Émeutes à Grenoble : les riverains divisés sur l'intervention policière

Incendie en bas d'un immeuble à la Villeneuve. Photo postée sur Flickr par H1N5.

Pour la première fois depuis la nuit du vendredi 16 juillet, les choses semblent se calmer du côté du quartier de la Villeneuve, à Grenoble (Isère). Ce matin, on dénombrait "seulement" quatre voitures brûlées et aucun coup de feu essuyé par les forces de police. Des habitants du quartier demandent que les pouvoirs publics s’attaquent aux causes profondes de cette violence.

La mort de Karim Boudouda, survenue le jeudi 15 juillet, dans le secteur de l’Arlequin à la Villeneuve. Le jeune homme a été abattu d’une balle dans la tête par la police après avoir braqué un casino en Isère. Pendant trois nuits, la cité a été le théâtre de heurts violents entre les jeunes et les forces de l’ordre. Des dizaines de voitures, ainsi que des commerces, ont été incendiés.

"Cette opération vise à colporter l'image d'un quartier 'pourri' et à problèmes"

André Béranger est membre de l’association Les habitants du 30/40 dans le secteur de l'Arlequin de la Villeneuve.

Nous n’étions pas présents lors des incidents de ce week-end, mais l’état dans lequel nous avons trouvé les habitants lundi en disait long. Ils étaient hébétés, traumatisés, parlaient de la brutalité des agents de police et citaient des propos racistes et injurieux qui leur avaient été adressés.

Il faut dire que nous avons déjà eu des problèmes avec la police dans le quartier. Le 10 mars dernier par exemple, un homme d’origine algérienne, marié à une Française dont il avait recueilli les deux enfants orphelins de père, a été arrêté chez lui par la police et placé dans un centre de rétention. Une semaine plus tard, il était expulsé vers l’Algérie. Voir la police et le préfet débarquer dans ce foyer sans problèmes pour chambouler leur vie fait partie des incidents qui ont, je pense, rendu la présence de policiers peu désirable ici.

Vue générale de la Villeneuve. Postée sur Flickr par Terry_ne.

"Nous réclamons une police de proximité"

Nous ne nions pas la présence de quelques voyous dans le quartier, mais ce que nous avons toujours réclamé, c’est une police de proximité qui vienne en aide aux habitants, et non un groupe d’intervention musclée qui se situe uniquement dans une logique de répression.

Place du marché. Postée sur Flickr par Vemeko.

"Nous sommes stigmatisés"

Je pense que cette opération vise en partie à colporter l’image d’un quartier 'pourri' et à problèmes, dont on ne parle que dans ce genre de circonstances. Il y a beaucoup d’associations ici, nous organisons régulièrement des fêtes, des carnavals, des rassemblements entre les habitants. Tout se passe dans le calme et la bonne humeur. Il faut arrêter avec ce genre de stigmatisation."

"50 % des jeunes de la Villeneuve sont au chômage, sans avenir, sans aucune perspective. Il faudrait peut-être commencer par là"

Jo Briant est vice-président de l’association CIIP à la Villeneuve. Il y réside depuis plus de 20 ans.

Ce qui est évident, c’est que ces émeutes ont deux causes : il y a bien sûr l’origine factuelle, c’est-à-dire la mort de Karim Boudouda. Et puis il y a des raisons latentes qui expliquent pourquoi ça éclate toujours tous les six ou huit mois dans ces quartiers, de même que dans les autres banlieues françaises. On oublie aussi les raisons profondes de ce malaise.

"La cité est principalement habitée par des familles d’origine maghrébine qui sont marginalisées"

Depuis sa construction, la Villeneuve a été conçue comme un quartier ghetto, à 3 km de la ville de Grenoble, où vous n’avez plus de vie sociale après 19 heures. De plus, l’installation d’un pôle d'ingénieurs dans le centre-ville a fait grimper les loyers, ce qui a poussé beaucoup de familles aux revenus modestes à déserter le centre pour aller s’installer aux extrémités de la ville. Ajoutez à cela l’absence d’une police de proximité qui a poussé ce que j’appelle 'la classe moyenne intellectuelle', exaspéré par la petite délinquance quotidienne, à partir. Aujourd’hui, la cité est principalement habitée par des familles d’origine maghrébine qui sont marginalisées. Il y avait, il y a de cela 20 ans, une mixité sociale et culturelle qui s’est perdue aujourd’hui.

