Deux jours dans la brousse pour sauver sa vie : un réfugié ivoirien raconte

Le HCR organise le transfert des réfugiés ivoiriens de la zone frontalière au camp de Bossou. Photo prise par le HCR à Nzoo-Guela, le 10 décembre 2010.
 
Près de 6 200 Ivoiriens ont déjà quitté la Côte d’Ivoire pour se réfugier au Liberia et en Guinée. Notre Observateur a quitté le village de Yéalé, dans l'ouest du pays, et a trouvé refuge dans le camp de Bossou, dans le sud de la Guinée.
 
Des milliers d’Ivoiriens ont quitté la Côte d’Ivoire après le 28 novembre, date du second tour de l’élection présidentielle. Selon le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), il y aurait aujourd’hui près de 6000 demandeurs d’asile au Liberia et 200 autres en Guinée, deux pays d’Afrique de l’Ouest qui partagent leurs frontières avec la Côte d’Ivoire. Aucune arrivée d’Ivoiriens n’a été observée au Burkina Faso, au Ghana ou au Mali, les trois autres pays limitrophes de la Côte d’Ivoire.
 
Ces Ivoiriens ont décidé de fuir le climat de violences et d’insécurité qui régnait dans leur village. Les premiers demandeurs d’asile sont arrivés au Liberia le 29 novembre, après avoir traversé à pied le comté de Nimba, dans le nord-est du pays. Les autres sont arrivés en Guinée à partir du 10 décembre, après plusieurs jours de marche dans les montagnes. Ces deux pays ont d’ores et déjà reconnu le statut de réfugiés politiques à ces Ivoiriens, victimes d'exactions de la part des pro-Ouattara et des pro-Gbagbo.
 
Dispersés dans les villages frontaliers isolés, ces Ivoiriens ont d’abord été accueillis par les communautés locales. Les équipes du HCR ont procédé à l’enregistrement des nouveaux arrivants et à la distribution de couvertures, de jerrycans, de lampes de kérosène, de savons et de bâches en plastique. En accord avec les autorités, les réfugiés sont ensuite transférés dans des centres de transit, comme à Bossou qui accueille aujourd’hui 200 Ivoiriens. Depuis le début de la semaine, du matériel de secours supplémentaire est acheminé depuis Copenhague, la base logistique du HCR, qui déclare pouvoir aider jusqu’à 30 000 réfugiés.
 
Les réfugiés ivoiriens ont d'abord été accueillis par des communautés locales avant d'être pris en charge par le HCR. Photo prise par le HCR. 
Contributeurs

"La nuit, des hommes venaient piller nos jardins, ils détruisaient tout et volaient nos bêtes"

Antonin, instituteur ivoirien, a fui le village de Yéalé, dans l'ouest de la Côte d'Ivoire, aux abords de la réserve de Nimba (une zone montagneuse bordée par la Guinée et le Liberia). Yéalé est situé dans une région contrôlée par les ex-Forces nouvelles (FN), les anciens rebelles qui soutiennent Alassane Ouattara. 
 
Certaines personnes du village ont été frappées par des rebelles, qui étaient parfois habillés en civil. Ils n’ont jamais tiré mais ils nous terrorisaient. La nuit, des hommes venaient piller nos jardins, ils détruisaient tout et volaient nos bêtes. Avec d’autres pères de familles du village, on a décidé de se sauver.
 
"Nous avons marché deux jours entiers dans la brousse"

Nous sommes partis en fin d’après-midi mercredi 8 décembre, par petits groupes. Comme il fallait aller vite, je n’ai pris avec moi que ma carte d’identité et mon acte de naissance. Nous avons marché deux jours entiers dans la brousse. Certains allaient en direction de Nzoo-Guela, d’autres allaient vers Nyon [deux villages guinéens frontaliers de la Côte d'Ivoire, ndrl]. Parfois, nous nous croisions sur notre route.
 
Je suis parti avec ma femme et mes deux enfants, mais l’un d’eux n’est pas arrivé à Bossou avec nous. Il est resté à Nzoo-Guela pour se faire soigner, je sais qu’il y est en sécurité. J’espère que les équipes du HCR vont le ramener bientôt.
 
Depuis que nous sommes au camp de Bossou, nous mangeons à notre faim. Les enfants jouent dans la cour toute l’après-midi. Je remercie vraiment le HCR d’avoir mis en place ce dispositif. Je ne compte pas retourner en Côte d’Ivoire tant que la situation ne sera pas apaisée. Pour le moment, je projette d’organiser des classes pour les enfants ivoiriens de Bossou. Il faut continuer de vivre."
 
