Des sans-papiers travaillent dans le métro parisien, et dans quelles conditions…

Ce sont des sans-papiers qui refont les quais du métro parisien. Et, comme le montre cette vidéo, leurs conditions de travail sont déplorables.

Prétextant "envoyer au bled" quelques photos, des sans-papiers ont pu introduire un petit appareil photo numérique sur leur chantier. C'est ensuite le syndicat français CGT qui a médiatisé leurs images. On y voit les ouvriers sans-papiers détacher des blocs de gravats des quais de métro, puis renouveler le revêtement avec du goudron bouillant. Le tout bras nus, sans gants, ni casque, ni masque.

Tournée en septembre à la station de métro de la porte de Saint-Ouen à Paris, la vidéo a fait du bruit sur Internet. Plusieurs médias français, comme Eco89, ont publié cette vidéo, rappelant notamment que le métro parisien est géré par une entreprise publique, la RATP. Les 23 hommes que l'on voit sur ces images, pour la plupart originaires d'Afrique de l'Ouest, sont employés par des agences d'intérim pour le compte de la société Asten, un sous-traitant de la RATP. Ils possèdent des fiches de paie, des contrats de travail, cotisent et payent des impôts, mais ne bénéficient d'aucune couverture sociale.

La RATP a réagit le 13 octobre à la publication de cette vidéo, expliquant que "des contrôles sont menés régulièrement sur les chantiers pour s'assurer du respect des règles de sécurité, des conditions de travail" et qu'à sa connaissance "aucun salarié travaillant sur ses sites n'est en situation irrégulière".

Depuis la semaine dernière, plus de 3 000 travailleurs sans-papiers ont mis en place à Paris des piquets de grève pour réclamer leur régularisation. 

Contributeurs

Vidéos tournées dans le métro par des travailleurs sans-papiers

"S'il y a un accident, c'est le sans-papier qui est responsable"

Sekou a 35 ans. Originaire du Mali, il est arrivé en France en 2001. Il travaille à la réfection des quais de métro depuis 2006.

Notre tâche consiste à briser les plaques de gravats sur le quai des métros avec des pioches. Une fois cassés, ces morceaux, qui peuvent peser jusqu'à 50 kilos, doivent être déposés dans une benne. Nous devons pour cela remonter les couloirs du métro, or il y a des stations très loin sous terre. Nous gravissons parfois 60 mètres, une marche de 15 ou 20 minutes. La plupart des ouvriers les portent sur la tête. A la fin du service normal, deux camions nous attendent à la surface. Ils sont remplis de goudron à 300° C, que nous descendons jusqu'aux quais dans des seaux. Nous remplaçons le revêtement : le goudron doit être posé et sec avant 5 heures du matin, quand les lignes repartent.

S'il y a un accident, c'est le sans-papier qui est responsable. En 2007, je me suis fait une fracture à la main, en me protégeant de gravas qui me sont tombés dessus. Je me suis fait opérer dans une clinique, j'ai dû payer 500 euros. Ensuite, je me suis soigné moi-même : je n'ai pas pu travailler pendant six mois. Les employeurs savent que nous sommes sans-papiers : ils en profitent et nous exploitent pour 70 ou 80 euros la nuit."

"Tous les quais de métros - sauf la ligne 14 -, ce sont nous qui les avons faits"

Gandega, 31 ans, travaille dans les profondeurs du métro depuis 2003. Il vient de Mauritanie.

Nous sommes réduits à l'esclavage. Nous n'avons jamais de visite médicale. Les gants qui nous sont fournis sont juste bons pour le jardinage, nous devons en acheter de plus protecteurs avec nos propres moyens. Nous n'avons pas le droit à des pauses, on s'arrête seulement quelques minutes pour boire.

Tout le monde sait que nous sommes sans-papiers et cela suffit à nous mettre la pression. Parfois, l'employeur nous fait un contrat d'une semaine, mais nous demande que le travail soit fini en deux ou trois jours. Et il ne nous paie que les jours travaillés, et non une semaine, malgré le contrat. Si nous nous plaignons, le chef de chantier appelle l'agence d'intérim pour qu'elle ne nous reprenne pas. Heureusement, il y a une grande solidarité : nous avons déjà refusé de travailler après avoir appris que l'un d'entre nous était exclu. Tous les quais de métros - sauf la ligne 14 -, et tous les quais de RER, ce sont nous qui les avons faits."

