Les Togolais sous le choc après l'attaque contre leur sélection

Photo publiée par Jose Carlos Costa

Alors qu'ils s'apprêtaient à participer à la grande fête du football africain, les Togolais ont vécu un cauchemar. L'attaque du bus de la sélection nationale du Togo par des rebelles à la frontière entre le Congo-Brazzaville et l'Angola a choqué le pays et les Éperviers sont finalement rentrés au Togo. Nos Observateurs togolais reviennent sur ce drame qui a lancé bien tristement la CAN-2010.

"Je suis en colère contre les autorités angolaises"

Bertrand est un blogueur togolais. Il vit au Bénin.

Je suis déboussolé par ce drame qui a frappé mon pays et sa sélection nationale. Le chargé de communication du onze togolais, Stanislas Ocloo, qui est décédé à la suite de la fusillade, était un ami. Je suis très triste.

Si l'équipe togolaise a pris la route, c’est parce que les Angolais avaient donné leur feu vert. Je trouve vraiment déplacé, au moment où l’on pleure nos morts, que les autorités angolaises nous critiquent pour avoir opté pour le transport routier. D’ailleurs, ils ont accompagné la délégation avec une escorte militaire et c’est cette dernière qui a répliqué aux assaillants. Cela prouve qu’ils avaient donné leur aval pour ce mode de transport. Je suis en colère contre les autorités angolaises, car elles étaient censées assurer la sécurité des participants, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elles ont failli. Même si le terrorisme est par nature imprévisible.

Le gouvernement togolais a légitimement demandé aux joueurs de rentrer au bercail, car le pays est en deuil. Nous devons enterrer nos morts avant de voir si ça vaut le coup de retourner en Angola pour disputer la compétition."

"Si les joueurs ont envie de jouer après la période de deuil, il faut les laisser y aller"

Ozio travaille au sein de la Fédération togolaise de football.

L’incompréhension règne dans le pays. La population et nos joueurs, qui ont subi l’horreur, sont sous le choc. Je suis très affecté car je connais une des victimes. Si les joueurs ont envie de joueur après la période de deuil, il faut les laisser y aller. Il faut les écouter, car ce sont eux les victimes, c'est eux qui ont subit le choc psychologique. Ils joueront en mémoire des disparus et pour ne pas donner raison aux assaillants, qui pour l’instant ont réussit à perturber la compétition.

Commentaires

Et si HAYATOU et sa bande respectait un peu la valeur humaine?

Effectivement, l'attitude de la CAN après cet incident est regrettable. L'homme devrait avoir une valeur aux yeux de Hayatou et ses complices, mais nous avons compris qu'il n'ya que l'argent qui les intéresse. Le bon sens voudrait au moins qu'on puisse compatir à la douleur des autres, au lieu de lancer à la figure des joueurs "celui qui veut partir peut partir, celui veut rester reste. Nous n'obligeons personne".
Le Togo est parti et Hayatou gardera sur la conscience les morts. Je crois que si ce sont les camerounais, ivoiriens, egyptiens, nigérians... qui avaient été victimes de ce drame, la réaction aurait été tout autre. La preuve, après la fussillade,Hayatou et sa clique sont partis pratiquement supplier les ivoiriens et autres ghanéens pour qu'ils acceptent de rester et de jouer à Cabinda.
A mon humble avis, si le Maroc doit organiser la CAN, il ne choisira pas le sahara occidental, le Nigéria ne choisirait pas le Biaffra, le Cameroun ne choisirait pas Bakassi, la RDC ne choisirait pas le Kivu...
Les exemples sont nombreux et on n'en finirait pas. La Russie par exemple ne choisirait pas la Tchétchénie pour y organiser l'Euro. C'est donc une irresponsabilité de Hayatou et sa clique qui ne visent que leurs poches et se foutent de la vie des autres. Mais ils ne font rien pour attendre.
Lorsque vous vous moquez éperdument des autres, la nature se charge un jour de vous foutre la merde.
N'est-ce pas bizarre qu'après un échange de tirs entre rebelles et policiers de l'armée gouvernementale, on ne déplore aucun blessé parmi les policiers et il n'y a que les togolais qui ont trouvé la mort? N'est-ce pas que ce guet-apens était bien organisé et qu'on attendait les togolais de pieds fermes? Comment les rebelles ont-ils su l'heure de passage du convoi togolais? Pourquoi n'ont-ils tiré que sur les bus trnansportant les togolais?Pourquoi ont-ils tué en premier le chauffeur du bus? Autant de question qui nous permettent de comprendre que ce n'était pas un pur hasard.

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