C’est facile de pointer du doigt le comportement de certains jeunes qui 'empoisonnent' la vie du quartier. Mais si les problèmes de fond ne sont pas traités, l’intervention des policiers, aussi impressionnante qu’elle puisse être, ne viendra pas à bout de ces phénomènes de violence. 50 % des jeunes de la Villeneuve sont au chômage, sans avenir, sans aucune perspective. Il faudrait peut-être commencer par là."

Façade d'un mur dans le quartier de l'Arlequin. Postée sur Flickr par la môme kaleidoscope.

Commentaires

blabla

"Une dépression ancrée, pas du tout soignée, peut parfois aller très loin. C’est le cas de Karim qui occupait un poste à responsabilité dans une grande entreprise. Seulement voilà, confronté à la dure loi de la jungle corporate, au stress et au harcèlement moral qui va avec, ce jeune qui se croyait un dur à cuire s’est retrouvé complètement grillé. Il ne tient pas le choc et abandonne son poste.

S’en suivent des années de dépression refoulée, éludée, que sa propre famille n’arrive pas à déceler. « Jusqu’au jour où plus rien ne va, il se met à divaguer, persuadé que le monde est après lui, que tout le monde cherche à le tuer. Les gens dans la rue, la télé ou encore le Président, il était persuadé que tous voulaient sa peau », délires paranoïaques que décrit son frère scotché devant ce comportement qu’il n’avait jamais vu auparavant.

Aujourd’hui ses délires ont plus ou moins disparu mais sa dépression s’est trouvée un autre point de fixation : la religion. En effet, nombreux sont ceux qui dans la souffrance et dans la détresse se replient vers une religion dans laquelle ils retrouvent bien-être et soutien. Seul hic, les religions nécessitent une certaine santé mentale pour être appréhendées de manière sereine. Ce qui n’est clairement pas le cas de Karim qui se réfugie dans l’islam avec autant de lucidité que lors de ses délires paranoïaques, se refusant à toute consultation psychologique ou psychiatrique.

Le repli religieux pendant une dépression est habituel. D’une part il donne l’impression d’entrer dans une quête de savoir. Quête qui pourrait combler celle perdue après un échec scolaire ou professionnel. Mais aussi et surtout, la religion c’est quelque chose de gratuit. On entre gratuitement dans une église, une mosquée ou un temple. Lorsqu’on est exclu du système socioprofessionnel et que les revenus sont limités, ce détail prend toute son importance. Mais parfois malheureusement, c’est aussi une étape qui peut s’avérer dommageable. Fragilité psychologique et apprentissage religieux n’ont jamais fait bon ménage.

Équation aléatoire qui peut par moment mener au fondamentalisme. Le jeune est une proie facile, mais il peut aussi être son propre gourou. Quand on n’a pas la lucidité et les bases saines pour interpréter les textes religieux, c’est la porte ouverte à tous les amalgames. Alors évidemment, d’aucuns s’empressent de crier au loup, à l’intégrisme ou à l’insécurité, mais le véritable problème est bien plus profond que ça. C’est un mal être ancré depuis des années qu’il faut soigner. Et contre ça, le Kärsher ne peut rien".Trouvé sur le net,pour élargir la réflexion..

suite

"On a longtemps allumé les projecteurs sur la souffrance des filles des quartiers, pour certaines « oppressées », « enfermées », ou « insultées » ; et peu, voire pas du tout, sur celle des garçons. Pourtant la détresse est bien là. Il n’y a pas d’âge, ni de sexe, pour la dépression. Tous les professionnels s’accordent à le dire. Seulement, s’il est vrai que le réflexe chez beaucoup, serait de consulter un psy au premier coup de mou, il reste encore très tabou d’en consulter un chez ces jeunes. Un peu comme si l’on s’interdisait les baisse de moral.

