grave famine menaçait le pays en raison du manque de pluie en Afrique de l'Ouest. Le président ne semblait en effet pas en mesure de gérer cette crise. Ce coup d'État était prévisible. Les principaux partis politique d'opposition, les syndicats et une grande partie de la société civile s'étaient dressés contre lui.
La Cédéao avait vainement tenté une médiation.
Les militaires ont promis trois choses. D'abord, essayer de réconcilier tous les Nigériens qui étaient divisés entre anti et pro-Tandja, ensuite lutter contre la corruption, en obligeant ceux qui ont détourné des fonds publics à rembourser, et enfin restaurer la démocratie avec des élections. Tout le monde dénonçait le "tazartché" ["continuité" en haoussa, terme utilisé pour qualifier la volonté de Mamadou Tandja de garder le pouvoir].
Les gens étaient plus que méfiants au début envers Salou Djibo. Le numéro un de la junte est un inconnu, c'est unancien chef d'un escadron blindé. Et au final, il a catégoriquement refusé de reporter les élections comme le demandaient 8 candidats sur 10 car il dit tenir absolument à rendre le pouvoir aux civils le 6 avril, comme promis. Mais du coup, la campagne électorale a été très courte. Après les élections municipales et régionales du 11 janvier, les candidats ont à peine eu deux petites semaines pour faire le tour du pays. C'est peu.
Concernant le scrutin dde lundi, on parle de quelques petites irrégularités. Des cas de procurations douteuses ou de cartes d'élécteur qui s'échangent entre père et fils, mais, sincèrement, rien de bien grave. Tout le monde attend maintenant la proclamation des résultats et le deuxième tour le 12 mars."
Commentaires
Election masquée
Submitted by ernesto che guevara on ven, 25/02/2011 - 14:41.urne a parlé au Niger lors des élections présidentielle et législative dernières, mais les hommes des rang ont empêchés que cette réalité s’éclate, mais pour quelle raison découvrez ça dans le future.
aqmi
Submitted by Yannbaeb (non vérifié) on mer, 02/02/2011 - 12:47.mais tout le monde sait là-bas que Al qaida au Maghreb n'existe pas ...ce sont des bandits de grands chemins qui prennent ce label quand ils bossent pour des services secrets étrangers ...Demandez à n'importe quel enfant au Sahel, il vous le répétera ...et demandez en France aux anthropologues qui connaissent le Sahel, ils vous le confirmeront.
Al qaida est un article d'exportation pour faire peur dans les chaumières occidentales et légitimer les interventions étrangères dans la région ...et dans d'autres régions du globe aussi apparemment.