Ditribution de nourriture et de biens de première nécessité à l'arrivée des réfugiés ivoiriens au camp de Bossou, vendredi 10 décembre. Photo prise par le HCR. 

"Ces réfugiés, majoritairement des femmes et des enfants, sont arrivés à pied et sans bagages, fatigués, assoiffés mais en bonne santé"

Astrid Castelei est responsable des opérations du HCR dans le sud de la Guinée. Avec son équipe, elle est chargée de l'assistance aux réfugiés ivoiriens dans le centre de transit de Bossou, un village guinéen de la région de Nzérékoré.
 
Les autorités locales guinéennes nous ont informés de l’arrivée d’Ivoiriens dans deux villages, à Nzoo-Guela et à Nyon. Ils nous ont dit qu’ils avaient quitté leur village car ils se sentaient menacés par des hommes.
 
Il y a beaucoup de femmes et d’enfants. Ils sont arrivés à pied et sans bagages, fatigués, assoiffés mais en bonne santé. La plupart vient du village de Yéalé qui a voté majoritairement pour Laurent Gbagbo dans une région contrôlée par les Forces nouvelles. 
 
"Ces réfugiés sont agriculteurs et s’inquiètent beaucoup de ce qu’il restera de leur terre après la crise politique"
 
Beaucoup ont décidé de traverser la frontière car ils ont de la famille en Guinée. D’autres ont pensé qu’en ne s’éloignant pas trop de leur village, ils pourront y revenir le temps d’une journée pour s’assurer que leurs récoltes n’ont pas été pillées. Ces réfugiés sont agriculteurs et s’inquiètent beaucoup de ce qu’il restera de leur terre après la crise politique.
 
Il a été décidé de rassembler tous les réfugiés arrivés à Nyon et à Nzoo-Guela dans un même centre de transit. Les autorités guinéennes ont mis à disposition une ancienne école maternelle dans le village de Bossou.
 
"Ce sont des réfugiés 'prima facie', c'est-à-dire que la raison de leur fuite est évidente"
 
Depuis, nous travaillons de concert avec les ONG locales et les coordinateurs de la Croix-Rouge pour que ces personnes reçoivent trois repas chauds par jour. Ce sont des réfugiés 'prima facie', c'est-à-dire que la raison de leur fuite est évidente. Pour le moment, nous travaillons avec une mission gouvernementale de Conakry pour gérer l’urgence de la situation. Si ces Ivoiriens venaient à s’installer en Guinée, nous entamerions un processus d’assistance durable, vers l’autosuffisance."
 
Astrid Castelei est entourée des réfugiés ivoiriens accueillis à Nyon et à Nzoo-Guela, en Guinée, le 10 décembre. Ces réfugiés ont été transférés dans un centre de transit à Bossou.

Ce billet a été rédigé en collaboration avec Peggy Bruguière, journaliste à France24.

Commentaires

L'absence de la clémence en Cote d'Ivoire

Bonjour à toutes et à tous !
La Cote d'Ivoire,le pays qui devrait être un "El dorado"pour les Ivoiriens,se transmue actuellement a un Tibre ou les citoyens effrayent d'y rester.Chers leader,Ouattara ou Bagbo,le destin de la Cote d'ivoire se trouve en vos mains,Vos intérêts personnels ne doivent pas occultés l'interets des citoyens.Conformez vous dans la paix,et donnez la chance aux citoyens qui sont entre le marteau et l'enclume.Bagbo,soyez reconnaissant comme Dieu l'a été à travers toute l’humanité,Ouattara,s'il est dans ta destiné la présidence, ,nul ne peut l'usurper sans la volonté du Seigneur.

Un réfugié ivoirien raconte

Monsieur,

Nous sommes tous dans le pays, et votre volonté de désinformation continue.

Depuis le 28 novembre 2010, les rebelles ont commencé à sévir dans les villages. L'ouest est envahi pas les rebelles de M. DRAMANE OUATTARA et de M. KIMBAFORI Soro. Pourquoi vous déplacez les situations?

HCR, les populations qui fuient les zones ouest sont chassées par la rébellion armée dont une autre partie se trouve au Golf hôtel.