Comme si l’on ne voulait pas admettre cette souffrance mais surtout cette fragilité. Parce que lorsqu’on est un homme, un « bonhomme », on est un dur et on ne souffre pas. Sauf qu’en réalité, la souffrance est présente et elle se manifeste par tous les moyens. L’expression la plus classique étant certainement la violence. Celle qu’on retrouve au collège et au lycée par exemple. Souvent provoquée par des jeunes sortis du système scolaire. Des jeunes qui ont du mal à admettre leur échec, celui qu’ils se sont infligés eux-mêmes. Et répondent par des intrusions dans leurs anciens établissements, au mieux sans dégâts graves, au pire y laissant des victimes. Un peu comme un enfant qui renverserait le dessert de son frère parce qu’il en a lui-même été privé pour une bêtise faite auparavant."

yahoo.bondyblog.fr

"Nous sommes stigmatisés"

« Ces problèmes d’intégration, on les retrouve de la même manière dans des pays qui n’ont aucun passé colonial. C’est une manipulation. Ces lois mémorielles — et c’est une véritable inflation à laquelle nous avons assisté — ont conduit à créer des divisions au sein de la société, puisque chaque communauté revendique sa part de mémoire. D’où cette tentation de toujours vouloir culpabiliser les Français, et de demander à la France de se repentir.
« C’est au nom de l’égalité que nous allons vous imposer l’inégalité.»

Il ne faut pas se voiler la face. Ce n’est absolument pas pour construire une mémoire partagée que tous les dossiers de lois mémorielles sont mis sur la table, mais pour récupérer des avantages. La discrimination positive, c’est-à-dire l’introduction de l’inégalité, en est un exemple.

On dit aux Français : « c’est au nom de l’égalité que nous allons vous imposer l’inégalité. Vous allez payer de manière individuelle ce que vos ancêtres ont commis». Moi, en tant que descendante d’arabes, il serait pour moi tout à fait inadmissible qu’on vienne aujourd’hui me demander des comptes et payer pour ce que mes ancêtres arabes ont fait. Et tout le monde le sait, l’esclavage n’est pas l’apanage des sociétés occidentales. Il a aussi été le fait des sociétés arabes et des noirs de l’Afrique.

C’est un sujet qui vient injecter de la haine dans le cœur des enfants issus de l’immigration. Depuis 30 ans, ce sujet de l’immigration et de l’intégration a été instrumentalisé, et je renvoie tous les partis politiques dos à dos. (…)"Malika Sorel ,pour élargir la réflexion

Un simple avis

Depasser les clivages droite/gauche serait peut etre une bonne idee. Pourquoi toujours ramener le debat a une ideologie. Travailler ensemble pour son pays est une bonne idee et surement un signe d'intelligence a default de modernite.
Je decouvre avec stupeur qu'il existe une hierarchie dans la souffrance humaine.Les causes et les facteurs ne sont peut etre pas les memes mais le resultat est identique. A mon avis ,c'est l'expression de cette souffrance qui fait la difference.
Mais rien ne justifie de tirer sur des forces de l'ordre garantes de l'ordre republicain. Sinon,apres ou sont les limites d'un etat de droit.Comment eviter l'escalade, pourquoi ne pas justifie dans ce cas les gens qui prennent les armes pour se proteger. C'est desolant, car au final tous cela ne sert qu'a une seule chose echauffer les esprits et radicaliser les citoyens!!

Je vais être très dur

En lisant les témoignages, je me dis que les Français de la trempe de André Béranger et Jo Briant ont les problèmes sociaux qu'ils méritent.

Dans leurs témoignages, ils ne font que ressasser les arguments d'une gauche avachie qui n'a plus lieu d'être en 2010.

Ils parlent de la pauvreté de ces individus ce qui n'est pas une cause de l'insécurité. La Creuse est la région la plus pauvre de France et pourtant, il n'y a pas de problèmes comme les voitures brûlées.

