
Une marche de soutien à Gilad Shalit, organisée par la famille du soldat retenu en otage, arrive cet après-midi à sa destination : la maison du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou. L’occasion de tâter le pouls de l’opinion publique israélienne au travers de nos Observateurs sur place.
Si le cas Shalit passionne toujours l’opinion publique israélienne, les avis des Israéliens sont partagés sur la manière dont les négociations sont menées. Ils s’interrogent sur l’identité et le nombre - le chiffre de 1000 a été avancé - des prisonniers palestiniens qui vont être libérés en échange du soldat.
Gilad Shalit est détenu dans la bande de Gaza par le Hamas depuis quatre ans.
Sacha Dratwa est étudiant en nouveaux médias à Tel Aviv.

Pour ce qui est de la négociation, je trouve que cela dépasse l’entendement. Echanger un prisonnier contre mille, ça ne s’est jamais vu et cela représenterait pour moi l’abandon de nos valeurs démocratiques et modernes. Ici, en Israël, on a tous fait l’armée et, pendant 3 ans, nous avons tous pris des risques en combattant tous les jours des terroristes. Nous sommes quelques dizaines de milliers ici à penser que notre gouvernement ne devrait pas aller aussi loin dans les négociations mais, malheureusement, notre voix n’est pas entendue dans les médias. Ces derniers suivent le lobby de soutien à Gilad Shalit qui est prêt à faire trop de concessions pour la libération du soldat."
Simon Katin est programmateur en technologie internet et vit à Tel Aviv.

La question n’est pas de savoir si l’échange va se faire, mais quand. Je pense pour ma part que la solution est claire : nous savons que nous avons les moyens de tuer de manière ciblée les terroristes à Gaza. Il faut que les futurs prisonniers libérés sachent que s’ils ont été dans une prison israélienne une fois, ils n’y reviendront pas une seconde fois."
Joel Schalit est un éditorialiste israélien. Il vit actuellement à Berlin.