Merci

M.lauren on veut la paix pas

M.lauren on veut la paix pas la guerre 60 mort a gauche 100 mort adroit ce pas des animaux ce des humains comme toi et toi m.ado parle a tes hommes qu'ils laisse affaire entre toi m.lauren

la côte d'ivoire

Souvenons nous, français qui à titres divers avons vécu en Côte d'Ivoire ce qui s'est
passé durant les 60 dernières années. J'ai 85 ans et j'ai connu la période coloniale
puis ensuite la transition avec " Le Vieux " qui présidait le conseil du gouvernement
avant de devenir le président de votre République.
J'ai participé alors à l'organisation d'élections législatives et j'ai encore honte lorsque
je me souviens comment il fallait avoir des résultats frisant les 99% ! ! !

Gardons nos jugements pour nous et participons, près de nous, à tout ce qui peut
renforcer la démocratie pour donner l'envie d'agir ailleurs de même façon.

LA COTE D'IVOIRE

QUE RECHERCHER VOUS A VOULOIR FOURRER VOTRE NEZ DANS LES POLITIQUES INTERIEURES DES ETATS AFRICAINS POURQUOI SE T'ARCHANEMENT CET EGOCENTRISME ECONOMIQUE NOUS SOMME NOIRS AFRICAINS NOUS EN SOMMES FIERE ET NOUS NOUS SENTONS CAPABLES DE GERER NOS ETATS S'ILS VOUS PLAITS NE FAITES PAS NAITRES EN NOUS DE LA HAINE ET DE LA RENCOEURS AVEC TOUTES CES CONTRES VERITES QU'ILS VOUS PLAIT DE DIVILGUER PARCI PAR LA COLLET NOUS LA PAIX NOUS VOULONS ETRE ENFIN INDEPANDENT AYEZ PITIE LAISSER LA COTE D'IVOIRE TRANQUILLE ON EST FATIGUER DE VOS MECHENCETES

Stupidité

Cet "omerine" qui pense que ce sont les autres qui sont responsables de leurs problèmes devrait mieux connaître et son pays et sa population. Les Ivoiriens sont des individus très sympathiques quand ils sont 2 au maximum, au-delà, ils se conduisent comme une meute dès qu'il y en a un qui parle plus haut que les autres. J'ai connu la Côte d'Ivoire de 1968 à 1990 et j'ai "vu" la population évoluer vers la stupidité. Le Vieux avait bien compris que son peuple n'était pas prêt pour la démocratie qui, dans beaucoup de têtes ivoiriennes, veut "vider le sac de cacahuètes alors qu'il pourrait n'en prendre que quelques-unes" (vous rappelez-vous ce discours de 6 h d'Houphouët-Boigny ?). C'est là le noeud du problème : tout le monde veut être chef et surtout être plus riche que tous les autres. Arrêtez de reporter votre rancoeur sur les autres, rentrez ou restez chez vous et travaillez à la grandeur et au développement de ce si beau pays qui est pourri à Abidjan. La "brousse" a gardé longtemps son humanité et j'espère que les vieux sages qui sont encore vivants sauront la retrouver et l'inculquer aux jeunes dont la seule ambition est de ressembler aux gangs des noirs américains, surtout dans la connerie et la violence. Assez ! Reconstruisez-vous individuellement et ceux qui sont forts depuis l'étranger, rentrent dans leur pays pour le reconstruire.

@Omerine:Tu racontes

@Omerine:Tu racontes n'importe quoi!!!!!!!!! Les politiciens africains sont trop égocentriques pour bien gérer les populations africaines. Jette un regard sur les entreprises d'états qui ont été gérées par les africains après le départ des colons. Toutes ces entreprises ont fermé!
La communauté international a pleinement le droit de s'ingérer dans cette histoire la CI. Elle a financé en grande partie l'organisation de ces élections et Selon les accords de Ouaga il revenait à l'ONUCI de certifier les résultats des élections présidentielles; chose que le camp LMP et les lèches bottes de Laurent Gbagbo ne mentionnent pas dans leurs discours pleins de véhémence. La CI est un grand pays qui devrait à l'heure actuelle est dans le concert des Grandes Nations vu le travail qu'a abattu le Président Félix Houphouët Boigny.
Le problème de la Cote d'Ivoire c'est Laurent Gbagbo et encore Laurent Gbagbo.
Cela fait déjà 1 mois qu'il a confisqué le pouvoir et les prix des denrées alimentaires ne font qu'augmenter:
le kilo de sucre de 600FCFA est passé à 1000FCFA
le litre d'huile de 700FCFA est passé à 1100FCFA
et qu'est ce qu'il fait pour nous les ivoiriens?? S'il nous aiment tant!
Il faudrait que cela soit clair dans la tête de chaque ivoirien: Gbagbo Laurent ne nous aiment pas, il n'aime que le fauteuil présidentiel de la Cote d'Ivoire et l'argent du pétrole ivoirien. Qu'il sache que la CI ne se limite à Abidjan.