Jo Briant se plaint que des familles maghrébines soient stigmatisés. A qui la faute ? Certainement pas aux français sinon comment expliquer que des immigrés polonais, italiens, espagnols et cambodgiens aient pu s'intégrer alors qu'ils ne vivaient pas dans de meilleurs conditions ?
C'est bien un problème culturel voir cultuel comme nous le dit monsieur Lemoine.

Ce qui est choquant est également le manque d'aspiration vers l'avenir de ces jeunes voyous (le mot est lancé) ainsi que de leurs défenseurs.

Ainsi, on ne cesse de comparer les clandestins expulsés vers le pays de leurs parents (qui demande leur main d'œuvre) aux juifs déportés des pays occupés par l'Allemagne nazi vers Auschwitz. Comparaison des plus ignobles...
Et on ne cesse également de brandir le fantôme du colonialisme comme le montre l'affiche sur la dernière photo "pillage des matières premières africaines", ce qui attise l'attirance des jeunes immigrés maghrébins pour leur pays d'origine (ou celle de leurs parents) sans pour autant les pousser à y retourner pour améliorer les conditions de vie de ces pays, études en poche.

"Dans leurs témoignages,

"Dans leurs témoignages, ils ne font que ressasser les arguments d'une gauche avachie qui n'a plus lieu d'être en 2010."

Qui n'a plus lieux d'être en 2010 ? argumente

la gauche française, et plus particulièrement le socialisme mondial a été discrédité par la chute de l'URSS et par la réussite économique du capitalisme dans les années 90. S'en est suivie une crispation et un complexe idéologique de la gauche qui a petit a petit adhéré a la doctrine néolibérale avec quelques nuances, mais qui a globalement accepté et admis les règles du libéralisme.

C'est de ce mélange des genres que vient le discrédit de la gauche qui a aboutit a l'élection de Nicolas Sarkozy (et de l'incapacité pour la gauche de présenter un candidat crédible) en effet la gauche était perçue comme une pale copie de la droite, légèrement socialisée.

J'ai envie de te demander en quoi ton modèle de droite est plus pertinent que le modèle social défendu par la gauche ? d'autant qu'ils est un échec sur tous les points :

sécuritaire, malgré 8 années de politique de droite les problèmes empirent.

économique, avec les crises a répétition et le creusement sans précédant des inégalités.

écologique, on voit que le capitalisme par sa recherchez constante de profit et son exacerbation du matérialisme comme moyen d'accomplissement est en contradiction avec un emploi raisonné et soutenable des ressources de notre planète.

intellectuelle, il suffit de regarder le niveau de culture des jeunes comparés aux anciens, les jeunes tendent a ne s'intéresser qu'aux domaines qui peuvent leur apporter une plus-value professionnelle et à ignorer les disciplines moins rentables économiquement mais pourtant essentielles a l'élévation de l'esprit par la culture.

De plus apprenez que pour effectuer une comparaison il faut avoir des points de repères, on ne compare pas des choux et des carottes, ils est donc très peu pertinent de comparer Isère et Creuse.

Population :
Isère : 1 178 714
Creuse : 123 861

Densité :
Isère : 159hab/km²
Creuse : 22hab/km²

Nombre de villes de plus de 10 000 habitants :
Isère : 13 (de 11 000 a 153 000 habitants)
Creuse : 1 (14 000 habitants)

Poids de la population urbaine :
Isère : 76%
Creuse : 22%

Poids des populations immigrées dans la population totale :
Isère : 6,10%
Creuse : 2,00%

Je crois que c'est dur de trouver plus dissemblable...

Voila pourquoi votre exemple de la creuse, que vous avez probablement découvert dans C dans l'air sur france 5 et qui est abondamment repris par l'extrême droite se doit d'être remis dans le contexte du tissu socio-économique des zones comparées. En effet de la même manière que les DOM-TOM ont un statu a part, on n'administre pas de la même façon un département rural et un département urbain, car les problèmes quotidiens n'y sont pas les mêmes et les habitants non plus.