Commentaires

ah la france....

ce pays donneur de lecon....qui se croit meilleur que les autres...
ce pays qui gagnent toujours tout(en parole) avant d avoir commencé et apres se prend de cuisante defaite...
ce pays qui aime critiquer ses voisins mais qui ne regarde pas chez lui en premier ou c est encor pire...
ce pays toujours en greve,toujours entrain de se plaindre et qui veut tout pour rien...
ce pays qu on a envie de visiter et en y arrivant on dit décu:"c est ca la france..."
POURQUOI DES GENS VEULENT ILS Y IMMIGRER?????????!!!!!!!!!!!!
JE COMPRENDS PAS...

La France, ce paradis perdu...

" Emmenez-moi au bout de la terre, emmenez moi au pays des merveilles, il me semble que la misère serait moins pénible au soleil " chantait Aznavour.

Si j'étais africaine, je répondrais : " tu crois ça mon frère ? détrompe toi ! "

On quitte son pays pour fuir la guerre, la misère, la dictature...

Ces hommes qui se sacrifient ainsi, qui courbent l'échine devant le " patrron ", ne le font pas par plaisir. Ils ont l'espoir d'une vie meilleure pour eux et leurs familles.

La France ne tient plus ses promesses. Cette terre d'asile se réduit comme peau de chagrin. Le périmètre se délimite aux couloirs du métro pour les uns où ceux de Roissy pour les autres...

Mais quand je vois la Chine aujourd'hui, alors je me dis que tout espoir n'est pas perdu : l'heure viendra où le lion africain rugira lui-aussi !

Danaraj Lilawathee

"On quitte son pays pour

"On quitte son pays pour fuir la guerre, la misère, la dictature... "

c'est cela oui en donnant 20000€ au passeur ils ont une drole de gueule tes misereux
les vrais misereux restent en afrique ceux qui viennent en france sont des profiteurs

Des miséreux et des profiteurs...

Eh oui ! Il y a des profiteurs ! Quand on est en France, on les distingue très bien ! Mais changeons de promontoire. Direction l'Afrique. Pas besoin de 20.000€, un bon passeport français, un sac à dos. Eh voilà ! On s'installe, on monte une petite affaire qui prospère, la réussite... Ca dure vingt ans, on a des amis, on parle même le dialecte local, et patatras ! Le coup d'Etat qu'on n'attendait pas, la guerre civile qui pointe son nez ! Vite, rentrons ! Eh ! toi ! Pas de panique ! Tu es immatriculé au Consulat, ton passeport est à jour. T'inquiètes ! Le transall de l'armée française arrive bientôt pour évacuer les ressortissants... Et tes amis africains, les miséreux, ceux qui restent sur place, te voient plier bagage sans broncher, les abandonnant à leur triste sort. Au fait, comment on les appelle, ceux là qui fuient, aux frais de l'Etat, la guerre et la misère ?

Danaraj Lilawathee

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oui mais pourquoi venez vous

oui mais pourquoi venez vous en france?

pourquoi?

pourquoi vous venez en afrique?pourtant vous etes bien recu chez nous malgre notre pauvrete alors arrterez avec ca

Bien reçu

Bien reçu en Afrique !
C'est une plaisanterie j'espère !

Les Relations Publiques ont leur limites

Ce n'est nullement un acharnement contre la RATP, mais on a également parlé d'eux pour un autre sujet cette semaine. Dans la plupart des stations de métro, le tri déchets est fictif, le contenu des poubelles jaunes ou grises converge vers la même benne.

http://www.leparisien.fr/paris-75/dans-le-metro-vous-triez-pour-rien-20-10-2009-680854.php

erm, erm.

^^

Ici ou Ailleurs

un des problemes concernant

un des problemes concernant cette immigration illegal est que les grand groupe donneur d'ordre ne sont pas inquiétés lorsqu ils sous traitent a des petites boites qui emploient des travailleur illégaux
(cf la sncf qui faisait travailler des sans papiers )

pour remédier a cette etat de fait la loi doit rendre responsable les donneurs d'ordre comme ca les cadres des grands groupes qui soustraitent seraient tenus pour responsable de l'emploi de travailleur illegaux et seraient donc obliges de faire plus attention dans leur choix de sous traitant

le jour ou les cadres et patron de ces grand groupes pourraient risquer la prisons pour emploie de personnelle illégale ces pratiques cesseront

mais pour le moment ils ne risquent rien donc ils se défaussent de leur responsabilité



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