Avis Toussaint l´ouvertureet aujourd´hui

Bonjour cher fréres . laissez un peu le probleme un peu loindes deux citoyxens africains quesont Gbagbo et Allasane . Le vrai probleme est pourl´europe dene pas voir une republique noire indépendante parmiles nations du monde . Si vous connaissezune auourd´hui laissez mi savoir .Celuiquiapu avoir ceplaisir fût Toussaint ouverture apresla révolution francaise ....mais apres il fût "driblé" par napoleon Bonaparte qui a dit que cette republique noire comence à gênerle monde !!!!Iladonc envoyé ses "Licornes du temps passé pour déloger Toussaint l´ouverture et le laissermourir en France dans un prison glacée -- pour quelquún qui vivait dans un territoire tropical vous pouvez vous imaginer ???? Voilà pour un petit retour dans l´histoire dela France . Napoleon est presenté comme un g´rni concernantles institutionoule droit mais pour tout africain il fautle considérer tel quíl était : un rassiste demême que jefferson ..la suite on aura vu comment !!!!! Il n´y aucun pays oùles noires sont indépendnat comme République !!!

Hommage donc á Mr Toussaint l´ouverture et esperons que les partisans du President souhaitée par la communaute internationae demdn á mr Ado et acolytes quést ce quíls pensent del´histoire d´Haiti ?????

Objections

Pour avoir partagé la vie en RCI pendant 20 ans avec les Ivoiriens, et maintenant loin de tout cela, je souhaiterai tout de même rebondir, sur le caractère irresponsable de certains, qui croient que laisser la guerre se déclarer est normal soit disant parce qu'elle appartient aux pays concernés.

Et bien non, la mondialisation à au moins cela de bon, elle permet à tout un chacun de réagir (Etats voisins, amis ou non) pour dénouer les situations alambiques et surtout éviter les fratries. Ce n'est pas une affaire Africaine mais humaines.

Je ne suis pas un homme politique, mais en tant qu'humaniste je serais tenté de proposer une solution, pour peu que certaines conditions soient réunies:

1- Bagbo renonce à sa légitimité annoncée.
2- Remette le pouvoir à l'armée qui n'a que comme raison d’exister que de protéger la nation et les Nationaux en prenant l'engagement de remplir un rôle d’Observateur avec la plus grande neutralité et de se soumettre au résultat des urnes et de rendre le flambeau le moment venu.
3- Exiger de ADO une acceptation, de remise en question des résultats soient disant en sa faveur.
4- procéder à de nouvelles élections en toutes transparences, non plus sous contrôle des nations Unis, mais sous Ses directives et instructions.

Cela en sera que mieux pour sortir de cette crise, où ne nous cachons pas les seuls perdants seront les Ivoiriens eux mêmes, si la situations devait perdurer.

Utopie je ne sais pas , il est clair qu'il faut une certaine dose de maturité que les acteurs n'ont peut être pas encore.

Ceci sera la meilleure façon de montrer au Monde, la Maturité des Ivoiriens et de l'existence de la République et Démocratie en Côte d'Ivoire.

Arrêté d'évoquer les maux de la soit distante France Afrique, la Colonisation ou que sais je encore.
Vous ne comprenez pas que l'horloge a tourné et qu'il serait temps de passer au présent.
Les Ivoiriens sont-ils véritablement demandeurs individuellement aujourd’hui, et n'ont ils pas encore assez souffert pour choisir ces propositions.

Il est clair que les institutions politiques ne sont pas assez neutres, matures, pour mettre en oeuvre un pareil projet, et cela doit passer par le concours d'Organisations Africaines, et/ou Mondiales (ONU).

J'aime la côte d'Ivoire, je dirais à tous les Ivoiriens, qu'ils ont trop vites oublié l'image que la RCI représentait il y a 20 ans sur le Continent Africain, de réussite, et d'exemple pour l'ensemble des autres pays.