¤Entre voir et regarder, Voir est plus important que regarder. L’essentiel dans la tactique est de voir ce qui est éloigné comme si c’était proche et de de voir ce qui est proche comme si c’était éloigné.
¤Miyamoto Musashi

A Singapore malgré 43%

A Singapore malgré 43% d'étrangers, 4 langues nationals et plus de 80% de la population vivant en HLM (HDB a Singapour) il n'y a aucun problème de ce genre. Il faut dire que ils ne font pas dans le politiquement correct ici: Vous ne pouvez pas habiter exactement ou vous voulez, il y a des quotas par races pour assurer la mixité, donc éviter les ghettos. Ça peut choquer, mais ça marche. A Singapour vous êtes soit chinois, soit malais, soit indien, soit eurasien (les blancs, noirs et autres représentent moins de 3% de la populations alors statistiquement ils ne comptent pas). Les parents choisissent la "race" de leur enfants si le couple est mixte. Si vous êtes malais vous êtes généralement musulman (15%), les chinois bouddhiste (42%) ou taoïste (15%) ou chrétiens (15%) et les indiens (4%), les autres comptent pour beurre. L'attribution de l'emplacement exacte de votre logement se fait sur ces critères de races et de religions.
Autre facteur, l'éducation. Les parents sont TRÈS concernés et le système très compétitif. Résultat, 87.2 % des ados ont passé leur BAC en 2008 (et pas des BAC au rabais!), et 92.6% des bacheliers suivront des études post-bac. Dans les restaurants fast-food ici il y a des panneaux pour les étudiants les priants d'aller étudiez ailleurs (pour ne pas occuper les table pendant des heures, les appartement étant petits), on croit rêver.

Singapour est une citée

Singapour est une citée état, moins vaste et moins peuplé que la france. De même que certains mettent en avant les manieres de faire en scandinavie je pense que les solutions clef en mains n'existent pas lorsqu'on parle de politique.

La politique doit d'adapter au particularités géographiques, sociales, culturelles, historiques, économiques, climatiques, etc ... du territoire qu'elle vise à administrer.

Parcontre je suis tout a fait d'accord avec toi sur le fait que pour que l'éducation marche il faut un investissement des parents. En france on tappe a tout va sur l'éducation nationnale, a croire que les parents voudraient que l'école éduque leurs enfants, et paradoxalement les parents prennent presque systematiquement la défense de leurs chérubins en cas de probleme avec un prof, sapant ainsi son authorité en totale contradiction avec ce qu'ils attendent de lui.

De même qu'un gamin s'il n'est pas a l'école doit être chez lui ou sous la surveillance d'un adulte (responsable) ...

Il faudrait établir un permis de procréer, ou une sorte de certificat d'aptitude au role de parent... et que de son coté l'état joue son rôle et assure la sécurité et les minimas sociaux.

¤Entre voir et regarder, Voir est plus important que regarder. L’essentiel dans la tactique est de voir ce qui est éloigné comme si c’était proche et de de voir ce qui est proche comme si c’était éloigné.
¤Miyamoto Musashi

"[...] particularités

"[...] particularités géographiques, sociales, culturelles, historiques, économiques, climatiques, etc, se noyer sous la théorie et le concept c'est très français. Mais enfin empêcher le regroupement des population de la même origine culturelle ou sociale afin prévenir la création de ghettos c'est certainement une décision politique dans laquelle la météo a peu de rôle. Pour des raisons éthiques la France refuse toute considération ethnique ou religieuse. D'une manière théorique on peut le comprendre, mais dans la pratique c'est généralement beaucoup plus simple et personne ne peut dire que prendre en compte l'origine culturelle pour prévenir l'existence de ghettos est d'une manière global discriminatoire. Je crois que la France a un gros travail de réalisme a effectuer a ce niveau.
Les plus responsables dans cette histoire sont les parents. Le rôle de l'État ou de l'école dans l'acquisition des valeurs sociales et éducative est limité, et le haut taux de chômages dans ces quartiers est une conséquence du faible niveau d'éducation.

Tout a fait d'accord !!!

Tout a fait d'accord !!!



Fermer