Quel gâchis.

MONSIEUR DES SOLUTIONS A LA

MONSIEUR DES SOLUTIONS A LA SORTIE DE CRISE VOUS EN DONNER LA PLUS MAUVAISE. DE QUELLE ARMEE PARLEZ VOUS? IL Y A DEUX ARMEES QUI NE VEULENT PAS SE SENTIR.
POUR MOI, LA SOLUTION EST TRES SIMPLE. EN PRENANT EN COMPTE LES POSITIONS DES DIFFERENTS PAYS, GBAGBO DOIT LIBERER LE PALAIS PRESIDENTIEL.
JE NE VEUX CROIRE UN SEUL INSTANT QUE TOUS LES PAYS DU MONDE SOIENT CONTRE LUI. JE N'Y VOIS PAS D'AILLEURS L'INTERET. SI VOUS BRANDISSEZ L'INGERENCE DES PAYS OCCIDENTAUX DANS LES AFFAIRES DES AFRICAINS, CELA EST UNE REALITE DANS D'AUTRES SITUATIONS, MAIS DANS LE CAS PRESENT, JE PENSE QUE C'EST UNE FUITE EN AVANT. IL S'AGIT SIMPLEMENT QUE GBAGBO RECONNAISSE QU'IL APERDU, IL LE SAIS D'ALLEURS, MAIS IL A PEUR DES POURSUITES A SON ENCONTRE LORSQU'IL QUITTERA LA PRESIDENCE. LE COURAGE AFRICAIN SERAIT QU'IL REPONDE DE SES ACTES. DE TOUTES LES MANIERES IL JOUIRA D'UNE JUSTICE EQUITABLE.
JE VOUDRAIS DEMANDER AUX UNS ET AUX AUTRE DE NE PAS FAIRE L'AMALGAME ENTRE LES DIFFICULTES QUE RENCONTRE GBAGBO ET LA DEFENCE DE L'AFRIQUE.
C'EST BIEN DROLE DE VOIR QUE QUELQU'UN QUI TRAITE UN AFRICAIN D'ETRANGER EN AFRIQUE SE POSITIONNE EN DEFENSEUR DE L'AFRIQUE.
JE NESUIS PAS IVOIRIEN, A VOIR CE QUI SE PASSE JE M'ENREJOUIS PAR AILLEURS. JE ME SENS POUTANT TRES PEINE DE VOIR QUE DES GENS DE LA TREMPE DE GBAGBO, ET DE SES PARTISANTS, NE CONSIDERENT PAS A L'AVANCE LA DANGEROSITE DES ACTES QU'ILS POSENT.
PARTOUT EN AFRIQUE, LES RESULTATS DES ELECTIONS SONT TOUJOURS CONTESTES, MAIS EN GENERAL LES CANDIDATS QUI ONT PERDUS ET QUI SE CROIENT GAGNANTS DISENT TOUJOURS LA MEME CHOSE << POUR L'INTERET SUPEREIEUR DE LA NATION ET POUR EVITER TOUT BAIN DE SANG, JE ME RETIRE BIEN QUE SACHANT QUE J'AI GAGNE>>. C'EST CE QUI FAIT QU'IL N'Y A PAS LA GUERRE AU BENIN, AU MALI, AU GHANA ET PARTOUT AILEEURS.
SI GBAGBO AIME VRAIMENT SON PAYS, LA SOLUTION POUR EVITER DES MORTS EST ENTRE SES MAINS. IL DOIT LIBERER LA PRESIDENCE ET SE METTRE A LA DISPOSITION DE LA COUR PENALE INTERNATIONALE. IL N'Y PAS MILLE SOLUTION.
SINON, JE DEMANDE A LA CEDEAO ET LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE DE LE DELOGER DE FORCE, EN PRENANT LES DISPOSITIONS POUR EVITER D'ENORMES DEBORDEMENTS A ABIDJAN.
L'ONU, LES USA, LA FRANCE ET LA CEDEAO, DOIVENT AGIRE DE MANIERE COORDONNEE POUR QU'UNE SOLUTION SOIT TROUVEE AVANT LE 1ER JANVIER 2011. CE N'EST PAS UNE QUESTION DE L'INGERENCE DANS LES AFFAIRES D'UN PAYS AFRICAIN. C'EST UN ATTITUDE RESPONSABLE DE LA COMMUNAUTE INTERNATIONNALE.



Fermer